7 Commenter Présentation Après avoir joué la carte de la sécurité avec la sortie des souris Rival 3 Gen 2 en 2025, SteelSeries fête ses 25 ans avec l'arrivée simultanée des modèles Rival Pro et Sensei Pro. La marque danoise cherche ainsi à pénétrer le segment des périphériques haut de gamme, avec le ticket d'entrée qui va avec, pour concurrencer les mastodontes du marché que sont Logitech et Razer. Les Suisses placent leurs billes sur leur technologie d'interrupteurs haptiques, tandis que la vipère attaque sur tous les fronts possibles et imaginables, de l'ultra-léger au MMO-ready.La SteelSeries Rival Pro.© Les NumériquesPour SteelSeries, l'enjeu ne se fait pas sur l'explosion des performances brutes — encore que le capteur optique embarqué ne fasse pas dans la subtilité —, mais plutôt sur la polyvalence.
D’abord avec la présence d'une connectivité Ultra Wideband (UWB, ultra-large bande en français), une première pour une souris gaming, puis par une autonomie astucieusement décrite comme “infinie” via des batteries remplaçables à chaud.Simples gimmicks ou discrètes révolutions, ces deux atouts justifieront-ils le ticket d'entrée particulièrement élevé des Rival et Sensei Pro. Celui-ci a effectivement été fixé à pas moins de 199 €, soit une tranche tarifaire à faire rêver les plus brutaux des régimes fiscaux.À fiche technique identique, les seules différences entre les Rival Pro et Sensei Pro se jouent sur leur forme. La Sensei Pro est symétrique, donc partiellement ambidextre, tandis que la silhouette bombée de la Rival Pro est pensée pour les utilisateurs droitiers.
C'est cette dernière qui est passée sur notre banc de test. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionÇa laisse des traces Comme bien des souris ultralégères pensées pour le gaming, les dimensions de la Rival Pro sont contenues (125,7 x 68,2 x 42,2 mm) pour atteindre un poids sur la balance compétitif de 53 g. Le mulot figure parmi les plus légères de notre comparatif, donc, seulement battu par le poids plume Razer Viper V3 Pro.Le plastique utilisé pour le châssis est peu ou prou identique à celui de la DeathAdder V4 Pro de Razer : noir et lisse, il est agréable au toucher et peut être texturé via des autocollants inclus dans la boîte.
Néanmoins, il n'échappe pas au défaut majeur de ce type de matériel, à savoir sa propension à capter les traces de doigts. Il ne nous aura fallu qu'une seule après-midi d'utilisation pour la voir absolument recouverte… Un peu cheap pour une souris qui se veut premium.Pas de port USB-C à signaler.© Les NumériquesBoutons et molette : des clics efficaces, mais un peu bruyantsLes deux clics principaux sont équipés de commutateurs optiques avec une course de pré-activation relativement courte et un feedback tout à fait dans les clous des attentes pour une souris gaming.
Pour ce qui est des clics secondaires sur le côté gauche, ils ont toujours cette course de pré-activation généreuse afin d’éviter les déclenchements accidentels, avec un retour marqué et bruyant. Plus même que les deux clics principaux, qui se montreraient presque discrets face au vacarme des souris Razer. On est quand même loin de la Dark Perk de Be Quiet!, reine du silence de notre comparatif.Une petite led permet de connaître l'état de marche de la souris.© Les NumériquesLa molette n'a rien de remarquable.
Son contrôleur TTC Gold et ses 24 crans sont standards sur plusieurs centaines de souris gaming, dont la Keris II Ace d'Asus. Il est seulement dommage que la molette de SteelSeries manque de tactile et que le revêtement caoutchouteux sur son axe central ait vite fait d'attirer la poussière.Des autocollants et des patins en PTFE sont inclus.© Les NumériquesAutonomie et connectivité : le pari de la batterie amovible à chaudLa face inférieure de la Rival Pro cache trois imposants patins en PTFE, un bouton de mise en marche (pression longue) et de changement de sensibilité (pression courte), ainsi que les fameuses batteries remplaçables à chaud mentionnées en introduction, sous forme de palet clipsable en le tournant sur son axe. Deux petites batteries sont incluses dans la boîte, tandis que le palet supplémentaire se loge dans le gros dongle USB-C, assurant ainsi la double casquette de relais à connectivité UWB et de base de recharge.La batterie est remplaçable à chaud.© Les NumériquesLe désavantage de cette connectivité UWB réside dans sa consommation en énergie, ce qui explique en partie l'autonomie particulièrement faible du périphérique lorsque la fréquence maximale de 8000 Hz, elle-même sous-échantillonnée à partir d'un signal à 9000 Hz, plafonne cette durée de vie à une quinzaine d'heures.
Ce chiffre nous a surpris lors de nos premiers jours d'utilisation. En abaissant ce polling rate à 1000 Hz, on atteint 60 h d'autonomie d'après les chiffres de la marque ; 120 h en combinant l'autonomie des deux batteries interchangeables, qui peuvent donc être alternées comme précisé plus haut.La face arrière de la SteelSeries Rival Pro.Cela nous place dans une position délicate quant à nos critères d’évaluation. Oui, ces batteries ne sont pas très endurantes, mais leur utilisation alternée compense largement en pratique cette différence face à la concurrence, à condition d'accepter la contrainte du hotswap fréquent chez les gros joueurs.
Néanmoins, il reste difficile de justifier par cette simple astuce l'absence de port USB-C pour une utilisation filaire, qui offrirait une polyvalence supplémentaire certaine : en déplacement, par exemple, pour se dispenser de l'encombrant dongle.Le dongle USB-C ne passe pas inaperçu.© Les Numériques Prise en mainGauchers s'abstenir Comme la DeathAdder V4 Pro, la Rival Pro affiche une silhouette bombée sur sa partie gauche pour s'adapter à la préhension des utilisateurs droitiers. Elle est ici plus prononcée que chez la concurrence, notamment sur ses flancs — une impression renforcée par les clics concaves sur leur moitié supérieure. Cette forme a pour conséquence d'incliner un tantinet plus la paume de la main par rapport aux autres souris gaming “ergo”, et de faire d'autant plus traîner l'annulaire et l'auriculaire.
Avec ses modestes dimensions, la Rival Pro est ainsi surtout destinée aux mains de petite ou de moyenne taille, a fortiori lorsqu'une prise en paume (palm grip) est sollicitée.On remarque également la forme très creusée de son flanc gauche, renforcée par une culasse arrière bien plus large que sa partie avant. Bref, pour qui adhère à l'approche, la souris de SteelSeries se montre tout à fait agréable à manipuler, même lors de longues sessions de jeu.Palm grip en haut, claw grip en bas.© Les Numériques Jeux vidéoPerf’ sur perf’ La SteelSeries Rival Pro est alimentée par un capteur optique maison TrueMove 42K Pro faisant ses débuts dans cette gamme Rival et Sensei. Ses performances sont en ligne avec le reste de la concurrence sur ce segment tarifaire : résolution maximale de 42 000 DPI (dots per inch), vitesse de suivi de 800 IPS (inches per second) et accélération à 70 g pour les mouvements rapides.
Bref, si Razer et Logitech sont capables de plafonds DPI plus élevés, la Rival Pro fait largement assez pour l'immense majorité des gamers. On remarque aussi la possibilité de sélectionner une réponse en fréquence du capteur différente de celle du clic pour éviter les incompatibilités matérielles sur certains jeux. Une granularité rarement vue ailleurs.
Comparer les photos 1000 Hz 1000 Hz (zoom) 8000 Hz 8000 Hz (zoom)