A la Une G7 a choisi Premi3ns, l’offre de cloud qualifiée SecNumCloud de S3NS. La société contrôlée par Thales exploite les technologies de Google Cloud dans des infrastructures dédiées en France. Pour l’opérateur de taxis, cette capacité de calcul supplémentaire vient compléter ses data centers français déjà en place, qui continueront d’héberger ses systèmes d’information et le stockage classiques.Quatre applications sont en test : un assistant conversationnel pour les collaborateurs, un agent vocal pour les chauffeurs, une carte de supervision des taxis en temps réel et l’analyse de plus d’un million d’avis clients par an.
L’agent vocal, destiné à faciliter l’utilisation des tablettes embarquées, doit équiper les premiers véhicules d’ici fin 2026.La protection des données de mobilité reste un enjeu central. En effet, les horaires et les localisations peuvent révéler les habitudes des passagers. G7 affirme donc anonymiser les données en amont des analyses.
Dans l’essentiel « L’humain doit garder le contrôle » : Thales renforce son offre de cybersécurité face aux agents IA et aux attaques automatisées. A l’occasion de son Cyber Summit, Thales a présenté un portefeuille de nouvelles offres pour encadrer les agents IA, protéger les logiciels contre les attaques assistées par IA et préparer la transition vers la cryptographie post-quantique. L’industriel français veut répondre à l’accélération des cyberattaques tout en maintenant le contrôle humain sur les systèmes.
Une stratégie qui sert aussi la sécurisation de ses activités historiques.Après deux ans de retard, la France traîne encore des pieds pour adopter NIS 2, tandis que les organisations encaissent les cyberattaques. Près de deux ans après l’échéance européenne, la France n’a toujours pas achevé la transposition de NIS 2. L’examen du texte à l’Assemblée nationale vient d’être repoussé une nouvelle fois.
Entre l’extension du périmètre, les responsabilités des dirigeants, les obligations techniques et le débat sur le chiffrement, les organisations doivent se préparer alors que plusieurs modalités restent à arbitrer.Trop d’outils dans les grandes entreprises, trop peu dans les petites : Sandrine Tarnaud, DG France de Palo Alto Networks, analyse les difficultés de la défense cyber. Multiplier les outils cyber permet-il vraiment de mieux se protéger ? À l’occasion des Assises de la sécurité à Monaco, L’Usine Digitale a échangé avec Sandrine Tarnaud, directrice générale France de Palo Alto Networks depuis mai 2026.
Elle pointe les limites d’une défense fragmentée et défend ses plateformes intégrées. Une stratégie confrontée à deux enjeux : sécuriser les nouveaux usages de l’IA et répondre aux clients soucieux de souveraineté.Anthropic accuse le modèle chinois GLM-5.3 d’être dangereux pour protéger son business model et empêcher la compétition. L’entreprise américaine alerte sur les risques cyber de GLM-5.3, un modèle d’IA chinois open-weight.
Si ses capacités techniques sont documentées, elle s’appuie aussi sur cette étude pour défendre son propre business model : conserver le contrôle des modèles les plus puissants et décider qui peut y accéder, ou pas. Orange muscle son offre SecNumCloud pour les applications critiques et l’intelligence artificielle. Orange Business obtient une nouvelle qualification « SecNumCloud » pour des environnements de son offre Cloud Avenue.
Contrairement à sa première offre qualifiée en 2025, cette infrastructure repose sur des ressources entièrement dédiées à chaque client et peut être répartie entre deux data centers. Elle intègre également des serveurs GPU pour héberger des charges de travail d’IA.Le coût moyen d’une cyberattaque est de 45 900 euros, et pourtant les PME françaises continuent de bouder l’assurance cyber dédiée. Seules 27,6% des PME françaises disposent désormais d’une police cyber dédiée, alors que le coût moyen d’une attaque atteint 45 900 euros.
Derrière ce décalage, l’assureur Hiscox pointe un faux sentiment de sécurité nourri par les investissements techniques et une sous-estimation du risque qui subsiste malgré les protections.La levée de fonds de la semaine Fleuret AI lève 4 millions d’euros pour automatiser le pentest et bâtir une cybersécurité offensive européenne. La jeune pousse française veut transformer le test d’intrusion, encore largement conçu comme un audit ponctuel, en une activité de sécurité continue. Sa première levée de 4 millions d’euros doit lui permettre d’accélérer sur l’intelligence artificielle, de recruter et de partir à la conquête du marché européen.La fuite de données de la semaine Les données de 545 000 personnes exposées dans les Hauts-de-France.
La région a été victime d’une fuite de données à la suite d’une cyberattaque visant deux de ses prestataires informatiques, Atexo et Docaposte. Près de 545 000 personnes sont concernées par cet incident. Les informations compromises comprennent des noms, prénoms et adresses mails.
Une plainte a été déposée. Le focus réglementaire et conformité France Travail corrige ses failles de sécurité. La Cnil a estimé que France Travail avait corrigé, dans les délais impartis, les failles de sécurité visées par son injonction de janvier 2026.
L’organisme public a renforcé sa politique de mots de passe, mis en place une authentification multifacteur pour les conseillers Cap emploi, amélioré la détection des activités suspectes et restreint l’accès aux données personnelles. Ces mesures lui permettent d’échapper à une astreinte de 5000 euros par jour de retard. Le coin opérationnelThales lance un nouveau chiffreur pour protéger les échanges à très haut débit entre data centers et sur les réseaux critiques.
A l’occasion des Assises à Monaco, qui s’ouvrent ce 7 octobre, l’industriel a annoncé le lancement d’un nouveau chiffreur pour protéger les échanges de données à très haut débit, entre les data centers notamment. Les premières livraisons sont prévues au premier trimestre 2027.