Xavier Niel frôlerait désormais les 20 % du capital de Vodafone après avoir investi près de 6,3 milliards d’euros Le fondateur de Free a continué d’acheter des actions Vodafone durant l’été. Désormais proche des 20 % du capital de l’opérateur britannique, il pourrait chercher à peser davantage sur sa stratégie. Xavier Niel poursuit son offensive chez Vodafone après avoir annoncé le rachat des 16,2 % du capital détenus par le groupe émirati e&, pour environ 5,1 milliards d’euros.

Mais selon La Lettre de L’Expansion, il ne s’est pas arrêté là. Via sa société d’investissement Vega, il a continué d’acquérir des actions en Bourse tout au long de l’été, sans attendre la finalisation de cette première opération, toujours soumise aux autorisations réglementaires. Ces achats supplémentaires représenteraient un peu plus d’un milliard d’euros, portant l’investissement total à près de 6,3 milliards d’euros.

Xavier Niel détiendrait désormais un peu moins de 20 % du capital de Vodafone. L’opération est financée avec le soutien de banques, sans recours aux finances d’Iliad, la maison mère de Free. Fin juillet, Le Monde rapportait que le milliardaire français avait déjà conclu un nouvel instrument financier portant sur 2,74 % supplémentaires des droits de vote de Vodafone.

Et pourrait grimper rapidement à 20% du capital. Des changements en vue chez Vodafone ? Si Xavier Niel exclut toujours de lancer une OPA, il pourrait néanmoins chercher à transformer l’opérateur.

Selon un document déposé fin août auprès du régulateur boursier américain, Vega a annoncé sa volonté de dialoguer avec le conseil et la direction du groupe sans écarter un changement de dirigeants par exemple. Une stratégie qui rappelle ses investissements dans Tele2 et Millicom, où son arrivée au capital s’est accompagnée d’importantes restructurations. Xavier Niel dit d’ailleurs espérer chez Vodafone « un retour comparable à celui de Millicom », dont le cours de Bourse a plus que doublé depuis son entrée au capital.

L’Allemagne pourrait notamment devenir l’un de ses premiers terrains d’intervention. Pour l’heure, le milliardaire français présente son investissement comme une participation minoritaire de long terme. Mais avec près d’un cinquième du capital de Vodafone, le fondateur d’Iliad dispose désormais d’une position importante pour tenter d’influencer les prochaines orientations du groupe.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 19/10/2026 à 10h09 par Maxime Raby