Pour le patron des caméras Flock, la vie privée passe après la sécurité Souriez, vous êtes suivi Illustration : Flock Mickael Bazoge Le 16 octobre à 08h42 Le patron de Flock ne veut pas freiner le progrès pour des considérations de vie privée. Face aux critiques sur son réseau de surveillance vidéo, Garrett Langley évoque les bénéfices pour la sécurité et rappelle à ses détracteurs qu’ils pourraient, eux aussi, devenir victimes d’un crime. Une erreur ?
On peut bien sacrifier un peu de vie privée en échange d’une baisse de la criminalité. C’est en substance le message de Garrett Langley, fondateur et directeur général de Flock, l’entreprise qui fabrique et opère les caméras du même nom. Elle est devenue la marque la plus détestée aux États-Unis, où le réseau de 130 000 caméras collecte les plaques, mais aussi la marque, le modèle et les signes distinctifs des véhicules qui passent devant ses objectifs.
Ce qui alimente en retour des bases de données de surveillance de tous les automobilistes. Société États-Unis : les caméras Flock, détestées depuis tous les bords politiques Société Mercredi 02 septembre 2026 à 11h54 02/09/2026 11h54 14 « Si nous voulons vivre dans une société où les personnes qui commettent un crime ont davantage de chance de devoir répondre de leurs actes, nous ne devrions pas freiner le progrès », a-t-il déclaré durant une table ronde à Disrupt 2026, un événement organisé par TechCrunch. Le déploiement de la surveillance deviendrait donc synonyme de progrès ; la contestation se transformerait en obstacle à une société plus sûre.
Il a invité les opposants à Flock et son réseau vidéo à s’imaginer victimes d’un crime : « Nous avons évidemment commis notre lot d’erreurs, et certaines personnes désapprouvent ce que nous faisons, mais cela en vaut la peine, parce qu’un jour, elles pourraient elles-mêmes être victimes d’un crime », affirme-t-il. Un compromis et des garde-fous à géométrie variable Cet appel à la peur ne répond pas aux objections sur les conditions d’accès aux données – des policiers en auraient un usage plutôt libéral – ou sur les moyens d’empêcher leur détournement. Ces critiques seraient « le prix à payer » lorsqu’on bâtit une entreprise ayant un tel impact : « je pense que cela en vaut la peine, parce que des millions et des millions de personnes vivent mieux aujourd’hui grâce à Flock. » Les bénéfices revendiqués pour le plus grand nombre suffiraient à relativiser les abus reconnus par le dirigeant.
Ce message n’est pas nouveau chez Garrett Langley. Déjà fin août, il laissait entendre qu’il fallait accepter un compromis sur la vie privée, au bénéfice de la sécurité. Sur Fox News, le dirigeant avait expliqué que « quand les gens ne parlent que de l’un de ces deux enjeux, la vie privée ou la sécurité, ils se trompent de priorité.
Ce que nous devons privilégier en tant que pays, c’est le compromis ». Devant la controverse provoquée par ses caméras, l’entreprise a annoncé en août plusieurs mesures. À compter du 1ᵉʳ janvier, les forces de l’ordre souhaitant exploiter des données Flock devront utiliser un outil d’examen conçu pour signaler une activité anormale.
Une fois celle-ci détectée par le système, l’accès de l’utilisateur sera bloqué en attendant le résultat de l’audit. La durée de stockage des données va être ramenée à 7 jours au lieu de 30 jours. Les services de police devront saisir un code issu de leur système de gestion des dossiers avant de pouvoir lancer une recherche.
Les clients auront également la possibilité de limiter les catégories d’infractions pour lesquelles des services extérieurs pourront effectuer des recherches. Une ville A pourra refuser à une ville B de faire une recherche liée à l’application des lois sur l’immigration, par exemple. Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker.
Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant. Accédez en illimité aux articles d'un média expert Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous RuMaRoCO Premium Il y a 22 minutes Voir les réponses Message 1 Aller au commentaire enfant Signaler Bloquer cet utilisateur Une caméra n'évite pas un crime ou un délit. Au mieu elle permet d'avoir une piste pour en retrouver l'auteur...A condition que les moyens soient mi pour ...
Patch Premium À l'instant En réponse à Message 1.1 Signaler Bloquer cet utilisateur Voilà. Au mieux, une caméra permet de surveiller, jamais de protéger (à moins qu'on ne l'équipe de petits bras et de la capacité de se mouvoir dans l'espace, ou d'une mitrailleuse pour stopper l'agresseur ) fdorin Premium Il y a 19 minutes Message 2 Signaler Bloquer cet utilisateur Et comme l'a dit un jour le grand philosophe John Spartan : et pourquoi pas une laisse dans le cul ?? Gamble Il y a 8 minutes Message 3 Signaler Bloquer cet utilisateur Vu que ce qu’il appelle des "abus" sont en fait des crimes, peut-on conclure que son produit augmente le nombre total de crimes tout en permettant d’en résoudre une petite partie ?
ForceRouge Premium Il y a 5 minutes Message 4 Signaler Bloquer cet utilisateur Une ville A pourra refuser à une ville B de faire une recherche liée à l’application des lois sur l’immigration...il lui suffira alors de sélectionner "Lutte anti terroriste" pour lui permettre de quand même faire une recherche. Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui