Troy Meink, secrétaire à l’Armée de l’air des États-Unis, lors d’une allocution en mai 2026. PHOTO MATT ROURKE/AFP Le fait que les principales puissances du monde travaillaient à la conception d’armes spatiales était “un secret de Polichinelle”, écrit The Guardian, mais la confirmation de leur déploiement par les États-Unis n’en constitue pas moins “une annonce publique hors du commun qui, mettent en garde des observateurs, va accélérer une course aux armements à haut risque avec la Russie et la Chine dans l’orbite terrestre”. “Nous continuons aujourd’hui à nous assurer que nous restons prêts à faire face à des menaces qui évoluent, où que ce soit, a déclaré lundi 14 septembre le secrétaire à l’Armée de l’air, Troy Meink. C’est pourquoi les États-Unis disposent désormais d’armes de contrôle de l’espace sur orbite.” À lire aussi : Géopolitique.
Avec Starlink, Musk fait d’Internet un instrument politique à sa guise Ajouter aux favoris La nature de ces armes n’est pas précisée mais Moscou et Pékin sont clairement visés. Comme le souligne CNN, le Pentagone a “maintes fois averti que les deux pays testaient de nouvelles capacités offensives dans l’espace”. La chaîne a en outre rapporté que “d’après des renseignements américains, la Russie a aussi consacré des efforts à la conception d’une arme nucléaire située dans l’espace”, qui pourrait mettre hors service des satellites, “ce que nie Moscou”.
Contre une “course aux armements” CNN rappelle que le Traité sur l’espace de 1967 interdit les armes nucléaires ou de destruction massive en orbite, même s’“il n’interdit pas l’usage d’armes conventionnelles dans l’espace”. “Nous pensons que l’espace doit être exempt de tout armement”, a déclaré mardi 15 septembre le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. La Chine avait réagi plus tôt en se disant opposée à une “course aux armements dans l’espace” et en pressant Washington “de cesser le déploiement de ses capacités militaires et de se préparer à une guerre dans l’espace”. À lire aussi : Télécommunications.
Les grandes ambitions de Rassvet, le “Starlink russe” Ajouter aux favoris Sous la présidence de Joe Biden, rappelle The New York Times, le précédent secrétaire à l’Armée de l’air avait déjà annoncé la mise au point d’armes spatiales capables de perturber ou de désactiver des satellites ennemis. Celles-ci devaient être opérationnelles à l’horizon 2026. Courrier international Politique de défense Amériques Nos lecteurs ont lu aussi Article réservé aux abonnésGéopolitique.
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