Durant quatre siècles, elle fut un puissant réseau commercial et diplomatique, qui disposa un temps de la flotte la plus puissante d’Europe. La Hanse ne fut pourtant jamais un État, et peut-être mourut-elle de ne pas avoir su se transformer en confédération étatique. Chapelet de villes, surtout allemandes, la Hanse joue un rôle dans la mémoire de bien des peuples, de la Flandre à la Russie.
Pour ceux qui conçoivent l’Europe comme une zone de libre-échange, supranationale, elle est bien sûr une référence. La première Hanse ne fut qu’une simple association (Hansa), une confrérie, regroupant depuis 1161 les marchands allemands fréquentant le port de Visby dans l’île suédoise de Gotland en ce temps où les marins naviguaient sans perdre la terre de vue. C’était là, au cœur de la mer Baltique qu’affluaient par de longs cheminements, des produits rares et prestigieux.
Des marchands venus de différentes villes allemandes s’y retrouvèrent donc réunis par leurs intérêts en terre étrangère : la sûreté des biens, la confiance, mais aussi le recours à des compatriotes pour servir de témoins assermentés afin de pallier l’isolement lors des procédures juridiques. DE LA HANSE DES MARCHANDS À LA HANSE DES VILLES En 1241, les marchands allemands de la Baltique choisirent la ville de Lubeck pour « tête » de leur association (caput hansae). La fortune de cette première ville allemande fondée sur la Baltique en 1157, tenait à sa position géographique à l’intersection de deux grands courants comportant de nombreuses ramifications : le courant ouest-est entre la Flandre et la Russie ; le courant sud-nord entre la Germanie intérieure et la Scandinavie.
La ville contrôlait aussi dans son proche arrière-pays les salines de Lunebourg, essentielles dans toute cette partie de l’Europe. Le précieux sel accroissait la valeur des denrées animales, vite périssables. Salaisons de viande, de poisson, fromages, devenaient ainsi commercialisables au loin.
Promue ville libre dans le cadre du Saint-Empire, avec privilège de battre monnaie (1226), Lubeck connut une croissance fulgurante. Avec 15 000 habitants, souvent venus de Westphalie ou de Flandre, elle devint la seconde ville de l’Empire. Les élites d’autres villes voisines, Rostock, Stralsund, Stettin, rejoignirent au sein de cette première Hanse les cités de la Mer du Nord, dont Hambourg et Brême (1259).
Les villes hanséatiques (soulignées en rouge) et les États teutoniques (en bleu) au XVe siècle. (C) Wikipédia. La naissance de la Hanse proprement dite résulta de la liaison de ce premier pôle « oriental » avec un second pôle « occidental », celui des marchands rhénans et flamands établis depuis le XIe siècle à Londres et regroupés sous l’égide de la ville de Cologne. Indépendantes les unes des autres, ces municipalités expérimentèrent des procédures de concertation et de prise de décision souples, promises à un grand avenir.
Suzerain suprême, l’Empereur était loin, tourné vers l’Italie et d’ailleurs très affaibli. L’essor des villes contrasta donc avec une certaine anarchie constitutionnelle de l’Empire. La Ligue s’élargit progressivement par l’intégration d’autres confédérations urbaines.
Sa force reposait sur les garanties que les villes s’accordaient mutuellement pour la protection et l’exercice du commerce. En pays slave, scandinave ou balte, la puissance de la Hanse favorisa l’établissement de marchands, d’artisans ou de mineurs allemands. Car elle se nourrissait aussi d’une dynamique démographique, celle du Drang nach Osten (Poussée vers l’Est) qui caractérisait alors l’expansion de populations allemandes.
Les chevaliers teutoniques qui passèrent de nombreux accords avec la Hanse furent, on le sait, des acteurs essentiels de ce mouvement, de la Prusse à l’Estonie. NAVIRES ET MARCHANDISES Les bénéfices des Hanséates crûrent fortement. Le hareng du Danemark, la morue de Norvège, le cuivre et le fer de Suède, les blés, le lin, le chanvre des provinces baltes, les précieuses fourrures, la cire et le miel des principautés russes s’échangeaient avec profit contre la laine et l’étain d’Angleterre, les fins draps de Flandre, les vins du Rhin et, toujours, l’« or blanc », c’est-à-dire le sel.
Lubeck avait reçu par voie de mer 251 navires en 1368 ; ils furent 507 en 1402. Cette même année, près de 1 500 embarcations fréquentèrent de surcroît le port fluvial de la « reine de la Hanse ». Le canal qui y acheminait le sel mettait aussi la ville en relation avec l’Elbe et donc avec la Mer du Nord.
La batellerie animait ainsi bien des fleuves, Rhin, Meuse, Weser, Elbe, Oder, Vistule, Niémen, Dvina, Neva. Le bassin de l’Elbe mettait ainsi Hambourg en lien direct avec Prague et de là avec Cracovie, alors capitale de la Pologne et ville hanséatique. De même, Novgorod n’était pas la seule entrée vers le monde russe : Riga, fondée en 1201 à l’embouchure de la Dvina par des marchands de Brême, put desservir un immense Hinterland jusqu’à Smolensk et à Lemberg (Lviv).
Mises au point en Mer du Nord par les Frisons au XIIe siècle, les cogues (Kogge), des navires pontés remarquables par leur construction, leur tonnage et un peu moins pour leur navigabilité, furent perfectionnés par les Hanséates. Dotées d’un gouvernail axial — le fameux gouvernail d’étambot — puis d’un deuxième mât, elles purent transporter 100 et bientôt 200 tonnes de fret. Après 1300, apparurent les hourques (Holk), navires géants atteignant 500 à 700 tonnes de charge utile.
Gréés avec trois mâts sur le modèle anglais (1420), munis d’artillerie, ils purent développer une fonction militaire, ce qui procura de nouvelles rémunérations au capital investi. Reconstitution d’un coq hanséatique du XIIIe siècle. (C) Wikipédia. La navigation dans des mers souvent houleuses ou brumeuses requérait une solide expérience des marées, des bancs de sable mouvants et de la nature des fonds marins.
Sans repères visuels clairs et dépourvus de cartes fidèles, les pilotes hanséates élaborèrent peu à peu un remarquable outil de navigation, le Seebuch, finalement édité en 1470. Ce « livre de la mer » couvrait alors une grande partie de l’espace européen, du golfe de Finlande à la Méditerranée occidentale. Même si les flottes hanséatiques, dont les convois devinrent obligatoires au milieu du XIVe siècle, donnaient le sentiment d’une puissante entreprise collective, presque rien n’y relevait d’un financement public.
Même la sécurité était à frais partagés : les navires de l’escorte embarquaient des mercenaires recrutés par les armateurs. C’était surtout la volonté d’établir un trafic sans concurrences internes qui présidait à cette organisation : le marchand affréteur ne devait pas opérer seul. La flotte était donc un élément du commun, mais chacun payait pour soi.
Les armateurs exigeaient de leurs capitaines qu’ils prissent à leur compte une part du capital engagé : dans les navigations côtières où l’on s’échouait plus qu’on ne coulait en haute mer, on se méfiait du Schiffer qui ne risquait pas son patrimoine dans un bateau qui n’était pas le sien. Les salaires des équipages, qui doublèrent entre le XIIIe et le XVe siècle, étaient en partie payés d’avance et à son retour, le marin percevait le solde de ce qui lui était dû, qui pouvait varier en fonction des bénéfices. L’armateur quant à lui partageait les risques avec des associés.
On cite ainsi le cas d’un navire qui au XVe siècle emporta dans sa cale un capital réuni par 62 hommes d’affaires ! Le bateau lui-même était très souvent la propriété de deux ou trois marchands et les partages successoraux ne manquaient pas de fractionner ce que n’avait pas, dès la construction, divisé la prudence des investisseurs. HOMO HANSEATICUS Partout l’on retrouvait les mêmes entrepreneurs, souvent âpres au gain, laborieux et pressés d’amasser de substantiels bénéfices pour se retirer dans leur pays natal.
Ils frayaient peu avec les indigènes. La législation locale ne parvint généralement pas à endiguer les initiatives de tels hommes, énergiquement soutenues par les puissants conseils des villes de la Hanse. La Norvège fut profondément minée par cette activité étrangère ; le Danemark et surtout la Suède se défendirent mieux et trouvèrent même profit à commercer avec les milliers d’Allemands qui animaient leurs ports, leurs forges et leurs foires.
Mais lors même que l’autorité publique y restait aux rois, les villes s’y germanisèrent en profondeur. Elles demeurent aujourd’hui marquées par un même style architectural gothique, né à Lubeck, utilisant avec bonheur toutes les ressources de la brique rouge, et dont témoignent tant de remarquables exemples d’architecture religieuse, civile et militaire. Une des portes historiques de la ville de Lubeck (1464), de style traditionnel, en briques rouges. (C) Wikipédia.
Les Hanséates, polyglottes par nécessité, privilégièrent longtemps leur dialecte bas-allemand (Plattdeutsch) qui était compris des Flandres à la Finlande. Cette facilité linguistique ne fut d’ailleurs pas rompue par la Réforme protestante qui, si elle fit à partir du XVIe siècle la promotion de langues nationales (néerlandais, danois etc.), donna à la langue allemande standard, le Hochdeutsch de la Bible de Luther, un prestige durable. Un secret de l’influence hanséatique est à chercher dans le sentiment puissant de solidarité qui unit longtemps les membres de la Ligue, sans que la contrainte n’y jouât un rôle.
Cette solidarité était économique bien sûr mais elle reposait également sur les liens matrimoniaux des élites. Tel patricien qui avait pignon sur rue à Lubeck, avait des frères à Gand ou à Londres, des gendres et des cousins à Magdebourg ou à Copenhague. Les fils effectuaient un apprentissage prolongé dans les villes du réseau avant de s’établir.
Avisés en affaires, frottés de latin, ces Pfeffersäcke (sacs de poivre) se confondaient avec la couche la plus riche du monde des affaires. Avec le temps, ils formèrent souvent une sorte de noblesse, capables de tirer l’épée. Des parallèles ont pu être établis entre ces élites et celles de Gênes ou de Venise.
DE NOVGOROD À CEUTA Hors du Saint-Empire, les Hanséates s’étaient assurés de fortes positions dans leurs quatre grands comptoirs (Kontore). Dotés d’une forme d’extraterritorialité parfois clôturés de murs, ils regroupaient autour d’une église, des hôtelleries, des entrepôts, des ateliers. C’était le cas du lointain Peterhof de Novgorod.
Là, 300 à 600 Allemands traitaient un commerce de luxe destiné à tout l’Occident, celui des fourrures précieuses : la zibeline, l’hermine, la martre. Ces produits venus de l’immense espace russe y étaient échangés contre les produits de l’Occident, à commencer par le sel et les textiles. Bergen, au fond d’un fjord de Norvège, c’était avant tout un quartier, le Tyske Bryggen (le quai des Allemands), qui compta jusqu’à 2 000 personnes, soit le tiers de la population.
Marchands, commis, artisans, apprentis, tous célibataires. Les Hanséates y déchargeaient des quantités de céréales, nécessaires à la survie de la Norvège. Ils y achetaient les prises des pêcheurs des îles Lofoten, surtout la morue, qu’ils transformaient en poisson séché (Stockfisch), protéine bon marché exportée jusqu’en Méditerranée et qui permettait de faire maigre selon les prescriptions de l’Église.
Quai des Allemands de Bergen, dans ancien quartier de la ligue. (C) Wikipédia. À Londres, les marchands de Cologne et leurs associés bénéficiaient de privilèges royaux. La grande affaire de cette Hansa Alemaniae y fut l’importation de vin du Rhin.
Un temps ils exercèrent aussi de fait le monopole de l’exportation de la laine anglaise vers le continent. Bruges fut le centre du traitement de ces toisons, et ce fut là, en Flandre, que la Ligue eut son comptoir le plus important. Son importance doubla lorsqu’à partir de 1277 les nefs génoises y accostèrent, chargées d’épices, faisant de ce port le point de jonction cosmopolite entre le commerce hanséatique et celui de l’espace méditerranéen.
Les tensions avec les autorités locales comme avec les indigènes y furent fréquentes. Aux villes ou aux princes, allemands ou étrangers, la Hanse tenant l’offre et la demande dans une même main, fut capable d’imposer les intérêts de ses membres. Elle craignait la guerre, préférant amener l’adversaire à résipiscence soit par la supériorité de sa diplomatie, soit à l’occasion, par la bataille économique.
Bruges subit ainsi deux fois un embargo ; en 1284, ce fut le royaume de Norvège qui fut frappé par un efficace blocus. Mais lorsque le roi Valdemar de Danemark s’empara de Visby en 1361, les autres villes hanséatiques, réunies à Cologne, décidèrent une riposte militaire. La paix de Stralsund qui en résulta en 1370 fut l’apogée de la Ligue.
Elle valut aux Hanséates victorieux le libre passage du stratégique détroit du Sund ainsi qu’un droit de veto sur la succession au trône de Danemark ! Plus d’une centaine de villes furent alors associées aux quelque 72 cités proprement hanséatiques, elles-mêmes regroupées en cinq groupes régionaux, dotés de leurs propres structures délibératives. La Hanse déploya également son activité sur les littoraux atlantiques.
Le sel gemme de Lunebourg fut peu à peu remplacé par le sel marin français, de 30 à 50 % moins cher, malgré la distance. Ce fut là le rôle de la « flotte de la Baie », énorme convoi qui faisait annuellement le long voyage de la Baltique jusqu’aux marais salants qui s’égrenaient de Bourgneuf à La Rochelle. Cette activité laissa supposer que la Ligue put jouer un rôle de médiateur dans la Guerre de Cent Ans mais il n’en fut rien, la neutralité prévalut entre les lys et les léopards, ce qui ne fut pas sans dangers.
Des navires hanséates poussèrent jusqu’à Lisbonne où l’on trouvait aussi du sel et du vin. En 1415, un de leurs navires participa même à la prise de Ceuta. La cogue nordique contribua ainsi à la mise au point de la fameuse caravelle des Grandes Découvertes.
UNE PUISSANCE SANS INSTITUTIONS La Hanse n’était cependant pas souveraine, car elle demeurait dans le cadre du Saint-Empire et ses membres restaient dans l’obédience de princes territoriaux. Elle n’eut jamais non plus de frontières car son espace fut une réalité économique et en partie culturelle. Elle fut donc un archipel de villes doublé d’un réseau de flux.
De cette réalité découle le double caractère de la Hanse, à la fois allemand et européen. « Elle fut donc un archipel de villes doublé d’un réseau de flux. » Dépourvue de personnalité juridique, elle ne disposait ni de finances, ni de fonctionnaires, ni d’armée, ni de marine permanentes. Un comble, elle n’avait pas même de sceau !
Une seule institution lui était propre, la Diète hanséatique ou Hansetag mise en place en 1356. Cette assemblée générale des villes, en principe trisannuelle, ne fut qu’irrégulièrement réunie, et de surcroît, ne fut jamais générale. Lubeck occupa longtemps un rôle de « ville directrice » puisque la Diète se réunit le plus souvent dans l’opulente cité.
À côté de cette Diète générale, existaient des diètes régionales et d’autres qui se regroupaient ponctuellement, sur tel ou tel sujet. Ce furent ces petites diètes-là qui réunirent le plus de gens et qui prirent le plus de décisions. Le droit ainsi élaboré donnait la priorité absolue à la sécurité des cargaisons et soumettait les marins aux intérêts des marchands.
Des tribunaux arbitraient les litiges, s’appuyant sur la jurisprudence des lois de Lubeck, reconnue dans une centaine de villes. Les recès, textes qui fixaient le droit de la mer et les règles du commerce, étaient rédigés au moment d’un Hansetag. Une partie des villes adoptèrent même en 1379 une sorte de monnaie commune, le Mark qui allait durer deux siècles.
L’unanimité étant requise, une ville pouvait cependant choisir d’ignorer une disposition si elle s’opposait à ses intérêts. Mais en dépit de ces faiblesses de structure et malgré toutes les oppositions d’intérêts inévitables entre des villes si diverses et si éloignées les unes des autres, la Hanse put se maintenir avec souplesse. BLOCUS ET BATAILLES Un danger persistant fut, on le devine, celui de la piraterie.
Ce fut d’ailleurs en grande partie à cause de cette insécurité endémique que les marchands s’étaient jadis réunis. Les écumeurs des mers pouvaient muter vers la condition de corsaires comme lors de la guerre que se livrèrent de 1391 à 1393 le roi de Danemark et le duc de Mecklembourg pour la conquête de la couronne de Suède. Boutés hors de la Baltique par une armada coalisée, ceux-là furent finalement anéantis et leurs chefs, décapités à Hambourg.
Néanmoins les mers demeurèrent dangereuses : Bergen, mise à sac en 1393, fut encore razziée en 1429. La Hanse vit monter contre elle bien des concurrences. Ce fut le cas dans l’Empire où des villes méridionales comme Augsbourg ou Nuremberg lui disputèrent les marchés.
Elle adopta donc une posture intransigeante. Elle interdit à ses membres de commercer avec des non-membres et exigea que seuls des Hanséates dirigeassent les quatre lucratifs comptoirs. Elle durcit aussi les conditions d’adhésion.
Les employés étrangers durent bientôt justifier de longues années de service et aussi posséder une maison dans une ville de la Ligue. Certaines origines devinrent suspectes, d’abord les Flamands, puis les Hollandais et enfin les Anglais. L’adversaire le plus constant de la Hanse demeurait pourtant l’ambitieuse dynastie danoise.
Elle avait obtenu en 1389 la couronne de Norvège et celle de Suède en 1397, réalisant ainsi l’Union scandinave dite de Kalmar. Son monarque se sentit bientôt assez fort pour imposer à nouveau un péage aux navires franchissant le Sund. La Diète déclara en représailles le blocus des trois royaumes.
Ce fut à nouveau la guerre et cela impliqua les Hanséates dans de longues et coûteuses opérations. 240 navires et 12 000 hommes assiégèrent même Copenhague, en vain. La paix de 1435 assura cependant la confirmation des exemptions fiscales de la Hanse.
Et les affaires reprirent. Au milieu du siècle, des villes hollandaises de la Ligue, cassant les prix sur le hareng puis sur le sel de France, devinrent elles aussi des concurrentes. Sourdes aux sommations, résistantes au blocus, il fallut les affronter sur mer.
Mais ce fut l’Angleterre surtout, en s’affirmant comme puissance maritime, qui défia la Ligue. La rivalité devint féroce, les actes de piraterie dans la Manche aboutissant à une guerre ouverte en 1470. L’embargo fut alors prononcé contre le royaume et la fermeture de la Baltique aux navires anglais fut décidée.
Cologne et Brême, qui s’opposèrent à cette guerre, furent temporairement exclues de la Hanse. Grâce à la médiation du seigneur des Pays-Bas, Charles le Téméraire, la guerre se termina en 1474 par le traité d’Utrecht : les Anglais étaient sur la voie de l’émancipation commerciale. Date Événement 1161 Fondation à Visby de la première Hansa, association de marchands allemands 1226 Lübeck devient ville libre, avec privilège de battre monnaie 1241 Lübeck choisie comme « tête » de l’association (caput hansae) 1356 Mise en place de la Diète hanséatique (Hansetag) 1370 Paix de Stralsund, apogée de la Ligue 1379 Adoption d’une monnaie commune, le Mark 1470 Édition du Seebuch, manuel de navigation hanséatique 1598 Fermeture définitive du comptoir de Londres 1669 Dernier Hansetag à Lübeck, neuf villes présentes 1871 Les couleurs de la Hanse rejoignent celles de la Prusse sur le pavillon du Reich 1926 Création de la compagnie aérienne Lufthansa 1978 Appel de Zwolle (Pays-Bas) pour un renouveau de la Hanse 2004 Adhésion officielle des États baltes et de la Pologne à l’UE 2022 22 villes russes et biélorusses exclues du réseau néo-hanséatique LES DÉFIS DE L’ÉPOQUE MODERNE Des dissensions étaient ainsi apparues entre les villes de la Ligue qui réagirent en ordre dispersé aux attaques lancées contre leurs privilèges par les États modernes.
En 1471, le parlement suédois décréta ainsi que ne siégeraient plus dans les hôtels de ville du royaume que des Suédois de naissance. Des changements survinrent aus