Orange s’allie à trois autres géants de l’industrie télécom européenne pour mettre en place un réseau satellitaire sur le vieux continent. Une menace pour Starlink ? Crédits : Adobe Stock Les opérateurs télécom européens commencent à s’intéresser de très près aux services mobiles par satellite.

Orange annonce un projet de création d’un réseau européen avec trois autres mastodontes du secteur : Deutsche Telekom, Telefónica et Vodafone. “En combinant leur présence étendue sur le marché européen, leur expertise réseau et opérationnelle, les opérateurs pourraient accélérer le déploiement de services, permettre une utilisation efficace des fréquences et faciliter l’intégration fluide de la connectivité par satellite dans les réseaux mobiles existants”, explique Orange. L’opérateur ajoute que cette initiative permettra d’offrir à ses clients une couverture mobile universelle dans les zones insuffisamment desservies, de renforcer la résilience des réseaux publics et de protéger les communications critiques. Il est question de “favoriser la concurrence, réduire la fragmentation du marché et élargir le choix offert aux consommateurs en Europe”.

Starlink a du soucis à se faire, alors que SpaceX est le large leader de la connectivité à Internet par satellite. Pas de constellation de satellites propre pour Orange et les autres opérateurs européens Poiur l’instant, les entreprises européennes ont encore beaucoup de travail à accomplir avant de pouvoir concurrencer sérieusement Starlink. “Les quatre opérateurs prévoient de mettre en place en Europe des infrastructures de réseau au sol essentielles, ainsi que des fonctions critiques de coordination et de supervision”, est-il indiqué. Il n’est par contre pas question de déployer sa propre constellation de satellites, qui sera fournie “par un partenaire satellitaire qui reste à sélectionner”, mais qui devra être européen.

Le calendrier reste aussi à définir. Orange évoque “une lettre d’intention, visant à étudier une éventuelle candidature conjointe pour l’attribution de fréquences MSS”. Autrement dit, les discussions en sont encore à leurs balbutiements et tout peut encore capoter.

La Commission européenne pousse en tout cas pour renforcer la souveraineté, la sécurité et la résilience de l’Europe dans le domaine des infrastructures de connectivité critiques. Le but est aussi de “garantir une gouvernance européenne responsable de ses principales infrastructures spatiale”. Espérons que la collaboration européenne aura plus de succès sur le marché télécom que sur ceux de l’armement ou de l’énergie.