SpaceX s’allie à Qualcomm pour bâtir le réseau 5G terrestre de Starlink Mobile Les antennes de la discorde Illustration : Flock Mickael Bazoge Le 05 novembre à 07h27 SpaceX assemble petit à petit les différents éléments qui permettront à Starlink de concurrencer réellement les opérateurs de téléphonie. L’entreprise a signé un partenariat avec Qualcomm pour équiper son futur réseau mobile terrestre aux États-Unis, dont le déploiement doit commencer en 2027. Une erreur ?
SpaceX veut faire de filiale Starlink Mobile un véritable opérateur de téléphonie aux États-Unis. Actuellement, les satellites direct-to-cell peuvent transporter des messages et la voix directement aux smartphones compatibles, via des applications dédiées ; mais pour offrir un niveau de services comparable aux autres opérateurs, l’entreprise d’Elon Musk doit aussi s’appuyer sur des réseaux terrestres plus traditionnels – la connexion satellite passe mal à l’intérieur des bâtiments, elle est aussi sous-dimensionnée pour servir efficacement les utilisateurs dans les zones urbaines. Des fréquences, mais encore un réseau à construire C’est pourquoi SpaceX a acheté des fréquences auprès d’EchoStar l’an dernier (dans la bande des 2 GHz), puis un portefeuille de basses fréquences début octobre (dans celle des 800 MHz).
Il faut également une infrastructure au sol, notamment des antennes, pour la couverture des zones très peuplées. Les acteurs qui se partagent le gros du marché américain, à savoir AT&T, Verizon et T-Mobile, voient logiquement ce potentiel concurrent d’un mauvais œil ; c’est pourquoi aucun d’entre eux n’a voulu donner à SpaceX un accès à son réseau. Économie SpaceX cherche un moyen rapide de devenir opérateur mobile aux États-Unis Économie Mardi 03 novembre 2026 à 08h58 03/11/2026 08h58 7 Qu’à cela ne tienne, SpaceX a de la ressource.
D’une part, le groupe envisagerait de passer par Boost Mobile, un opérateur hybride détenu par EchoStar : les discussions portent sur un rachat ou une négociation pour bénéficier de ses accords avec AT&T et T-Mobile. Cela reste hautement hypothétique, puisque ces accords ne sont pas transférables automatiquement. Qualcomm pour équiper les futures antennes 5G D’autre part, SpaceX a bien l’intention de construire son propre réseau terrestre.
L’accord avec Qualcomm porte sur la fourniture de puces Dragonwing QRU100 et QDU100, ainsi que de logiciels de traitement du signal, pour équiper ses stations de base 5G. Le QRU100 prendra en charge les fonctions radio des antennes, tandis que le QDU100 assurera le traitement des signaux. L’ensemble doit permettre de gérer un grand nombre de connexions avec une consommation électrique réduite.
L’ambition de SpaceX est très claire : il s’agit de construire un réseau de téléphonie couvrant tous les États-Unis. L’entreprise prévoit de commencer à déployer son réseau à partir de l’année prochaine, « avec des dizaines de milliers de sites installés sur la durée de l’accord pluriannuel ». Elon Musk a affirmé être en mesure de créer ce nouveau réseau dans les 2 à 3 prochaines années, tandis que Dan Schulman, le directeur général de Verizon, a estimé que l’opération prendrait « au minimum » de 4 à 6 ans.
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