Rond-point à Achgabat, capitale où seuls les véhicules blancs et gris métallisé sont tolérés par un régime épris de « pureté ». Laurent Weyl / Argos Réservé aux abonnés Le récit inédit de nos envoyés spéciaux au Turkménistan, ce « Qatar des steppes », l’un des pays les plus fermés au monde REPORTAGE - Riche en gaz, mais en quête de développement, en tenaille entre Iran, Russie et Afghanistan, cette ex-République soviétique d’Asie centrale met en avant un paysage architectural insolite, façonné par un dirigeant qui ne souffre pas la contestation. Par Sébastien Falletti; Laurent Weyl (photos), pour Le Figaro Magazine Publié le 04/10/2026 à 07h00 Suivre Suivre Le Figaro sur : Google (ouvre un nouvel onglet) Google Discover (ouvre un nouvel onglet) Google News (ouvre un nouvel onglet) Sujets Turkménistan Les arêtes crénelées de neiges éternelles scintillent par le hublot, dans l’aube naissante.
L’Afghanistan glisse lentement sous les ailes de notre Boeing 777. Dans la carlingue, une hôtesse en livrée verte et à l’aplomb soviétique quadrille les rangées de sièges vides estampillés Turkmenistan Airlines. Le biréacteur racheté à la compagnie Cathay Pacific entame doucement sa descente sur la « ville blanche », la bien nommée.
Sur la plaine ocre, des maisons immaculées rehaussées de toits couleur vert pomme s’agrandissent, puis défilent en saccade à mesure que nous touchons le tarmac. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Du ciel, l’aérogare d’Achgabat affiche déjà sa différence. Une gigantesque tête de faucon blanche coiffe le terminal de 12.000 mètres carrés, chiffré à 2,4 milliards de dollars et entré dans le livre Guinness des records pour son plafond pharaonique en forme de « gül » : un motif floral traditionnel des nomades turcophones qui orne les tapis chatoyants tissés depuis des siècles dans ce caravansérail…
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