8 Commenter Présentation Voilà bien longtemps que nous n’avions pas évoqué la Basilisk de Razer, certainement la gamme de souris la plus célèbre de la marque aux trois serpents. Hormis une itération mobile qui nous avait néanmoins convaincus en 2024, la souris ergonomique pour droitier n'a pas connu de cure de jouvence majeure depuis la sortie de son modèle V3 Pro en... 2023, lui-même une évolution timide de la V3 standard de 2021.

Trois ans d'absence, donc, corrigés aujourd'hui avec l'arrivée surprise de la V4 Pro dans une période automnale certainement chargée en sorties sur le marché des périphériques.La Basilisk V4 Pro et son dongle USB-A© Les NumériquesEntre la rentrée des Suisses de Logitech et des Danois de SteelSeries, les Étasuniens de Razer auront-ils assez d'arguments pour justifier le positionnement très premium de leur mulot ? À 180 € toutes taxes comprises, voilà un investissement qui mérite considération . Et cela tombe bien, puisque la Basilisk V4 Pro arrive justement sur notre banc de test.

Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionNoir, c'est noir Pas de surprise pour les aficionados encore accrochés à leur Basilisk V3 Pro après toutes ces années : la forme de cette version V4 est quasi identique à celle de sa devancière avec des dimensions dont les différences se mesurent à quelques millimètres de longueur en moins (127,5 x 75,8 x 42,7 mm).La nuance est beaucoup plus marquée au niveau du poids, puisque la V4 Pro pèse 100 g pile sur la balance contre 112 g pour la V3 Pro ; une cure d'amaigrissement bienvenue. On reste toutefois loin de la légèreté des gammes DeathAdder et Viper, toujours chez Razer, conçues avant tout pour les sessions de FPS.La silhouette est pensée pour les utilisateurs droitiers.© Les NumériquesLa Basilisk V4 Pro fait ainsi le pont entre ces poids plumes et la Naga V3 Pro, qui affiche non seulement un embonpoint remarqué (117 g), mais aussi une forme rectangulaire beaucoup plus explicite au niveau de son clic gauche. Et c’est sans compter un flanc gauche dénué de repose-pouce pour pouvoir y coller le plus de boutons possible, souris pour MMO oblige.

Ainsi, la Basilisk V4 Pro se veut surtout polyvalente pour satisfaire toutes les occasions de jeu, ce qui explique aussi une prise en main qui convient à (presque) tous les profils de paume (à condition, évidemment, d'être droitier).La face droite de la Razer Basilisk V4 Pro.© Les NumériquesLe plastique sollicité sur la souris est par ailleurs peu ou prou identique à celui de la Naga susmentionnée, soit légèrement plus imperméable aux traces de doigts par rapport à la Viper, bien que son revêtement mat laisse toujours apparaître quelques marques après plusieurs jours d’utilisation.Les deux côtés profitent d'un revêtement caoutchouteux texturé qui offre une meilleure préhension. Sa résistance dans le temps reste toutefois un facteur important qu'il nous est impossible d'évaluer pour le moment. Notre dizaine de jours d'utilisation s'avère néanmoins encourageante quant à la non-accumulation de saleté dans ses aspérités.La face gauche de la Razer Basilisk V4 Pro.© Les NumériquesRazer lâche pas l'affaire avec l'IASans surprise, les deux clics principaux ont des courses de pré-activation distinctes l'une de l’autre, le clic gauche étant résolument plus court que celui de droite.

Plus généralement, ces deux clics sont plus courts que sur d'autres souris gaming récemment passées dans notre comparatif, notamment la Rival Pro de SteelSeries.Côté bruit, la Basilisk V4 Pro s'aligne une nouvelle fois sur la Naga V3 Pro avec un son aigu qui n'est pas aussi irritant que celui, très creux et métallique, du duo Viper/DeathAdder. Pour le silence total sur une souris gaming, il faudra une nouvelle fois se tourner vers la Dark Perk de Be quiet!Le côté gauche de la souris se pare de quatre boutons différents. La première rangée de trois, qui a fait ses débuts sur la Basilisk mobile, assigne les actions classiques de retour arrière et avant sur les deux éléments les plus proches du pouce.

Le bouton le plus éloigné (et proche de la face avant de la souris) ouvre le chatbot Razer AI Prompt Master, si tant est que l'application Razer Synapse soit installée. Une option totalement dispensable comme on en a rarement vue sur le marché des périphériques. Il est heureusement possible de désactiver cette fonction, ce qui est vivement conseillé.La face arrière de la Razer Basilisk V4 Pro.© Les NumériquesL'habituel bouton destiné à être déclenché du bout du pouce, autrefois surnommé “sniper clutch”, est moins prononcé que sur la V3.

Par défaut, il permet de basculer sur la couche de commande secondaire HyperShift, caractéristique de l'écosystème Razer. On regrette que sa forme oblique oblige à le déclencher via sa pointe intérieure au lieu d'une forme plus rectangulaire, façon “pédale”, comme c'était le cas sur les précédentes générations. Du reste, sa course est généreuse pour éviter les clics accidentels, mais le retour est bien senti et légèrement moins bruyant que sur les clics principaux.

À noter que le bouton placé dans la pointe gauche du clic gauche est par défaut assigné au changement de profil mémoire.Mi-souris, mi-moletteAprès avoir fait ses débuts sur la Naga V3 Pro, la molette optique HyperScroll Gen-2 de Razer fait son retour sur la Basilisk et reste toujours parmi les meilleures molettes utilisées dans les souris de notre comparatif. Débrayable ou crantée sur 24 ou 48 niveaux d'une simple pression sur le bouton assigné, elle se montre précise et efficace, si ce n'est un peu trop sensible lors d'une utilisation en défilement libre. On apprécie toujours les clics horizontaux qui en font une excellente alliée pour les tâches bureautiques, comme les tableurs à rallonge.Le dessous de la Basilisk V4 Pro cache cinq patins dispersés de part et d'autre de la souris, notamment un plus large situé sur l'excroissance du repose-pouce.

La glisse est très prononcée, et il faudra s'en accommoder en l'absence de patins de rechange. On remarque l'inclusion du palet de charge sans fil, compatible avec le tapis de recharge officiel de la marque, qui permet en l'état d'abriter le dongle USB-A. Autour du capteur se placent l'habituel interrupteur de mise en marche et le bouton de bascule entre la connectivité 2,4 GHz et le Bluetooth 6.2, la souris étant appairable avec trois machines différentes en plus de sa connexion filaire en USB-C, également dédiée à la recharge.Sur ce dernier point, difficile d'être définitif : Razer promet 200 h d'autonomie via la connectivité 2,4 GHz (1000 Hz) et 275 h en Bluetooth.

D'après notre expérience étalée sur une dizaine de jours avec une batterie initialement chargée à 50 % (1000 Hz et rétroéclairage RGB activés), nous n'avons dû recharger qu'une seule fois le périphérique. À noter que l'activation de l'éclairage et le passage à une fréquence d'interrogation supérieure à 1000 Hz ont un impact direct sur la consommation d'énergie. Prise en mainLa souris tout-terrain Prise en paume en haut ; prise en griffe en bas.© Les NumériquesPas vraiment grande ni particulièrement petite, la Basilisk V4 Pro tombe entre toutes les mains, des plus modestes comme celles de votre humble serviteur jusqu'aux paluches plus imposantes du chef de rubrique informatique.

La butte est placée vers la partie arrière de la souris plutôt qu'en son milieu. L'inclinaison, elle, est subtile, mais notable. Le repose-pouce sur la partie latérale gauche est aussi bienvenu.

En résumé, qu'importent les styles de prises, cette souris de Razer devrait contenter tous les profils. Jeux vidéoLa reine des perf’ Pas de doute sur les performances de la Basilisk, qui embarque le capteur optique Focus Pro 50K Gen-3, le même que dans la Viper V4 Pro et la Naga V3 Pro de la marque. Le module est capable d'une résolution maximale de 50 000 DPI (dots per inch), d'une vitesse de suivi de 930 IPS (inches per second) et d'une accélération de 50 g ; les deux dernières valeurs étant nécessaires à la bonne reconnaissance des mouvements rapides et brusques.L'intégration logicielle de la Basilisk V4 Pro apporte une nouveauté dans l'écosystème Razer : Perfect 180.

Il s’agit d’une fonctionnalité optionnelle qui peut être assignée à un bouton pour tourner à 180° immédiatement dans un FPS, à condition d'avoir bien ajusté les DPI à partir du logiciel Synapse.En pratique, Perfect 180 nous a permis de viser quasi instantanément derrière nous sur Quake 2 et CS2. L’option prend surtout du sens sur les jeux où les DPI sont réglés bas pour une visée précise (pensez Rainbow Six Siege)… Et elle pourrait bien faire du bruit, d'une façon analogue au fameux SOCD Cleaner des claviers, devenu la norme sur bien des périphériques, mais interdit sur certains jeux car considéré comme une forme de tricherie, notamment sur le shooter de Valve.Le software Razer Synapse est toujours au centre des fonctionnalités de la Basilisk.© Les NumériquesDu reste, il faudra inévitablement passer par le logiciel Razer Synapse pour exploiter au maximum la Basilisk, à commencer par l'assignation des commandes sur les 14 boutons programmables et le paramétrage des niveaux de DPI.

On retrouve aussi les marronniers de la marque, comme l'ajustement de la distance verticale de détection pour ceux qui ont le coude léger, ou l'angle d'utilisation pour les avant-bras à tendance diagonale. Autant de features qui font partie intégrante de la communication de Razer, dont la pertinence reste à la discrétion des gamers parmi nos lecteurs. Enfin, aucun problême de connectivité vis-à-vis du dongle USB-A HyperSpeed, avec son plafond de 8000 Hz et sa moyenne de 0,125ms respectée.

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