PLF 2027 : le budget de l’inclusion numérique risque d’être réduit à peau de chagrin L'inclusion ? Pourquoi faire ? Gettu Images - Licence Unsplash+ Martin Clavey Le 23 octobre à 17h06 Dans son projet de loi de finances, le gouvernement de Sébastien Lecornu a prévu de baisser drastiquement le budget que l’État allouait à l’inclusion numérique.

Les associations qui accompagnaient notamment les personnes âgées dans la prise en main du numérique sont en danger. Une erreur ? Le projet de loi de finances 2027 présenté par le premier ministre Sébastien Lecornu prévoit de réduire à 3 millions d’euros le budget alloué à l’inclusion numérique.

Il était déjà passé d’environ 40 millions d’euros en 2025 à 14 millions d’euros en 2026. Cette baisse signifierait la suppression de quasiment tous les postes de conseillers numériques des diverses associations installées sur le territoire français. 3 000 postes de conseillers menacés Dans son projet de loi, le gouvernement projette de baisser fortement le budget du Programme 343 intitulé « Plan France Très haut débit ».

Celui-ci a été notamment mis en place pour assurer la transition du cuivre vers la fibre optique, mais aussi pour « rapprocher les personnes les plus fragiles vers les nouveaux usages du numérique en portant une politique d’inclusion numérique ». Dans l’annexe de son projet de loi concernant ce programme [PDF], le gouvernement prévoit que le budget consacré à l’inclusion numérique soit fixé à 3 millions d’euros pour 2027. Cette baisse est particulièrement préoccupante car ces financements permettaient à des associations sur tout le territoire de mettre à disposition des citoyens des conseillers numériques via un dispositif national créé en 2021.

Ils peuvent accompagner, par exemple, des personnes âgées pour la prise en main de leurs appareils, mais aussi pour résoudre un besoin administratif immédiat. Rappelons que l’accès aux services publics numériques reste un casse-tête pour une grande partie des Français. Selon les associations comme Avicca ou Les Interconnectés rassemblées dans un groupement appelé La Belle alliance, cela représenterait près de 3 000 postes de conseillers menacés.

Société Services publics : un Français sur deux fait ses démarches en ligne seul Société Lundi 13 octobre 2025 à 16h29 13/10/2025 16h29 29 L’annexe du projet de loi de finances en question explique sobrement que, « dans un contexte de maîtrise des finances publiques, il a été décidé dès 2025 de réduire progressivement les financements de l’État dans ce dispositif, les conseillers France Service assurant toujours l’accompagnement aux démarches administratives ». Des propositions « balayées d’un revers de la main par le ministère de l’Économie » « Nous alertons les autorités sur ce problème depuis des mois, mais elles ne veulent rien savoir, se désole Luc Derriano, chargé de mission à l’Avicca, une association d’élus engagés dans l’aménagement numérique de leur territoire auprès de Que Choisir. « Toutes les solutions concrètes que nous avons proposées pour maintenir ce financement ont été balayées d’un revers de la main par le ministère de l’Économie. » La Belle Alliance demandait en septembre dans un communiqué une prise en charge par l’État de 115 millions d’euros par an, l’articulation de l’accompagnement humain que les associations apportent avec les maisons France Services et l’ouverture de concertation d’urgence.

« Les points évoqués avec la ministre rejoignent des discussions déjà tenues depuis des mois, sur lesquelles les associations ont exprimé leur accord, mais il manque la mise en place et les moyens de financement », affirmait Céline Colucci, déléguée générale des Interconnectés, à Acteurs Publics après un rendez-vous avec la ministre du Numérique Anne Le Hénanff mi-septembre. Côté députés, certains essaient de trouver des moyens pour financer ce dispositif. Ainsi le député socialiste Jacques Oberti a déposé un amendement proposant de relever le tarif de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau afin de financer l’inclusion numérique.

Mais il a été rejeté par la Commission des finances. Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.

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C'est pour moi une succession d'avares qui favorisent son électorat et évitent de surcroit à taxer les grandes fortunes et les gros industriels. Ce système libéraliste ne me plaît absolument pas.Mais distribuer à des ministères comme la défense et produire davantage pour le marché de la Destruction Massive, non. Il y a d'autres ministères qui méritent plus.

Gamble Modifié il y a 6 minutes Message 4 Historique Signaler Bloquer cet utilisateur Le ministère des économies (de bouts de chandelles) Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui