La forteresse d’Alamut, dans le nord-ouest de l’Iran. Photo Mohammad Mahmoudi/ACHB Alamut s’élève au sommet d’un piton rocheux, à environ 2 100 mètres d’altitude, dans le nord-ouest de l’Iran, au cœur de la chaîne montagneuse de l’Elbourz. Construite en l’an 226 de l’hégire [840 après J.-C.] la forteresse bénéficiait d’un environnement escarpé ; elle était accessible par un passage étroit, bordé de précipices vertigineux, ce qui rendait sa prise militaire presque impossible.
Le “nid de l’aigle” Son nom, “Alamut”, pourrait être d’origine daylamite et voudrait dire “enseignement de l’aigle” ou “nid de l’aigle”. La légende raconte en effet qu’un souverain daylamite aurait vu, lors d’une partie de chasse, un grand rapace se poser sur ce rocher, et aurait ainsi saisi toute son importance stratégique. Les Daylamites étaient un peuple iranien établi dans les montagnes du nord de l’Iran actuel, au sud-ouest de la mer Caspienne [aux Xe et XIe siècles].
Ils étaient réputés pour leur puissance militaire et leur insoumission, favorisée par un environnement hostile. C’est en 1090 que Hassan Ibn Al-Sabbah s’empare de la forteresse afin de faire d’Alamut le bastion du nizarisme. (Ce mouvement prêché par Hassan Ibn Al-Sabbah est une branche de l’islam chiite. Son nom fait référence à Nizar ben Al-Mustansir – fils du calife fatimide qui régna au Caire de 1035 à 1094 –, issu d’ Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
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Les échecs à la conquête du monde musulman Ajouter aux favoris Source de l’article Raseef22 (Beyrouth) En arabe, raseef signifie “trottoir”, comme celui de cette rue qui gronde depuis le déclenchement des révoltes, en 2011. Et 22, c’est le nombre de pays membres de la Ligue arabe, qui comptent 360 millions d’habitants. Fondé au Liban en août 2013, Raseef22 s’inscrit dans la mouvance des nombreux sites d’information et blogs politiques qui ont vu le jour après les printemps arabes.
Raseef22 est certainement l’un des meilleurs de ces nouveaux médias. Bilingue arabe-anglais et jaloux de son indépendance politique, il se présente comme un observateur des mouvements sociaux, politiques et culturels qui traversent le monde arabe. Toutefois, sa volonté de couvrir l’actualité de 22 pays est loin d’être concrétisée et la majorité des articles, reportages et enquêtes, souvent de très bonne qualité, est consacrée au Moyen-Orient.
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