L’Ukraine conduit pour la première fois une mission de ravitaillement à l’aide d’un robot amphibie Par Amaury Coutansais-Pervinquière Publié le 01/10/2026 à 18h24 Suivre Suivre Le Figaro sur : Google (ouvre un nouvel onglet) Google Discover (ouvre un nouvel onglet) Google News (ouvre un nouvel onglet) Sujets Ukraine Robot Soldats de NC13, une unité du Troisième Corps de l’Armée d’Ukraine spécialisée dans l’utilisation combat des véhicules terrestres sans pilote (UGV), préparent de nouveaux véhicules pour une utilisation sur le terrain dans un atelier de la région de Kharkiv, Ukraine, le 22 mai 2026. Thomas Peter / REUTERS Ce robot a livré des munitions à l’issue d’un parcours à la fois terrestre et aquatique de plus de quarante kilomètres, selon un communiqué du ministère de la Défense ukrainien. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Une première.

Mardi, le ministère de la Défense ukrainien s’est félicité d’une prouesse technologique et souveraine : le ravitaillement d’une unité par un «véhicule terrestre sans pilote» (UGV) amphibie de fabrication nationale. Ce robot a livré des munitions à l’issue d’un parcours à la fois terrestre et aquatique de plus de quarante kilomètres. «Les obstacles d’eau en première ligne constituent un véritable défi pour la logistique militaire.

Rivières, canaux et zones marécageuses peuvent compliquer, voire bloquer complètement, les itinéraires des véhicules terrestres sans pilote (UGV) conventionnels», précise un communiqué du ministère. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Les rotations d’unités en première ligne se compliquent à cause de l’omniprésence des drones - tant de surveillance que de frappe. Et, partant, le ravitaillement des unités en munitions et provisions.

Le largage de celles-ci, pourtant également utilisé, se heurte au même défi de la défense aérienne russe. Par ailleurs, le Donbass est strié de cours d’eau plus ou moins larges. Leur franchissement revêt toujours un enjeu logistique crucial pour les armées en campagne, surtout quand elles ne maîtrisent pas le ciel - d’où viennent la plupart des menaces.

Passer la publicité Publicité Pour conjurer cette difficulté, l’armée ukrainienne a «perfectionné ce système pendant des mois» «en tenant compte des missions réelles, du retour d’expérience opérationnel et des spécificités du terrain en première ligne». Elle s’est appuyée sur Brave1, une plateforme gouvernementale qui rassemble de nombreux ingénieurs et startupers, financée en partie par des fonds nationaux. «En particulier, en juin 2026, Brave1 a intégré un volet dédié aux UGV amphibies à son programme de subventions actualisé.» Remplaçer le fantassin par des robots «Si nous nous orientons vers l’innovation technologique, alors cette année, j’en suis convaincu, nous pouvons retirer jusqu’à 30 % des fantassins de la [ligne de démarcation, NDLR], et dans un avenir proche, jusqu’à 80 %», avait déclaré Andriy Biletsky, commandant de la très réputée 3e brigade d’assaut, dans un entretien à un média ukrainien le 21 mars.

Une aide mécanique qui résoudrait - en partie - la pénurie de militaires au service de Kiev. Un enjeu particulièrement important compte tenu de l’écart démographique entre les deux pays : avant la guerre, la Russie comptait plus de 140 millions d’habitants, contre environ 40 millions pour l’Ukraine. Pour l’heure, les missions attribuées à ces robots militaires ne revêtent pas de fonction combattante.

Mais fin 2025, l’armée ukrainienne avait déployé un robot terrestre, armée d’une mitrailleuse, pour tenir une position pendant 45 jours. «Seul le robot terrestre était présent sur place. C’était le principe fondamental.

Les robots ne saignent pas», a rapporté un commandant ukrainien, issu de la 3e brigade d’assaut auprès de Business Insider .