Rachat de SFR : la France compte un réseau mobile de trop selon Ericsson, équipementier d’Orange et Bouygues Telecom Alors que la cession de SFR doit encore être validé, Ericsson se prononce en faveur d’une consolidation du marché français. L’équipementier suédois estime que moins d’opérateurs permettraient de renforcer les investissements dans les réseaux mobiles. Le projet de rachat de SFR par Free, Orange et Bouygues Telecom est perçu d’un bon oeil par Ericsson.

Dans un entretien accordé à La Tribune, Christian Leon, directeur général d’Ericsson France, défend une consolidation des réseaux, en France comme en Europe. Pour un fournisseur d’équipements télécoms, la réduction du nombre d’opérateurs pourrait pourtant signifier moins de clients. Mais le dirigeant estime préférable d’avoir moins d’acteurs disposant de moyens plus importants pour investir.

La construction d’un réseau mobile national représente selon lui un coût fixe élevé, qui rend difficile le maintien de quatre réseaux. Ericsson travaille notamment avec Orange, dont il fournit une partie des équipements radio. En 2025, l’opérateur lui a confié un programme de modernisation couvrant 60 % du territoire, notamment à Paris, Toulouse, Bordeaux et Lille alors que l’opérateur historique utilise également des équipements Nokia dans d’autres régions.

Le groupe suédois est aussi partenaire de Bouygues Telecom, qui l’a choisi pour fournir et intégrer son cœur de réseau 5G autonome, ainsi que pour développer des solutions de réseaux privés destinées aux entreprises. Christian Leon constate par ailleurs un ralentissement des investissements dans la 5G en France depuis 2025. Si la couverture est globalement bonne, il estime que des besoins en capacité subsistent en dehors des centres urbains, notamment pour les appels vidéo et certains usages professionnels Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 27/10/2026 à 10h08 par Maxime Raby