Une nouvelle vague de fermetures se prépare pour 2027, et ce sont les clients qui trinquent. Les agences bancaires restent une exception française : fin 2025, le pays en comptait encore environ 35 700. Sur la seule année 2025, 711 points de vente ont baissé le rideau, et la Société Générale se classe parmi les enseignes les plus meurtrières.

Elle s’apprête encore à fermer plusieurs de ses agences, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour les clients. 148 agences sur la sellette, et pas de liste D’après des documents internes consultés par Les Échos, SG (l’ex-Société Générale) prévoit de fermer 148 sites en France en 2027, soit environ 8 % de son réseau. À l’issue de l’opération, la banque ne comptera plus que 1 621 points de vente dans l’Hexagone.

Cette vague s’ajoute à la centaine de fermetures déjà programmées cette année. Fin 2025, SG revendiquait 1 869 sites. En deux ans, c’est donc plus d’un point de vente sur huit qui disparaît.

Côté salariés, la direction prévoit 376 mutations et 38 suppressions de postes. Les portefeuilles clients seraient conservés, et dans la moitié des cas, les conseillers concernés seront redéployés à moins de 5 km de leur poste actuel assure l’entreprise. Les syndicats, eux, s’opposent au projet.

Pour le moment, aucune liste d’agence concernées n’a été diffusée. On sait seulement qu’il s’agit majoritairement de petites structures. La situation n’est pas inédite : en janvier dernier, SG annonçait 1 800 suppressions de postes en France d’ici fin 2027, en misant notamment sur l’automatisation et l’intelligence artificielle.

La banque précisait alors que le réseau d’agences n’était pas concerné. Le patron de la banque en ligne aux commandes Pour comprendre où va la Société Générale, il faut regarder du côté de sa filiale la plus dynamique. BoursoBank a dépassé 9,4 millions de clients fin septembre 2026, après en avoir gagné 446 000 sur le seul troisième trimestre.

Son objectif officiel est de dépasser 14 millions de clients fin 2029, et le directeur général du groupe, Slawomir Krupa, évoque à plus long terme une fourchette de 20 à 25 millions. La banque n’est pas seule à tailler dans son réseau. BNP Paribas vise environ 500 fermetures d’ici 2030.

Même les distributeurs de billets se mutualisent : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Mutuel et le CIC ont regroupé leurs automates au sein d’un service commun baptisé Cash Services, pour réduire la facture. De quoi signer lentement mais sûrement la mort des guichets.