Les États-Unis ont officiellement fait une demande pour défendre les intérêts du réseau social X devant la justice européenne. Ayant écopé d’une amende de 120 millions d’euros, pour non-respect du Digital Services Act, X a fait appel de cette décision de la Commission européenne. Les États-Unis veulent officiellement intervenir devant la justice de l’Union européenne, afin de défendre les intérêts du réseau social X d’Elon Musk.

Le but de l’administration Trump est de faire annuler une amende 120 millions d’euros infligée par la Commission européenne au réseau social, en décembre 2025. Bruxelles avait sanctionné X pour ne pas avoir respecté des obligations imposées par le Digital Services Act. Plus précisément, après avoir enquêté, la Commission européenne avait conclu que le badge de vérification bleu de X avait une conception trompeuse.

Naturellement, X a fait appel de cette décision. Et, désormais, le dossier est entre les mains du tribunal de l’Union européenne. Et c’est au niveau de ce tribunal que les États-Unis, par le biais du Département de la justice, font une demande pour intervenir dans ce dossier. “L’article 40 du Statut de la Cour de justice de l’Union européenne prévoit qu’une personne physique ou morale, y compris un État, peut intervenir dans les litiges portés devant la Cour lorsque cette personne « peut justifier d’un intérêt à l’issue de l’affaire devant la Cour »”, explique le communiqué du Département de la justice.

La Commission est prête à défendre sa décision Alors que les décisions et les enquêtes de la Commission européenne sur des géants américains se multiplient, les États-Unis semblent vouloir faire de ce dossier un exemple. “Nous ne tolérerons pas que la Commission européenne abuse de son pouvoir réglementaire pour tenter de contrôler les moteurs américains d’innovation et de croissance économique”, a déclaré Brett A. Shumate, un responsable du Département américain de la justice. De son côté, Bruxelles assure qu’il est prêt à défendre sa décision devant la justice de l’Union européenne. “Nous appliquons notre législation de manière objective, transparente et en nous appuyant sur des éléments solides”, a assuré un représentant de la Commission européenne, selon CNBC. “Nous sommes prêts à défendre notre position devant les tribunaux.

Nous disposons de nombreux éléments de preuve et, comme toujours, il appartiendra à la justice de trancher.”