Le Wi-Fi gratuit des hôtels peut parfois servir à bien autre chose qu’à regarder Netflix. Au Japon, un ordinateur dissimulé derrière le réfrigérateur d'une chambre a servi à envoyer près de 480 000 courriels de phishing. L'affaire, rapportée par HackRead, a conduit à l'arrestation d'un couple de ressortissants chinois.

La police japonaise soupçonne une opération frauduleuse bien plus vaste reposant sur un ordinateur contrôlé à distance. Une chambre d'hôtel. Image Missvain Les faits remontent au 15 mai 2025.

Selon les informations rapportées par plusieurs médias japonais, l'un des suspects aurait réservé une chambre dans un hôtel de Kobe avant d'y cacher un petit ordinateur derrière le réfrigérateur. La machine était connectée au réseau Wi-Fi de l'établissement avant d'être pilotée à distance par une autre personne. Cet ordinateur servait à envoyer des mails imitant les communications d'entreprises de cartes bancaires.

Les destinataires étaient invités à consulter de faux sites cherchant à récupérer leurs informations de paiement. Les enquêteurs ont retrouvé les traces d'environ 480 000 courriels envoyés ainsi qu'une base de données contenant pas moins de 2,4 millions d'adresses électroniques. Un ordinateur discret, mais pas invisible L'installation aurait été découverte après le signalement d'un destinataire ayant reçu l'un des messages frauduleux : l'adresse IP associée aux courriels aurait permis de remonter jusqu'à l'hôtel, dont le personnel a ensuite retrouvé l'ordinateur.

Un tel montage permet de disposer d'une machine connectée en permanence sans utiliser directement la connexion Internet du domicile des suspects, tandis que le contrôle à distance évite de devoir régulièrement revenir dans la chambre. L'enquête ne s'arrête pas à cet ordinateur. Le couple est également soupçonné d'avoir utilisé des coordonnées bancaires appartenant à des tiers pour acheter plusieurs vêtements, dont une doudoune, pour environ 470 000 yens.

Les policiers auraient par ailleurs saisi 74 smartphones à leur domicile et cherchent à déterminer l'étendue de leurs activités. Le rôle exact des deux suspects dans l'organisation reste à établir.