Paris dénonce une guerre informationnelle contre l’Europe et vise Elon Musk Le poison X Mickael Bazoge Le 14 octobre à 16h01 Les « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk » ont été dénoncées par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans un discours offensif contre les tentatives d’ingérence étrangère dans le débat démocratique en Europe. Une erreur ? La démocratie est « contagieuse » et les régimes autoritaires la redoutent « comme un virus mortel », a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot durant le discours de clôture d’un forum organisé par l’OCDE.
Rien n’inquiète plus les régimes autoritaires que la propagation de la démocratie chez eux, assure le ministre. « C’est pourquoi ils font tout pour l’empêcher par la force, le chantage, la désinformation, la manipulation des élections. » Sur ce dernier front, celui de la désinformation et la manipulation des médias, Jean-Noël Barrot avait plusieurs cartouches à tirer contre « les adversaires de la démocratie » qui « exploitent nos divisions, instrumentalisent l’immigration, la laïcité ou encore le conflit israélo-palestinien pour attiser les haines et les tensions ». Le soutien assumé de Musk à l’extrême droite Parmi ces adversaires identifiés : Elon Musk.
Le ministre dénonce des « campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk contre des dirigeants européens pour peser sur les débats nationaux en exploitant la viralité de son réseau social ». Le soutien de Donald Trump a déjà fait connaitre sa préférence pour l’élection présidentielle de 2027 : Marine Le Pen. La candidate du RN est qualifiée de « dernier espoir pour la France ».
Ce n’est pas la première fois que Musk offre publiquement son soutien à l’extrême droite et aux mouvements de déstabilisation de la démocratie. L’AfD allemand en bénéficie aussi, ainsi que les mouvements séparatistes au Canada. Il s’est ainsi prononcé en faveur de l’indépendance des provinces du Québec, de l’Alberta (un référendum sur le sujet sera justement organisé le 19 octobre) et du Saskatchewan.
Pour le journaliste canadien Paris Marx, il ne faut pas nécessairement prendre ce que raconte Elon Musk au pied de la lettre : « [c’est un] troll de droite ayant un problème avec les pays qu’il perçoit comme plus progressistes ou plus à gauche que ses propres opinions politiques », explique-t-il à la CBC. Cela n’empêche pas son réseau social de diffuser très largement la parole extrémiste et la désinformation, ce qui pèse sur les débats nationaux. Élections allemandes : TikTok et X poussent les contenus favorables au parti d’extrême droite AfD Jeudi 20 février 2025 à 14h32 20/02/2025 14h32 42 Riposte diplomatique contre la désinformation Jean-Noël Barrot prend aussi pour cible « une entreprise israélienne qui crée de faux comptes français pour mettre en scène des affrontements artificiels sur la question palestinienne », un « groupe azerbaïdjanais qui organise des congrès à Nouméa pour lancer des appels à la révolte en outre-mer et faire circuler des projets de constitution provocants », ou encore « des campagnes insidieuses suggérant que la prochaine élection présidentielle française sera truquée ».
Il prend l’exemple de la « communauté MAGA » qui instrumentalise le mouvement lycéen battant le pavé en ce moment. Donald Trump lui-même a mené cette bataille de la désinformation en affirmant sur son réseau social que « ce qui se passe en France n’est rien d’autre qu’une immigration de masse hors de contrôle », amplifiant ainsi le discours de l’extrême droite française sur le sujet. Le ministre entend dénoncer « tous les acteurs qui nous attaquent, quels qu’ils soient, que l’on soit compétiteur ou partenaire, pas d’immunité pour ceux qui s’en prennent à la France, à son image, à ses intérêts. » Parmi les dispositifs mis en place par l’État, il cite Viginum, les comptes French Response sur les réseaux sociaux, ou encore l’expulsion de Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de la chaîne russe RT France et chroniqueuse pro-Poutine chez Cnews.
Face aux acteurs de la déstabilisation qui « ont recours à des influenceurs rémunérés ou mandatés qui exploitent la viralité offerte par les plateformes numériques », le quai d’Orsay oppose « une force de frappe informationnelle » s’appuyant sur « 400 acteurs de terrain de notre réseau diplomatique, première ligne de la guerre informationnelle ». Il y a également Canal France International qui forme chaque année « des milliers de journalistes à faire leur métier de manière autonome ». Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker.
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Gaby22 Il y a 18 minutes Voir les réponses Message 4 Aller au commentaire enfant Signaler Bloquer cet utilisateur S'il y a vraiment un problème pourquoi l'état français continue de publier sur Twitter ? S'ils avaient vraiment des couilles ils migreraient tout vers W par exemple : https://wsocial.news/ Raromatai Premium Il y a 3 minutes En réponse à Message 4.1 Signaler Bloquer cet utilisateur Très mauvais exemple : W c'est BlueSky - AP Protocole - privatisé (comme TruthSocial est Mastodon privatisé). Que la commission européenne finance l'entreprise derrière W est un scandale en soi. luk Premium À l'instant Message 5 Signaler Bloquer cet utilisateur « une force de frappe informationnelle » s’appuyant sur « 400 acteurs de terrain de notre réseau diplomatique, première ligne de la guerre informationnelle ».
C'est sûr que ça doit faire trembler l'adversité qui s'appuie sur des armés de bots et qui communiquent directement sur les réseaux sociaux. Et bon... c'est le même état français qui affirme qu'il n'y a pas de violence policière et autres mensonges du style. Si on veut s'opposer aux mensonges, on doit être exemplaire.
Ayez confiance, nos mensonges sont plus petits que ceux des autres, ça n'est pas un bon argument. Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui