Lecture Zen Résumer l'article Des pirates ont pris le contrôle des systèmes de régulation frigorifique Danfoss dans des supermarchés français, imposant une température de 50 degrés, et touchant notamment Intermarché, Leclerc et Super U. La réglementation européenne oblige un suivi horodaté des températures pour les aliments surgelés, justifiant ainsi l'usage de gestionnaires centraux connectés comme l'AK-SM 800A de Danfoss. Une mauvaise configuration permettaient l'accès direct des systèmes depuis Internet, ce qui enfreint les recommandations de sécurité de l'ANSSI, et concerne des modèles obsolètes de Danfoss travaillant avec un micrologiciel dépassé.

Des pirates ont pris le contrôle des systèmes de régulation frigorifique Danfoss dans des supermarchés français, imposant une température de 50 degrés, et touchant notamment Intermarché, Leclerc et Super U. La réglementation européenne oblige un suivi horodaté des températures pour les aliments surgelés, justifiant ainsi l'usage de gestionnaires centraux connectés comme l'AK-SM 800A de Danfoss. Une mauvaise configuration permettaient l'accès direct des systèmes depuis Internet, ce qui enfreint les recommandations de sécurité de l'ANSSI, et concerne des modèles obsolètes de Danfoss travaillant avec un micrologiciel dépassé.

Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ La cyberattaque qui a fait chauffer les congélateurs d’Intermarché, Leclerc et Super U en a surpris plus d’un. Ces équipements sont pourtant connectés pour de bonnes raisons, et le problème vient plutôt de la manière dont ils l’ont été. C’est la question qui revient le plus souvent depuis la révélation de l’incident cyber qui a frappé plusieurs enseignes de la grande distribution.

Petit rappel des faits. Dans la nuit du 11 au 12 octobre, des pirates ont pris la main sur des systèmes de régulation frigorifique Danfoss installés dans de nombreux supermarchés français. Cette manœuvre leur a permis d’imposer un dégivrage continu, avec une consigne de 50 degrés, dans des centaines de supermarchés en France.

Intermarché, Leclerc et Super U sont notamment touchés. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes se sont alors demandé comment un congélateur de supermarché pouvait être piraté depuis l’extérieur du magasin. Et votre vie numérique devient sereine Bitdefender Premium Security est une solution de cybersécurité européenne qui vous protège automatiquement contre les pirates et toutes les menaces du web.

Profitez de vos activités en ligne en toute tranquillité Sponsorisé La cybersécurité est en promo Pourquoi les frigos sont connectés à internet ? 🤔— _fluoW (@_fluoW) October 12, 2026 Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Twitter. Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l’usage étant opéré par Twitter avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l’amélioration des produits d’Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l’audience de ce site (en savoir plus) En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et ses partenaires.

Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies. J’accepte tout Gérer mes choix Une obligation de traçabilité, des alarmes et de la maintenance à distance La première raison est réglementaire.

Le règlement européen n° 37/2005 impose que les locaux d’entreposage et de stockage des aliments surgelés soient équipés d’instruments d’enregistrement capables de contrôler la température de l’air fréquemment et à intervalles réguliers. Les exploitants doivent aussi conserver les documents qui prouvent la conformité de ces instruments. Le texte dispense toutefois les meubles de vente, où un thermomètre bien visible suffit.

Pour tenir le suivi des chambres froides et surveiller des dizaines de meubles réfrigérés, les enseignes s’appuient sur des gestionnaires centraux comme l’AK-SM 800A de Danfoss, qui coordonne les régulateurs de l’installation, conserve l’historique des températures et déclenche des alarmes en cas de dérive. Le gestionnaire de système AK-SM 800A de Danfoss // Source : Danfoss La connexion sert aussi l’économie du magasin. Ces gestionnaires intègrent un serveur web pour permettre aux techniciens de diagnostiquer et de régler les installations à distance, sans se déplacer dans chaque point de vente.

Danfoss met également en avant le pilotage de ses systèmes jusqu’au cloud, notamment pour optimiser la consommation d’énergie. Connecté ne veut pas dire exposé Reste qu’aucune de ces fonctions n’exige que la console soit accessible directement depuis Internet. Dans son « guide sur la cybersécurité des systèmes industriels », l’ANSSI recommande d’ailleurs d’interdire les accès directs depuis Internet vers ces systèmes.

Pour la télémaintenance, elle préconise des connexions ouvertes à la demande et pour une durée limitée, une authentification multifacteur, un tunnel chiffré de type VPN et un cloisonnement de l’équipement par rapport au reste du réseau. Sauf que sur le terrain, ces règles ne sont pas toujours suivies. C’est notamment ce qu’avait souligné « la société de cybersécurité Claroty dès août 2026 ».

L’entreprise avait alors recensé 2 765 interfaces AK-SM 800A directement accessibles en ligne, et décrit plusieurs failles qui permettaient d’en prendre le contrôle, dont un mécanisme caché de contournement du mot de passe administrateur. Danfoss les avait corrigées dans une mise à jour, que les exploitants devaient encore installer. Si aucun lien direct n’a pour l’heure été établi entre ces failles et l’incident du 12 octobre, Danfoss indique que la majorité des systèmes touchés par la cyberattaque sont des modèles en fin de vie, qui ne reçoivent plus de correctifs de sécurité, et que les AK-SM 800A concernés tournaient avec un micrologiciel obsolète.

Le fabricant affirme par ailleurs qu’il travaille avec ses clients pour supprimer l’accès direct à ces systèmes depuis Internet lorsqu’il était ouvert. Le fabricant laisse ainsi entendre qu’une partie des équipements attaqués étaient joignables depuis Internet. Aucune règle n’impose pourtant une telle exposition.

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