Les créanciers de l’ex-Altice USA attaquent Patrick Drahi et dénoncent des transferts d’actifs Patrick Drahi est directement visé par une plainte déposée à New York par des créanciers d’Optimum. Ces derniers lui reprochent, ainsi qu’à d’autres initiés, d’avoir bénéficié de transferts de valeur au détriment des prêteurs. Les créanciers d’Optimum Communications, ex-Altice USA, ont engagé des poursuites à New York contre l’opérateur américain.
Ils accusent notamment la société d’avoir transféré de la valeur au bénéfice de son actionnaire majoritaire Patrick Drahi et d’autres initiés, alors que l’entreprise porte plus de 26 milliards de dollars de dette. Des créanciers dénoncent des transferts de valeur Le conflit entre Optimum et ses créanciers prend une nouvelle dimension. Plusieurs prêteurs ont déposé lundi une plainte à New York pour demander l’annulation de différentes opérations réalisées par l’entreprise au cours des dernières années.
Selon les plaignants, ces transactions auraient permis de faire sortir des actifs du périmètre accessible aux créanciers, au bénéfice notamment de Patrick Drahi et de certains dirigeants ou actionnaires. Ils estiment que certaines opérations auraient été réalisées sans véritable justification économique et en violation des engagements pris dans les contrats de dette. Les créanciers dénoncent notamment un mécanisme selon lequel la valeur créée à court terme par la stratégie du groupe serait ensuite redistribuée sous forme de frais de gestion, dividendes ou rémunérations, laissant parallèlement Optimum avec des activités fragilisées et une dette devenue difficilement soutenable.
Une opération sur des actions privilégiées dans le viseur La plainte revient notamment sur une opération réalisée en mai avec l’émission d’actions privilégiées au sein d’une filiale présentée comme une « unrestricted subsidiary ». Ce type de structure peut disposer d’une plus grande liberté pour emprunter ou transférer certains actifs, potentiellement hors de portée des créanciers existants. Ces derniers affirment que l’opération constitue une structure artificielle et qu’elle aurait directement bénéficié à Patrick Drahi et à d’autres initiés.
Ils estiment également que ces actions privilégiées créent une forme de pénalité financière pour les créanciers de l’entité CSC Holdings s’ils décident de faire valoir leurs droits. Après l’opération, les détenteurs de ces titres bénéficieraient en effet d’un paiement plus important en cas d’application des droits prévus par les contrats de dette que dans le cadre d’un accord négocié avec l’entreprise. Optimum rejette catégoriquement les accusations formulées dans la plainte.
Dans une déclaration, un porte-parole de l’entreprise affirme que les opérations destinées à protéger et maximiser la valeur pour les différentes parties prenantes ont été réalisées dans le respect des accords de dette existants et de la législation applicable. L’entreprise indique également qu’elle entend répondre aux accusations devant la justice et assure rester concentrée sur sa stratégie, ses clients et la recherche d’une restructuration globale et négociée de sa dette. Source : Bloomberg Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 29/09/2026 à 15h19 par Lucas Musset