11 Commenter Présentation Il était attendu de pied ferme. Le Redmi Note 17, smartphone le plus accessible de la gamme phare de Xiaomi, est disponible en France. Le smartphone, décliné en version 4G, s’impose dans sa mouture 5G comme le successeur du Redmi Note 15 5G à la fiche technique surprenante : derrière un écran très largement agrandi se cache une puce peu ambitieuse, le Snapdragon 4 Gen 4 de Qualcomm, assortie d’une batterie de belle capacité, avec 7 700 mAh au compteur.
C’est bien davantage que son prédécesseur qui, malgré une batterie plus compacte, incluait un processeur un peu plus puissant (sur le papier du moins) et un volet photo plus complet. La crise des composants est passée par là.© Les NumériquesPrix et alternatives : une concurrence féroce à moins de 350 €Cette crise a un impact aussi bien technique que financier. Car s’il paraît moins bien équipé que son aîné, le Redmi Note 17 5G n’est pas moins onéreux pour autant.
Comptez 349 € pour sa déclinaison 6/128 Go, la plus accessible. C’est, à peu de choses près, le prix d’un Samsung Galaxy A57 ou d’un Motorola Edge 70 Fusion, voire d’un Google Pixel 10a (40 € plus cher). Son endurance, annoncée “titanesque”, peut-elle éclipser ses lacunes techniques ?
Nous l’avons soumis à notre batterie de tests en laboratoire pour le vérifier.Nous avons testé le Redmi Note 17 5G sous Android 16 avec l'interface HyperOS 3. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Ergonomie et designUn écran de 7 pouces pour un poids en hausse Xiaomi a revu sa copie depuis les Redmi Note 15 et propose un design modernisé. Le bloc photo dorsal n’est plus centré, mais décalé vers la partie gauche de l’appareil.
S'il dépasse légèrement, il n’apporte que peu d’épaisseur supplémentaire au boîtier : il a d'ailleurs le mérite de rester stable lorsqu’on le pose dos contre une table.Ce bloc photo n’est pas la seule nouveauté apportée par le Redmi Note 17 5G : il est aussi bien plus grand que son prédécesseur. Et pour cause, Xiaomi a opté pour un afficheur de 6,99 pouces, en remplacement d’une dalle de 6,77 pouces, avec une protection Gorilla Glass 7i maintenue et un taux d’occupation de 88,26 % de l’espace disponible, ce qui se traduit par des bordures fines.© Les NumériquesLe smartphone est non seulement plus haut, mais aussi bien plus large : il mesure 169,7 x 79,1 x 8,5 mm, contre 164 x 75,4 x 7,4 mm. Les petites mains seraient donc bien avisées de prendre note de ce point, qui change radicalement la préhension de l’appareil.
On retient en outre que le terminal pèse 225 g (en raison de sa batterie, dont nous parlerons plus loin), soit un embonpoint de 47 g par rapport à la précédente génération.© Les NumériquesConnectivité et sécurité : le strict nécessaire, sans fiorituresGrand gaillard donc, le Redmi Note 17 5G n’est pas d’une modernité bluffante. On apprécie qu’il conserve un port microSD (partagé avec une nano-SIM), ce qui permet d’accroître l’espace de 128 Go proposé par sa version la plus abordable. Le smartphone peut accueillir deux cartes nano-SIM (sauf si l'on utilise une microSD, donc), mais fait l'impasse sur l’eSIM, un manque qui pourrait contrarier les plus nomades.On retient qu’il faut, cette année encore, se contenter de la prise en charge du wifi 5 (ac) et du Bluetooth 5.1, à l’heure où la norme 6.0 se démocratise.
Ouf, le NFC est bien là. Ajoutons que le capteur d’empreintes digitales se cache sous l’écran du Note 17 5G, et que la reconnaissance faciale simple le complète. Le boîtier conserve enfin la certification IP65 de son devancier ; comprenez qu'il résiste aux poussières et aux éclaboussures, mais pas à l'immersion.© Les Numériques Pour aller plus loin : Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ÉcranUne dalle Oled géante aux performances en demi-teinte Le grand écran du Redmi Note 17 5G affiche une définition de 2396 x 1080 pixels, ce qui se traduit par une résolution de 375 ppp sur sa diagonale de 6,99 pouces.
C’est un chouïa moins que les 388 ppp du Redmi Note 15 5G, mais bien malin qui fera la différence. En revanche, la dalle Amoled retenue par Xiaomi est bien plus chiche en promesses, n’annonçant plus une luminosité maximale de 3200 cd/m² (nous avions mesuré 3063 cd/m²), mais 1800 cd/m² au maximum. On ne pourra pas reprocher à Xiaomi de ne pas tenir ses promesses : sous nos sondes, l’afficheur a émis jusqu’à 1735 cd/m².
C’est certes très convenable pour un smartphone d’entrée de gamme, mais le recul est pour le moins frustrant.© Les NumériquesOn note aussi que la dalle est toujours aussi sujette aux reflets avec une réflectance de 50 % (elle renvoie la moitié de ce que réfléchit notre miroir de référence) : la lisibilité est bonne, mais à ce jour, on a vu bien mieux. Il faut ajouter que l’écran ne descend pas aussi bas que ses concurrents en matière de luminosité minimale, puisque 2 cd/m² sont visibles au plus bas. Ne chipotons pas, ce n’est pas dramatique, d’autant que l’Oled produit des noirs quasi infinis.
Mode Standard Mode Intense (défaut) agrandir Colorimétrie : des progrès face au Redmi Note 15 5GOn n’attend évidemment pas la calibration du siècle sur un smartphone à bas prix. Toutefois, il faut bien noter qu’on est loin de la perfection. En mode Intense sélectionné par défaut, la température des couleurs s'avère très juste à 6428 K, c’est-à-dire très proche de la valeur idéale de 6500 K.Cependant, cela se fait au prix de dérives colorimétriques marquées, ce que signale un delta E moyen de 4,2 : il est possible de percevoir à l’œil nu la saturation de certaines teintes.
En optant pour le mode Standard, la température est un peu plus chaude à 6362 K, mais le delta E baisse à 3,2. Pour rappel, le Redmi Note 15 5G avait beau être lumineux, les teintes affichées étaient souvent trop froides (nous avions relevé plus de 7200 K lors de notre test). Il y a donc du progrès sur ce point précis.
Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité PerformancesDes performances en chute libre Passer d’un Snapdragon 6 Gen 3, pas folichon au demeurant, à un Snapdragon 4 Gen 4 lui aussi gravé en 4 nm, voilà qui ne manque pas d’audace. Ou plutôt, voilà qui témoigne d’une crise du prix des composants — stockage et RAM ont vu leur tarif flamber — qui a contraint le fabricant à rogner sur d’autres éléments.C’est fâcheux, puisque l’on a affaire à une puce dotée de deux cœurs “haute performance” Cortex-A78 à 2,3 GHz et de six Cortex-A55 à 1,95 GHz. Le Snapdragon 6 Gen 3, lui, propose une architecture un peu plus généreuse avec quatre Cortex-A78 à 2,4 GHz et quatre Cortex-A55 à 1,8 GHz.
Au sein du Redmi Note 17 5G, le chipset est flanqué de 6 Go de RAM, quel que soit le stockage retenu. Lle Redmi Note 15 5G, de son côté, montait à 8 Go si vous choisissiez le modèle 256 Go.© Les NumériquesLes benchmarks signalent une baisse de régime, perceptible d’ailleurs avant même de lancer nos tests viSer. Comprenez que le smartphone est très loin d’être un foudre de guerre, et qu’il perd en vélocité comparé au Redmi Note 15 5G, qui n’était déjà pas d’une rapidité exemplaire.
Les apps peinent à se lancer rapidement et l'on perçoit occasionnellement des ralentissements. Bref, on sent que la puce, faiblarde en soi, n’a pas été solidement optimisée pour HyperOS.© Les NumériquesNous avons soumis l’appareil à notre nouvelle procédure de tests de performances, et les faiblesses du smartphone en multitâche sont d’emblée visibles : même les processus sollicitant peu sa RAM s'avèrent trop lents.Performances graphiques et jeu vidéo : l'Adreno 613 en souffranceLes performances graphiques de l’appareil, assurées par un Adreno 613 (qui remplace l’Adreno 710 du Redmi Note 15 5G), nous laissent davantage encore sur notre faim. À notre niveau d’exigence le plus léger, le smartphone ne parvient pas à dépasser un framerate de 29 images par seconde (i/s).
Comparez-le aux 109 i/s obtenus par un Samsung Galaxy A57 sur le même test, et vous comprendrez nos réserves. C’est un smartphone dédié aux usages simples (navigation web, réseaux sociaux, messageries…), mais certainement pas aux apps gourmandes en ressources GPU, et encore moins au jeu vidéo sur mobile.© Les Numériques Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité PhotoMoins de pixels et de polyvalence Ce Redmi Note 17 5G nous met à la peine jusqu'au rayon de la photographie. Car alors que le Redmi Note 15 5G avait droit à un double bloc photo composé d'un module de 108 mégapixels (grand-angle) et d'un module ultra grand-angle de 8 Mpx, certes très modeste, son successeur mise sur un unique capteur de 50 Mpx flanqué d'un grand-angle à l'ouverture réduite à f/1,8 (contre f/1,67).
On perd indéniablement en polyvalence et l'on craint de perdre en qualité à la lecture de ces éléments techniques, d'autant qu'il n'est fait mention d'aucun système de stabilisation complémentaire.© Les NumériquesQualité d'image : un manque de piqué flagrant, de jour comme de nuitLes faits tournent hélas au désavantage de l'appareil. Les images ne sont pas scandaleuses, mais le manque de piqué est flagrant, alors même que le pixel binning permet d'obtenir des clichés de 12,5 Mpx. Le rendu s'avère très plat, peu contrasté, et les petits éléments héritent de contours manquant de précision.
Les textures sont gommées, même au centre de l’image. En s'en éloignant, notre scène se fait bien peu lisible. L'optique concède d'ailleurs un peu de distorsion, qui n'est pas corrigée par le logiciel de Xiaomi.
Redmi Note 15 5G Xiaomi Redmi Note 17 5G agrandir En basse lumière, le smartphone ne fait pas d'étincelles. Les textures sont lissées (et bruitées), les détails fins sont souvent effacés et le pourtour de l'image est plongé dans la pénombre. La différence avec le Redmi Note 15 5G est ténue, mais la comparaison avec un modèle tel que le Galaxy A57 est délicate…
Redmi Note 15 5G Xiaomi Redmi Note 17 5G agrandir Vidéo et module frontal : le service minimumNe cherchez pas le mode vidéo 4K, pourtant disponible sur le Redmi Note 15 5G. Il a disparu de son successeur, qui se contente de filmer jusqu'en 1080p à 30 i/s. Une proposition qui paraît franchement légère au regard de son positionnement tarifaire (mais qui a le mérite de ne pas encombrer l'espace de stockage et d'épargner la surchauffe au terminal).
Pas mieux avec le module frontal du smartphone, qui livre des selfies de qualité modeste, et désormais en 16 Mpx (contre 20 Mpx sur le Redmi Note 15 5G). La vidéo y est, elle aussi, limitée au 1080p à 30 i/s. Les modes créatifs sont réduits au strict minimum, même si l'on retrouve l'option téléprompteur propre à HyperOS 3 en vidéo et les photos en direct (les images “live”).
AutonomieUne plus grosse batterie pour un faible gain Plus grand et plus lourd que le Redmi Note 15 5G, le Redmi Note 17 5G embarque une batterie à la capacité nettement revue à la hausse : on passe de 5520 mAh à 7700 mAh, soit une hausse de 39 %. Est-ce à dire que l’autonomie de l’appareil augmente de 39 % ? Ce serait trop beau, l’endurance dépendant d’autres facteurs, à commencer par l’optimisation du chipset et la taille de l’afficheur.
Il fallait vraisemblablement beaucoup d’énergie pour compenser la consommation des composants du smartphone, puisque nous n’avons mesuré qu’une quarantaine de minutes supplémentaires lors de notre test viSer, passant de 19 h 42 min à 20 h 24 min. Il faut bien avouer que l’on attendait un peu mieux du smartphone compte tenu de la capacité de sa batterie, mais cela permet tout de même de voir venir la journée d’utilisation sans difficulté.© Les NumériquesXiaomi annonce une charge à 45 W, comme sur le Redmi Note 15 5G. Il faut donc du temps pour en faire le plein complet : nous avons relevé 1 h 43 min lors de notre test.
La charge sans-fil n’est pas au rendez-vous, mais il est possible d’exploiter la charge sans-fil inversée au besoin, et jusqu’à 22,5 W. Durabilité4 ans de mises à jour logicielles Notre score de durabilité permet de déterminer l'aspect durable du smartphone, autant pour le consommateur que pour l'environnement. Il s'appuie sur des éléments puisés dans l’étiquette énergie mise en place par l’Union européenne (classe énergétique, scores de résistance aux chutes et de réparabilité, nombre de cycles de batterie avant de tomber sous une capacité de 80 % et résistance de l’écran aux rayures).
Nous y ajoutons des critères de durabilité (indice de protection IP, connecteurs standards, durée de garantie et des mises à jour…). Vous trouverez tous les détails de l'analyse dans notre article présentant notre score de durabilité.© Xiaomi Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Bonne autonomie. Prise en charge des cartes microSD.
Design simple et efficace. Points faibles Performances vraiment trop légères. Écran moins lumineux que celui de son prédécesseur.
Volet photo trop simplifié. Disparition de la 4K. Poids élevé.
Xiaomi Redmi Note 17 5G : Notre avis complet Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Le Redmi Note 17 5G rompt avec la tradition de ses prédécesseurs. Moyennant quelques compromis, ces derniers ont toujours, jusqu'à ce millésime 2026, offert un rapport qualité/prix séduisant.
Le dernier-né de Xiaomi souffre quant à lui de la crise qui pénalise tous les acteurs de la tech, et que sa sortie moins de neuf mois après le Redmi Note 15 5G met en lumière. Puissance en retrait, écran à la luminosité amoindrie, volet photo simplifié, poids revu à la hausse : difficile de lui pardonner ces éléments, alors même que son autonomie est à peine meilleure que celle de son prédécesseur. Reste un boîtier robuste, une certification IP65, un port microSD bienvenu et un support logiciel correct pour servir un smartphone que l'on serait bien en peine de conseiller sans réserve.
Face à la concurrence À tarif égal, les smartphones sortis un peu plus tôt en 2026 (ou tout simplement en 2025) s'avèrent plus compétitifs : ils s'appuient sur des composants achetés avant que la crise n'explose, et sont donc mieux lotis. Mieux vaut tout simplement se tourner vers le Redmi Note 15 5G, que l'on trouve facilement à moins de 250 € chez les revendeurs en ligne (et en version 256 Go !), ou vers un Galaxy A57 de Samsung, mieux équipé sur tous les plans. Sous-Notes Ergonomie et design Écran Performances Photo Autonomie Durabilité Lire la suite