Des élèves assistent à un cours sur l’intelligence artificielle dans une école élémentaire de l’entreprise Foxconn, à Huai’an, en Chine, le 7 septembre 2026. Photo ZQR/CFOTO/AFP Comme de nombreux entrepreneurs fascinés par les gains de productivité permis par l’intelligence artificielle (IA), Zhang Mingrui l’a complètement incorporée dans les processus de sa start-up. Design des produits, construction d’un site Internet, gestion des risques financiers… l’IA est partout.
Sauf que Zhang a seulement 10 ans. Le jeune garçon représente une nouvelle génération chinoise qui a complètement intégré les outils d’IA à son quotidien. À lire aussi : Opinion. “L’IA est un outil, pas un substitut” : en Chine, on veut préparer les enfants à apprendre autrement Ajouter aux favoris Dans sa compétition avec les États-Unis, Pékin souhaite creuser l’écart en formant sa jeunesse aux grands modèles de langage. “Le gouvernement chinois entend implanter l’IA dans toutes les écoles d’ici à 2030”, rapporte The Washington Post.
Stages intensifs “Pendant que les patrons de la tech américains et le président Trump débattent des risques d’une progression trop rapide de cette technologie, les parents chinois envoient leurs enfants suivre des cours et des stages immersifs pour apprendre à s’en servir”, constate le quotidien de la capitale fédérale américaine. Aux États-Unis, le développement rapide de l’IA attise les craintes, et les appels à l’instauration de garde-fous gagnent le débat public – parfois même à l’initiative des grands patrons de la tech. Des doutes balayés d’un revers de la main par Donald Trump, qui plaide de son côté pour l’autorégulation des entreprises de la Silicon Valley. “Nous devançons la Chine en matière d’IA, nous sommes le pays le plus avancé du monde, et, franchement, je veux que cela reste ainsi”, a déclaré le républicain en septembre, deux semaines avant la visite du président chinois à Washington.
De son côté, le gouvernement de Xi Jinping multiplie les incitations et les directives afin de former les jeunes Chinois à l’IA. Zhang Mingrui a ainsi pu participer à un stage organisé à Pékin par XinYu AI, une entreprise de formation à l’IA. “Ce programme de six jours comprenait des visites de centres de robotique et de campus universitaires, des cours consacrés aux enjeux éthiques et à la culture de l’IA, ainsi qu’une formation à l’utilisation d’outils d’IA, notamment des plateformes développées aux États-Unis, pour concevoir et présenter des produits.” À lire aussi : Une du jour. Les ados vont bien devoir grandir avec l’intelligence artificielle Ajouter aux favoris Un cap assumé. “Nous allons bâtir un système global de compréhension et de maîtrise de l’IA destiné à tous les niveaux d’éducation et à l’ensemble de la société”, a déclaré en avril Zhou Dawang, chargé des sciences, de la technologie et de l’informatisation au ministère de l’Éducation.
Former les étudiants est aussi une manière de s’attaquer au taux de chômage des jeunes, tabou dans l’empire du Milieu. En Chine, “les offres d’emploi publiées dans le secteur économique émergent de l’IA ont été multipliées par plus de huit sur les quatre premiers mois de 2026”, précise The Washington Post. Courrier international Éducation Société Asie Sur le même sujet Article réservé aux abonnésReportage.
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