"C'est un premier avertissement" : les salariés de SFR dénoncent une vente qui menace leurs emplois et lancent une grève Par Nassim Chentouf Publié le 24/09/26 à 20h30 Nos réseaux : Suivez-nous Ajoutez nous à vos favoris Google Commenter 3 © Shutterstock Au moins 2 660 salariés parmi les 8 000 de SFR ont participé au mouvement, selon l’UNSA. La CFDT parle de 3 500 grévistes. À Paris, c’est entre 1 000 et 2 000 personnes qui se sont rassemblées devant le siège d’Altice France, maison mère de SFR.
Mais il y a également eu des mobilisations à Lyon et à Rennes.Un tiers des 8 000 salariés de SFR en grèveOlivier Lelong, délégué syndical CFDT, lance un message très clair aux repreneurs : "C’est un premier avertissement." C’est au début du mois de juin qu’Altice France a signé un accord pour céder SFR à Bouygues Telecom, Orange et Iliad Free pour la somme de 20,35 milliards d’euros. Dans la finalisation, il y a également un complément de prix qui pourrait atteindre 650 millions d’euros.Mais l’opération n’est pas encore validée puisqu’il faut le feu vert de l’Autorité de la concurrence, une instruction qui prendra "au moins 18 mois". La vente effective est donc prévue au second semestre 2027 si le calendrier annoncé par les acheteurs est respecté.
À lire également : Rachat de SFR : plus de 5 000 salariés sans repreneur, et l'État dit que ça ne le regarde pas C’est le partage des salariés et leur avenir au sein de l’entreprise qui cristallise une grande partie des tensions. Ce sont environ 2 300 personnes qui rejoindraient Bouygues Telecom dès la vente. Un peu plus de 230 rejoindraient Orange et 53 iraient chez Iliad Free.
Les repreneurs récupéreront aussi les 120 boutiques de SFR.Le consortium des trois opérateurs repreneurs déclare qu'"environ 5 000 pourront rejoindre les trois opérateurs au lendemain de l’opération et 3 000 poursuivront leur activité chez SFR pour conduire la migration sur plusieurs années". Mais pour les syndicats, ces garanties sont insuffisantes.Des garanties insuffisantes pour les représentantsLes représentants du personnel réclament trois propositions de reclassement par salarié, alors que pour le moment c’est une seule. Les indemnités proposées représenteraient seulement 70 % de celles du plan de départ volontaire de 2021 et seraient en dessous de celles du plan social de 2017.Abdelkader Choukrane, élu au CSE et secrétaire général de l’UNSA, résume la colère : "Ils ne veulent rien lâcher alors qu’on parle tout de même de la disparition de SFR et qu’il n’y a rien pour les salariés." chez La Tribune.
Mais il n’y a pas que les 8 000 salariés de SFR qui sont concernés. À lire également : 200 000 abonnés SFR claquent la porte de l'opérateur avant sa vente, la fuite des clients commence déjà Altice Technical Services emploie 3 200 personnes qui se chargent notamment du déploiement et de l’entretien du réseau. Une filiale qui ne fait pas partie du périmètre de reprise.
Chemseddine Barri, délégué syndical de l’UNSA, explique : "L’écosystème a été créé pour que l’on soit dépendant à 100 % de SFR." toujours chez La Tribune. Selon les élus du personnel de la filiale, environ 10 000 emplois directs et indirects seraient menacés avec les sous-traitants.Mais ce n’est pas tout puisque la contestation s’invite dans les tribunaux. Le comité social et économique central de SFR demande davantage de documents sur le projet de cession.
C’est le 24 septembre 2026 qu’il a défendu un recours en référé contre Altice France et les trois acheteurs devant le tribunal judiciaire de Paris. La justice rendra sa décision le 26 octobre prochain. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ?
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