Une vue générale du bâtiment abritant la Cour pénale internationale à La Haye, le 28 mars 2026. PHOTO JOHN THYS/AFP “Nous démantèlerons la CPI, brique par brique si nécessaire”, claironnait Marco Rubio dans une tribune publiée par le Wall Street Journal en juillet. Affirmant que la Cour pénale internationale menaçait la souveraineté des États-Unis, le chef de la diplomatie états-unienne annonçait le lancement d’une “campagne diplomatique” contre cette institution internationale.

Si les États-Unis, qui ne sont pas partie à la CPI, ont toujours eu une attitude hostile à son encontre, celle-ci a connu son point culminant sous l’administration Trump. Entendant l’empêcher d’enquêter sur la campagne américaine en Afghanistan et sur celle d’Israël à Gaza, Washington a pris plusieurs séries de sanctions contre la CPI, visant d’abord des magistrats puis, au début du mois d’octobre, l’ensemble de l’institution. Il s’agissait alors, en lui retirant l’accès à des plateformes numériques et bancaires américaines, d’empêcher cette “Cour véreuse” de procéder à des transactions et de “paralyser son fonctionnement” dans un délai de six mois, ainsi que le déclarait le même Rubio, cité par l’agence Reuters.

À lire aussi : Justice. L’Europe décerne le prix Sakharov à la CPI, attaquée par Trump Ajouter aux favoris Mais si les États-Unis crient très fort, peut-être ne faut-il pas tout prendre pour argent comptant. Le quotidien néerlandais De Volkskrant nous apprend lundi 26 octobre que, tout en employant “le langage de la force”, les États-Unis ont ménagé “des exceptions, en toute discrétion”, permettant à la Cour de continuer à utiliser les services technologiques américains.

Probable lobbying en coulisse Comme le souligne le journal, Rubio n’a jamais évoqué ces exceptions. Elles ont pourtant été stipulées dès l’émission des sanctions, dans un document du ministère américain des Finances que cite le quotidien progressiste : “toutes les transactions interdites au titre du règlement relatif aux sanctions visant la CPI qui sont d’ordinaire inhérentes et nécessaires à la fourniture, à l’achat, au développement, à l’installation, au fonctionnement, à la maintenance ou à la réparation de logiciels d’entreprise liés à la CPI sont autorisées.” D’après un professeur de droit sondé par De Volkskrant, ces exceptions sont vraisemblablement une conséquence des pressions exercées par le secteur américain de la tech, qui craindrait de subir des conséquences économiques si la continuité de ses services s’avérait si fragile. À lire aussi : Diplomatie.

Sanctions américaines contre la CPI : le Japon hausse le ton mais joue les équilibristes Ajouter aux favoris Par ailleurs, le journal précise que les exceptions ne concernent pas les 13 collaborateurs ou ex-collaborateurs de la CPI visés par des sanctions américaines à titre personnel. “Ils sont toujours empêchés d’avoir recours aux services d’entreprises telles que Microsoft, Google, Amazon, Booking ou Airbnb.” Courrier international Donald Trump Amériques Nos lecteurs ont lu aussi Article réservé aux abonnésPolitique. Au Portugal, l’État tente d’étouffer la colère sociale “à coups de matraque” Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésVu de Belgique. Le RN n’a même plus besoin d’être respectable Écouter l’article Ajouter aux favoris États-Unis.

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Ici, le bois est roi, les fermes anciennes côtoient les constructions contemporaines, et les auberges et refuges sont la vitrine d’un terroir d’exception. Je découvre l’article → The Wall Street Journal Recevez un an d’abonnement numérique offert. Je reçois mon abonnement → Festival Kinotayo Une invitation pour 2 personnes pour participer à une séance à la Maison de la Culture du Japon lors de la 20e édition du festival « Kinotayo » du cinéma japonais contemporain en France.

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