Les pirates de ShinyHunters affirment détenir les données de milliers d’employés du FBI Le FBI piégé Illustration : Flock Mickael Bazoge Le 22 septembre à 21h16 Le FBI a été visé par une attaque de ShinyHunters. Le groupe de pirates serait en possession de données concernant des milliers d’employés de l’Agence fédérale. Parmi les informations volées : noms, adresses, numéros de téléphone et des données sur la famille des employés.

Une erreur ? Pour prouver leur intrusion, les pirates ont détourné le site de recrutement du FBI. Pendant quelques minutes, on pouvait y lire que « le site a été saisi par ShinyHunters » et que « toutes les données du FBI ont été compromises, notamment des données personnelles et médicales sensibles concernant les employés actuels et anciens du FBI ».

Le groupe déclare aussi posséder « bien plus de données que ce que nous affirmons ici ». Avant de terminer par une formule typique de Donald Trump : « Merci de l’attention que vous porterez à cette affaire. » Le site de recrutement piraté du FBI. Capture d’écran : vxdb Le même site a rapidement affiché un message d’erreur prévenant que le portail de candidature est actuellement indisponible, toujours en ligne à l’heure où nous publions.

Le site principal fbi.gov a lui aussi été placé en indisponibilité, d’après nos constatations. Un échantillon des données fourni au site 404media semble bien confirmer la nature et l’ampleur du vol de données. Selon nos confrères, ShinyHunters a exploité une faille zero-day dans PeopleSoft, un logiciel Oracle, pour obtenir un accès aux serveurs AWS GovCloud et siphonner les données.

Il y en aurait pour 2 à 3 To. Le FBI sommé de retirer ses accusations ShinyHunters est bien connu des services, en France comme à l’étranger. On leur droit de nombreux vols de données qu’ils tentent ensuite de rançonner.

Pour le FBI, les choses sont un peu différentes. Un « avis public » placardé sur le site du groupe accuse l’agence fédérale d’avoir porté des accusations mensongères envers l’organisation dans un bulletin publié au deuxième trimestre. Sécurité [MàJ] Vols de données : des pirates de moins de 25 ans, seuls dans leurs chambres Sécurité Vendredi 22 mai 2026 à 08h24 22/05/2026 08h24 16 Shinyhunters a publié un message adressé au FBI sur son site onion – capture d’écran Next Au lieu d’argent, les pirates exigent la modification ou le retrait du bulletin en question dans la semaine, au risque de la divulgation des données subtilisées.

Ils réfutent notamment les allégations du FBI selon lesquels ShinyHunter met en œuvre des méthodes relevant du harcèlement ou de menaces personnelles adressées à leurs victimes. Ils nient par ailleurs tout lien avec « The Com », un réseau criminel international décentralisé de pirates opérant aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Ciblé par des enquêtes du FBI et d’Europol, ce réseau rassemble des sous-groupes impliqués dans la cybercriminalité, mais aussi dans l’exploitation sexuelle des enfants.

Sécurité Europol alerte sur l’essor de communautés en ligne dédiées à torturer des enfants Sécurité Lundi 24 février 2025 à 10h29 24/02/2025 10h29 28 Dans le message de ShinyHunters, The Com est qualifié d’« élément de propagande inventé par le secteur de la sécurité informatique ayant endoctriné d’anciens responsables du FBI et du ministère de la Justice au point de les amener à donner une existence officielle à cette absurdité ». Le bulletin ne fait pas référence à The Com, en revanche il explique que les acteurs malveillants comme ShinyHunters peuvent prétendre à tort posséder des documents compromettantes sur leurs victimes, comme des photographies ou des vidéos embarrassantes de leurs victime. Ils peuvent aussi recourir à des stratégies de harcèlement, comme l’envoi de SMS menaçants ou des appels téléphoniques aux victimes et aux membres de leur famille.

ShinyHunters affirme « sans équivoque » n’avoir jamais menacé les familles ou détenu des informations compromettantes de leurs victimes. « NOUS NE PRATIQUONS PAS LA SEXTORSION », écrivent-ils en majuscules. L’avis, qui n’est pas « motivé par des considérations financières », est présenté comme le moyen pour ShinyHunters de faire valoir leur droit à la libre expression tel qu’inscrit dans le Premier amendement de la Constitution américain.

« [Nous] luttons contre la désinformation ». Pour l’instant, le FBI n’a pas encore réagi publiquement. Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker.

Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant. Accédez en illimité aux articles d'un média expert Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous potn Premium Il y a 15 minutes Voir les réponses Message 1 Aller au commentaire enfant Signaler Bloquer cet utilisateur Impressionnant !Par contre, se mettre à dos tous les employés du FBI, ça risque de leur valoir d'être recherchés partout, sans mercie, et aussi d'avoir une prime aux fesse.J'aimerais pas être les premiers du groupe à se faire attraper (car ça va très probablement arriver)... Xgluk Premium À l'instant En réponse à Message 1.1 Signaler Bloquer cet utilisateur Oui c'est couillu... ou téméraire.

Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui