Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères, à la tribune des Nations unies le 26 septembre 2026 Eduardo Munoz / REUTERS Avant de monter à la tribune de l’organisation des Nations unies et de critiquer l’Occident, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a eu une “réunion inattendue” avec son homologue allemand Johann Wadephul, rapporte Politico Europe, la première du genre depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Une discussion qui intervient dans un contexte de “tensions élevées” entre les deux pays, poursuit le site. “La rencontre n’a duré que vingt minutes”, constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung mais elle a été pour Wadephul, “la plus importante” de sa semaine à l’Assemblée générale de l’ONU. La conversation a été “intense”, a confié le ministre allemand à la chaîne ZDF.

Il dit avoir prévenu Moscou que l’Allemagne ne voulait plus d’autres incidents comme l’attaque de drones à l’aéroport de Leipzig le mois dernier. Wadephul a dénoncé “une escalade inacceptable” et a également “condamné les agressions ciblées de plus en plus courantes contre la population civile ukrainienne”. Berlin assure que c’est l’équipe de Lavrov qui a demandé ce rendez-vous par un tiers.

Une porte-parole de Lavrov soutient que l’Allemagne a arrangé les discussions. À lire aussi : Allemagne. Drone explosif à Leipzig : Berlin accuse la Russie et annonce des représailles Ajouter aux favoris La FAZ note que “les Européens s’efforcent de remettre les pieds dans la porte des négociations sur l’Ukraine, qui étaient entièrement du côté des Américains après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche”.

Ce qui pourrait expliquer pourquoi Wadephul - le septième diplomate en chef allemand à rencontrer Lavrov depuis 2004 - était disposé à parler avec l’un des ministres les plus durables de l’ère Vladimir Poutine. Le “tête à tête”, comme le décrit The Independent, s’est terminé par une poignée de mains. “Et puis, Lavrov a dénoncé l’Occident dans son discours”, ironise le quotidien britannique. Il a “lancé des piques”, s’en prenant à l’OTAN et aux États-Unis mais sans citer Donald Trump, observe encore The Independent.

Lavrov considère que l’Occident “continue d’essayer de maintenir ses privilèges et d’imposer ses propres règles à tous les autres”. À lire aussi : Portrait. Sergueï Lavrov, le brillant diplomate russe qui a choisi la guerre Ajouter aux favoris Jouer des divisions Le New York Post évoque une “tirade enflammée” dans laquelle le fidèle de Poutine a accusé les Occidentaux d’abuser de leur “force brute” et de jouer en Ukraine “les va-t-en-guerre” en Ukraine, affirmant que leur stratégie allait “dans le mur”.

Il a notamment pointé le fait que l’Europe et les États-Unis fournissaient des armes à Kiev et aidaient ainsi les Ukrainiens à “cibler des civils et des infrastructures civiles”. Des propos qui “ont esquivé les attaques répétées de la Russie contre des appartements, des entrepôts et des infrastructures énergétiques”, remarque le Post. Le tabloïd signale aussi que le Russe “a cherché à semer la discorde entre les États-Unis et l’Europe” en déclarant que l’Europe, “contaminée par le virus de la supériorité raciale”, faisait “tout ce qui était en son pouvoir pour faire échouer les discussions de paix auxquelles participait l’administration Trump”.

Samedi, de nouvelles frappes russes ont fait six morts et 45 blessés en Ukraine, indique le Kyiv Independent. À lire aussi : Ukraine. Frappe russe à la frontière polonaise : “un avertissement” qui indigne l’Europe Ajouter aux favoris Parallèlement au discours de Lavrov, la Deutsche Welle a fait part de l’inquiétude grandissante de pays européens face à une possible “guerre hybride” menée par Moscou.

Les capitales du Vieux Continent avaient tendance à considérer le conflit comme une “distante réalité”, explique le média allemand. Mais “la situation a radicalement changé depuis cet été” avec l’affaire de Leipzig, le survol de drones ou des actes de sabotage. “Les Russes ont cette capacité à sortir un sourire narquois et nier leur responsabilité quand tout le monde sait bien que ce sont eux”, résume un ancien ambassadeur américain en Pologne, interrogé par USA Today. “Pendant ses 26 ans de règne sur la Russie, Poutine a compris qu’il pouvait défier l’OTAN dans une relative impunité”, rappelle le quotidien. Alors jusqu’où est-il prêt à aller pour tester l’organisation, se demande USA Today.

Sachant qu’un “manque d’engagement clair des États-Unis auprès de ses alliés” a sans doute “enhardi” le président russe. À lire aussi : Géopolitique. Face à la guerre hybride menée par la Russie, le vrai casse-tête de la dissuasion Ajouter aux favoris Loïc Pialat Guerre en Ukraine Europe États-Unis Réveil Vladimir Poutine Sur le même sujet Article réservé aux abonnésReportage. “Ceux d’en bas” : en Turquie, une vie de labeur pour une chambre sans fenêtre Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésGéopolitique.

Comment la Norvège, le Canada et la France poussent pour encadrer l’IA Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésVu de l’étranger. Des centaines de milliers de personnes pour Léon XIV, le signe d’un “regain de religiosité” en France Écouter l’article Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésAfrique. La Libye, terrain de rivalités géopolitiques entre Washington, Moscou et Kiev Écouter l’article Ajouter aux favoris Nos services La Soirée Expat Préparez votre aventure à l’étranger dès maintenant !

Tables rondes, rencontres et cocktail pour échanger sur toutes les bonnes pratiques pour expatriation. Je m’inscris → HORS-SÉRIE Où se trouve le cloud ? Combien de câbles de communication traversent l’Atlantique ?

Comment l’Iran coupe-t-il son réseau Internet ? Ce sont ces questions qui nous ont conduits à proposer cet atlas des communications. Car Internet est une réalité physique.

Je découvre → Théâtre 13 Tentez de remporter une carte abonnement à la saison de spectacles 2026-2027 pour le Théâtre 13 à Paris. Je participe → Panorama du cinéma colombien Tentez de remporter une invitation pour 2 personnes pour participer à une séance de la quatorzième édition du panorama du cinéma colombien à Paris. Je reçois mon invitation →