Applications web, Android ou Linux ? Sur GoogleBook, telle est la question. Beaucoup d’utilisateurs se la posent en tout cas… et la réponse n’est pas toujours claire.

Une logithèque Android inégale… Pour les apps du Play Store, Google signale la compatibilité desktop sur une échelle à 5 niveaux : Conçu pour mobile (= non testé sur desktop) Meilleure expérience sur le site web Compatible desktop (= gère clavier et souris) Optimisé pour le bureau (= fonctionnalités et contrôles spécifiques) Conçu pour le bureau Malgré ce système, il apparaît difficile de deviner précisément comment une application Android fonctionnera sur GoogleBook. Un utilisateur donne l’exemple de Zoom, marqué « optimisé pour le bureau », mais fonctionnellement plus limité qu’en version web.

Lire aussi : Du Chromebook au Googlebook, Google ne change pas tout … et encore très orientée tactile D’après certains retours, des applications populaires refusent de s’installer alors même qu’elles tournent sur Chromebook. D’autres ne fonctionnement pas pleinement (partage sur Synology DSfile, importation de profil dans WireGuard…). Le passage au GoogleBook ne change pas le fait que nombre d’applications Android restent pensées pour le tactile.

Le clic droit s’avère souvent inopérant ou pauvre en options. Des problèmes d’affichage surviennent chez certains lors du redimensionnement des fenêtres – une action qui, par ailleurs, se révèle parfois difficile. Cast My Apps, sans Samsung pour commencer Google avait prévenu avant le lancement : les fonctionnalités d’écosystème Better Together (Continue On et Cast My Apps, entre autres) ne fonctionneraient qu’avec les smartphones Android 17.

Il n’avait pas précisé, en revanche, que cela n’inclurait pas les Samsung. Un correctif est en cours de déploiement. Sur les téléphones pris en charge (c’est-à-dire les Pixel), l’expérience Cast My Apps est mitigée.

Notamment parce qu’elle dépend de la qualité du réseau Wi-Fi local (Google ne propose pas d’option P2P au contraire d’Apple). Pour des raisons de sécurité, les applications bancaires ou d’authentification ne fonctionnent pas. Idem, plus généralement, pour celles qui n’autorisent pas le partage d’écran.

Une émulation x86 pas parfaite La quasi-totalité du parc d’appareils Android tournant sous Arm, les applications sont compilées en conséquence. Malgré la couche d’émulation x86, « quelques applications ou jeux complexes ont besoin d’être adaptés pour fonctionner au mieux sur les plates-formes Intel », admet Google. Qui assure toutefois que 96,6 % des 10 000 applications les plus utilisées sur le Play Store fonctionnent « parfaitement » sur GoogleBook.

Au nom du codage agentique, les applications Linux graphiques attendront Les GoogleBook embarquent une VM Debian. Mais pour l'heure, l'expérience Linux est ouvertement pensée pour les outils de codage agentique en ligne de commande. Qu'il s'agisse de VS Code ou d'Android Studio, impossible d'installer des IDE.

Quant aux applications graphiques, elles sont globalement inutilisables. Le serveur Wayland en est encore officiellement au stade expérimental. Le copier-coller ne fonctionne pas correctement, la mise à l'échelle de certaines applications est compliquée et les programmes installés n'apparaissent pas dans le tiroir d'applications de GoogleBook OS.

En parallèle, le conteneur Linux ne permet pas de monter nativement des partages NFS ou SMB. Et le dossier des applications Linux est moins bien intégré que dans ChromeOS. Des régressions de ChromeOS à GoogleBook OS L'application Fichiers de GoogleBook OS ne gère pas non plus les partages NFS.

Quant à Chrome, il ne supporte pas encore le multiprofil - alors que c'est le cas sur les autres systèmes d'exploitation. Et les téléchargements se comportent comme sur Android. À savoir qu'on ne peut ni choisir le répertoire cible, ni renommer les fichiers à la volée.

La base Android compromet par ailleurs le fonctionnement de certaines extensions de navigateur. Avec ChromeOS, un balayage à 4 doigts sur le pavé tactile affiche les bureaux virtuels. Un geste pas encore implémenté sur GoogleBook OS.

Autre surprise et pas des moindres : on ne peut installer en tant que PWA que les web apps « conformes ». Celle de Slack n'en est pas une. Sur ChromeOS, il y a une méthode d'installation manuelle alternative.

Elle n'existe pas encore sur GoogleBook OS. Illustration © Google