Réservé aux abonnés Vladimir Poutine et la tentation apocalyptique russe Par Laure Mandeville Publié le 02/10/2026 à 08h15 Suivre Suivre Le Figaro sur : Google (ouvre un nouvel onglet) Google Discover (ouvre un nouvel onglet) Google News (ouvre un nouvel onglet) Sujets Vladimir Poutine Russie Nucléaire Vladimir Poutine assiste à une session plénière du Valdai Discussion Club à Moscou, Russie, le 1er octobre 2026. Ramil Sitdikov / REUTERS ANALYSE - Le chantage nucléaire poutinien est un moyen cynique de convaincre l’Occident de lâcher l’Ukraine. Mais la nébuleuse idéologique qu’il chevauche et adoube est aussi portée par une inquiétante « idéologie de la fin » du monde.

Passer la publicité Publicité Depuis 2022, Vladimir Poutine flirte sans complexes avec le spectre d’une apocalypse nucléaire. Il s’agit d’intimider ses adversaires de manière cynique pour les convaincre de lâcher l’Ukraine et de plier le genou face à sa volonté de domination. C’est le côté « monstre froid » du pouvoir russe.

À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International PODCAST - Écoutez le club Le Club Le Figaro Idées avec Eugénie Bastié Mais ce que montre le philosophe russe Mikhaïl Epstein, dans son livre L’Antimonde russe (Éditions À l’est de Brest-Litovsk), est que derrière ce chantage nucléaire calculé se profile une tentation apocalyptique qui traverse toute l’histoire de la Russie depuis les vieux-croyants, et a désormais ses entrées au Kremlin. Une « idéologie de la fin » pseudo-religieuse, mise au service de l’expansionnisme et de la volonté de domination russe, qui mélange dans un étrange salmigondis orthodoxie d’État, haine eurasienne de « l’Occident décadent », culte du royaume des morts et glorification de la guerre. Autant de traits que l’on retrouve dans les écrits d’Alexandre Douguine ou les romans…

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