Réseaux sociaux et Europe (Illustration) - BFM TechAprès eYou, un duo de consultants va lancer le 28 septembre 2026 un nouveau réseau social européen qui veut concurrencer X. Il promet de ne faire usage d'aucun algorithme pouvant se révéler nocif pour les utilisateurs.La guerre des réseaux sociaux est déclarée, notamment au sein de l'Union européenne. Après eYou, lancée au printemps 2026, un nouveau combattant entre dans l'arène: Epsilon.
Porté par un duo d'anciens consultants du cabinet Sia Partners, il montre patte blanche en promettant d'être une alternative aux plateformes actuelles, mais vise plus particulièrement X, notamment avec une interface lui ressemblant sensiblement.Dans la rubrique "À propos", plusieurs promesses. La première est d'être un service hébergé en Europe, développé à partir de produits européens et qui adopte le droit européen. Les données restent au sein de l'Union européenne et leur traitement devra donc être conforme au RGPD, le règlement européen sur les données personnelles.Une modération "a priori" par IALa seconde est liée à ses algorithmes: "Pas d'algorithme addictif, pas de dark patterns, pas d'exploitation psychologique," avance Epsilon, qui laisse ses utilisateurs "décider de ce qu'il voit, et quand vous vous arrêtez".
Il n'y a pas non plus de traqueurs publicitaires, ni de profilage, et la plateforme promet de ne revendre "aucune donnée".La modération est quant à elle réalisée "a priori" via une vérification par intelligence artificielle. Si elle a un doute, ou s'il s'agit d'un contenu sensible, un humain se chargera de confirmer ou d'infirmer ses choix.Le réseau social Epsilon © Capture BFMDu côté de la time line, les publications affichées sous les yeux des utilisateurs, Epsilon passe par un classement par catégorie selon vos préférences. Et le tout est ouvert et interopérable: "Vous n'êtes jamais prisonnier.
Emportez votre audience avec vous.""Donner un espace aux Européens""Epsilon existe parce que les réseaux sociaux devraient servir les gens, pas les exploiter. Nous croyons qu'un réseau peut être vivant sans être addictif, sûr sans être autoritaire, et ouvert sans être chaotique," explique la plateforme. Il se base notamment sur Mastodon, et permet donc une décentralisation des échanges.Dans un entretien accordé à France 24 en avril 2026, Stéphane Dubreuil, l'un des cofondateurs d'Epsilon, mettait en avant une plateforme "respectant dès le départ les règles européennes".
Elles "sont notre fondation pour avoir des services de qualité et avoir un débat apaisé.", continuait-il. "Notre différence elle est assez forte. On ne va pas pouvoir forcément lutter contre les géants du secteur sur le terrain économique, mais nous voulons donner un espace aux Européens."Il dénonce des plateformes qui ont "créé des addictions" - bien qu'aucune étude ne le prouve - et qui peuvent avoir un impact sur des élections démocratiques.Epsilon est financé par des fonds propres et des investisseurs privés: "Nous voulons en faire un champion européen du numérique," précise Stéphane Dubreuil.
"On parle de 50 à 100 millions d'euros d'investissement, ce qui, à l'échelle des 27 pays, n'est pas grand-chose."Sujets liés :Réseaux sociauxActualitésUnion européenneTechEuropeTop Articles"C'est une dame qui a vécu à la ferme et qui s'inquiète beaucoup pour ses animaux": quand l’IA donne vie à des compagnons artificiels et à des robots stimulateurs pour accompagner les malades d’Alzheimer"Jusqu'à 1,7 million de personnes" concernées: l'Agence nationale pour la formation des adultes a fait l'objet d'un piratage revendiqué par deux hackersUn comité d’experts de l’ONU avertit que "le modèle traditionnel d'encadrement des IA est en train de s'effondrer""Ce n'est que le reflet de la société": sur les réseaux sociaux, les influenceuses restent confrontées à un plafond de verreComment préserver vos conversations avec ChatGPT et éviter qu'elles ne soient lues par un opérateur humain?