A la Une Pas besoin d’une attaque sophistiquée pour dérober les données de près de 605 000 usagers de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Dans son rapport daté du 23 septembre, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) décrit l’utilisation d’identifiants probablement volés par des logiciels malveillants sur des appareils non administrés par la DGFiP. L’absence d’authentification multifacteur sur deux portails a permis leur réutilisation.

Les premières extractions remontent à juin, sept semaines avant la revendication publique.Des infrastructures compromises de l’Éducation nationale ont servi de point de passage, via un réseau interministériel insuffisamment cloisonné. Le portail utilisé pour accéder aux données n’était pas supervisé par le centre de sécurité de la DGFiP. Les volumes anormaux n’ont pas déclenché d’alerte.

Même la réinitialisation d’un mot de passe n’a pas fermé la session de l’attaquant : l’exfiltration s’est poursuivie jusqu’au lendemain.Les recommandations de l’Anssi relèvent des fondamentaux de l’hygiène informatique : authentification multifacteur, postes professionnels sécurisés, droits d’accès limités, cloisonnement et supervision des applications. Elle demande également de révoquer les sessions actives lors d’une compromission. Autant de protections dont les lacunes cumulées ont permis ce vol massif de données.L’essentiel Cybermenaces en Europe : les DDoS dominent les chiffres mais les ransomwares et l’IA concentrent les risques.

Comme chaque année, l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (Enisa) publie un état de la menace au niveau de l’UE. En 2025, elle a analysé 8257 incidents, avec une surreprésentation des attaques par déni de service. L’agence alerte également sur les ransomwares et l’usage croissant de l’IA par les hackers.Sécurité économique : l’État présente sa doctrine et détaille les garde-fous imposés aux investisseurs étrangers dans la tech.

Le gouvernement français vient de présenter sa doctrine de sécurité économique et de publier le bilan du contrôle des investissements étrangers. Dans le numérique, l’IA, la cybersécurité, les puces ou le quantique font partie des technologies surveillées. Lors d’un investissement étranger, Bercy peut imposer des conditions pour protéger les informations sensibles, les savoirs et les savoir-faire de l’entreprise concernée.Docaposte renforce son offre de cloud souverain avec l’hébergeur allemand Ionos, en parallèle de son engagement dans Numspot.

Via sa filiale de conseil Softeam, Docaposte va proposer à ses clients une solution de « cloud hybride souverain » via les infrastructures de l’hébergeur allemand Ionos. Cette offre cible les secteurs régulés, tels que les secteurs publics et bancaires. Elle n’a pas vocation à remplacer Numspot, a précisé la filiale numérique de la Poste.Microsoft dévoile un centre de cybersécurité intégré à Defender où des agents IA peuvent aider à détecter les attaques et à y répondre.

Avec « ISOC », Microsoft veut relier les informations qui révèlent une cyberattaque, les outils qui permettent de l’analyser et ceux qui servent à la bloquer. L’objectif est que les agents IA puissent épauler les analystes tout au long de la réponse à incident, plutôt que d’exécuter des tâches isolées.La fuite de données de la semaine Portail de recrutement piraté : le FBI évalue les dégâts. Le FBI enquête sur une éventuelle compromission de son portail de recrutement, après qu’un groupe de hackers a revendiqué une intrusion et le vol de données personnelles de salariés.

A ce stade, l’agence fédérale précise ne pas encore savoir si l’intrusion a touché les systèmes d’un tiers ou les siens, et ne conforme ni le nombre de personnes concernées ni la nature de données dérobées. Selon le média CNN, le FBI enquêterait désormais sur l’hypothèse où tous ses salariés actuels pourraient être concernés par cet incident. Affaire à suivre.

La levée de fonds de la semaine Humain ou agent IA ? Rig Security veut faire la différence. La start-up israélienne boucle une levée de fonds de 12 millions de dollars, menée par Ten Eleven Ventures et Brightmind Partners, avec la participation de CrowdStrike Falcon Fund.

Elle s’attaque à un problème que les agents IA accentuent : connaître le compte utilisé ne suffit plus à identifier l’auteur d’une action. Sa plateforme rassemble les informations sur les comptes de l’entreprise pour savoir à qui ils appartiennent et ce qu’ils autorisent à faire. Un logiciel installé sur les ordinateurs doit ensuite identifier si une action vient du salarié ou d’un agent IA utilisant son compte.

Il est capable de reconnaître qu’une action vient d’un agent et bloquer celle qui enfreint une règle de sécurité, sans interrompre la session du salarié. Le focus réglementaire et conformité Cloud Temple décroche un deuxième visa de l’Anssi. Le fournisseur français vient d’annoncer avoir obtenu la qualification PAMS (Prestataire d’administration et de maintenance sécurisées) de l’Anssi.

Déjà titulaire de la qualification SecNumCloud pour son offre cloud, l’entreprise ajoute un cadre de sécurité pour ses prestations d’administration et de maintenance des applications : sécurisation des accès, authentification renforcée, habilitation des équipes et traçabilité des interventions. L’enjeu est de maîtriser les accès privilégiés des prestataires aux logiciels et aux données de leurs clients, en complément de la protection de l’infrastructure d’hébergement. Le coin opérationnel Avant les élections, la Cisa rappelle les fondamentaux cyber.

A l’approche des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre 2026, l’agence fédérale américaine recommande cinq protections prioritaires pour les bases d’inscription des électeurs : authentification multifacteur pour tous les accès administratifs et distants, surveillance des anomalies réseau, droits d’accès limités aux besoins de chaque utilisateur, journalisation des modifications et séparation des services accessibles au public de la base de référence. L’agence préconise notamment de conserver les journaux critiques pendant au moins un an et de pouvoir détecter puis annuler les modifications non autorisées.