6G : les opérateurs veulent éviter un nouveau casse-tête avec la 5G La 6G ne devra pas seulement être plus rapide : elle devra aussi être plus simple à déployer. Le NGMN pousse notamment l’idée de faire progressivement cohabiter la 5G et la 6G sur les mêmes fréquences afin de limiter les coûts et la complexité des réseaux. À l’approche d’une nouvelle réunion du 3GPP, prévue du 14 au 18 septembre à Madrid, le NGMN, qui regroupe de nomùbreux opérateurs dont Orange, a actualisé ses recommandations sur la prochaine génération mobile.

Pour les opérateurs, l’enjeu est désormais clair : éviter que la transition vers la 6G ne reproduise la complexité rencontrée lors du passage de la 4G à la 5G. Faire cohabiter la 5G et la 6G La principale piste étudiée est le Multi-RAT Spectrum Sharing (MRSS). Le principe consiste à permettre à la 5G et à la 6G de partager certaines ressources radio, avant d’attribuer progressivement davantage de spectre à la nouvelle génération.

Cette approche rappelle le Dynamic Spectrum Sharing (DSS), déjà utilisé pour faire fonctionner la 4G et la 5G sur les mêmes fréquences. Mais le NGMN veut cette fois aller plus loin et éviter les limites de cette technologie, notamment en matière d’efficacité. Le MRSS reste toutefois à l’étude.

Ses performances, sa faisabilité et son impact sur les équipements devront encore être démontrés. D’autres scénarios, comme le Dual Connectivity ou le Dual Stack, sont également envisagés. Le partage des fréquences ne règle pas tout.

Les opérateurs doivent également déterminer comment faire évoluer le cœur de réseau 5G vers la 6G sans multiplier les architectures et les équipements. Le NGMN veut ainsi comparer les différentes solutions selon leurs performances, leur faisabilité et surtout leur coût total de possession. L’objectif est de réutiliser autant que possible les infrastructures existantes et de limiter la fragmentation.

La 6G ne devrait donc pas arriver du jour au lendemain. Les premières spécifications sont attendues avec la Release 21 du 3GPP, tandis que les premières capacités commerciales standardisées sont plutôt envisagées au début des années 2030. D’ici là, les opérateurs veulent surtout s’assurer que la prochaine révolution mobile ne se transforme pas en nouveau casse-tête technique.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 14/09/2026 à 11h50 par Lucas Musset