Docteur en histoire, ancien membre de l’École française de Rome et diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris. Maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne en histoire médiévale, il est également membre de l’UMR 8167, Orient et Méditerranée. Ses recherches portent en particulier sur l’histoire de la papauté et ses relations avec les mondes orientaux et asiatiques.

Il est notamment l’auteur d’une Histoire de la papauté en Occident publiée dans la collection Folio Histoire. Le pape Léon XIV est devenu une des grandes figures de l’opposition à la guerre américaine contre l’Iran, ce qui l’a rendu populaire. Dès lors beaucoup veulent voir en lui surtout un pape élu pour être un opposant à Donald Trump ce qui, selon Thomas Tanase, demande à être nuancé.

Cette étude, qui passe en revue les relations ambiguës du pape américain et de la présidence Trump sur les sujets ukrainien, moyen-oriental ou de l’intelligence artificielle, montre aussi les éléments de continuité avec le pontificat de François au nom des principes de gouvernance mondiale, même si c’est dans une version plus proche des positions atlantistes, afin de sortir des impasses d’une papauté tournée trop exclusivement vers le Sud et les BRICS. Néanmoins, l’objectif du pape est d’abord de réaffirmer la vocation missionnaire de l’Église, ce dont témoigne son voyage en France de septembre 2026. Cependant, cette approche prudente, qui ne fermait pas la porte à un establishment washingtonien conservateur, a bien été bousculée par la radicalité en train de monter outre-Atlantique, un problème qui pourrait aussi se poser en Europe.

Une deuxième partie, la semaine prochaine, cherchera à montrer comment les évolutions actuelles relèvent d’une transformation de fond de la nation américaine et du système mondial, lesquelles remettent profondément en cause la place de la papauté paradoxalement au moment même où s’affirme un catholicisme états-unien. L’HEURE est aux paradoxes. Un pape américain a longtemps semblé une impossibilité : cela aurait par trop semblé couronner une domination américaine sur le monde.

Mais si Robert Francis Prevost est devenu le 8 mai 2025 le pape Léon XIV, quelque mois après l’élection de Donald Trump qui faisait de Make America Great Again son slogan de campagne, c’est sans doute parce que les États-Unis ne sont plus ni aussi puissants qu’autrefois, ni aussi unis. Dès lors, un pape américain n’est plus nécessairement un signe de domination sur le monde. Il peut en revanche apparaître comme un point d’équilibre face à Washington, justement parce qu’il est américain [1].

En ce sens, l’élection de Robert Francis Prevost a bien quelque chose à voir avec Donald Trump, mais d’une manière bien plus ambiguë que ne l’a affirmée le Président américain. C’est d’abord le signe que les États-Unis ne sont plus la grande nation de matrice protestante qu’ils ont été depuis leur origine, alors qu’ils sont en train de muter vers un type de société bien moins homogène [2], mais où le catholicisme est de plus en plus un enjeu central. Ainsi, le Président américain a pu déclarer avant le conclave « I’d like to be pope.

That would be my number one choice » [3] ou publier une photo de lui en pape. Un des paradoxes du moment est que cette situation est pour l’instant surtout vue comme un problème depuis le Vatican, et non comme une chance, dans la mesure où elle déstabilise en profondeur le modèle d’Église globalisée inscrite dans un cadre atlantiste hérité de l’après-guerre mondiale et du concile de Vatican II. Tous les regards sont tournés vers l’affrontement très médiatique de Donald Trump et Léon XIV depuis que le pape s’est retrouvé, en grande partie à cause de la réaction brutale de Donald Trump, à jouer le rôle de principal opposant sur le plan international à la guerre américano-israélienne lancée contre l’Iran le 28 février 2026, un rôle qu’aucun autre grand dirigeant n’a voulu jouer, en particulier en Europe, à l’exception peut-être de l’Espagnol Pedro Sánchez [4].

Bien entendu, les contempteurs de toujours de Donald Trump ont applaudi le pape, quand bien même ils viennent souvent des rangs de ceux qui ne cachent guère leur mépris envers le christianisme. En sens inverse certains commentateurs se revendiquant d’un conservatisme catholique aux tons parfois très ultramontains, mais surtout très imprégnés de l’idée néo-conservatrice de choc des civilisations, ont soudainement retrouvé des accents gallicans pour s’offusquer du parti anti-occidental tenu par le pape américain. Néanmoins, ce qui rend si parlante l’opposition du pape et du magnat de l’immobilier devenu président, c’est qu’elle va bien au-delà d’un problème de personnes.

La crise de la politique étrangère américaine actuelle, qui a abouti à l’impasse de la guerre contre l’Iran, est le résultat de tout le processus de mutation technologique et sociétale entamé dans les années 1960-1970, accéléré avec la globalisation des années 1990 – un processus qui a échappé à ses promoteurs, permettant notamment l’émergence de la République populaire de Chine. Le monde est désormais en train de sortir de la globalisation anglo-saxonne unipolaire pour aller vers un jeu à trois entre les États-Unis, la Chine et la Russie, en attendant l’Inde, mais dans un système en réseau avec de nombreux acteurs, qui seront d’autant plus influents qu’ils pourront servir de carrefour, de lieu de rencontre. Le paradoxe est que c’est ce monde qui est pour la première fois de l’histoire véritablement multipolaire, même s’il fait revenir au premier plan de grands États continentaux dans une logique qui ressemble davantage à celle de l’Europe westphalienne ou du XIXe siècle qu’aux rêves des années 1990 d’un ordre post-étatique – un ordre qui se présentait comme « multilatéral », mais qui dans les faits en était arrivé avec la globalisation des années 1990 à être structuré sans aucune possibilité d’alternative par les seules normes de gouvernance anglo-saxonnes relayées par le G7, l’OTAN, le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne, les grandes multinationales, les ONG et les tribunaux internationaux.

Et pourtant, alors que la volonté de défendre cette gouvernance mondiale autour de l’anglosphère est en train d’être progressivement abandonnée même à la Maison Blanche, la papauté de Léon XIV semble rester au nom du « multilatéralisme » et de la paix un des derniers avocats de cet ordre qui pourtant, sous sa forme progressiste, n’a cessé de bousculer l’Église ces dernières années, voire de la moquer. Or la crise du système international fait aussi réémerger la papauté comme un des grands acteurs à l’échelle mondiale, ce qui n’est étonnant qu’à la surface. Ce n’est pas seulement que la papauté est la seule institution à disposer d’une telle projection mondiale, appuyée sur un appareil d’État et un savoir-faire diplomatique séculaires [5].

C’est surtout qu’à l’heure où beaucoup révisent l’économicisme imposé par la globalisation des années 1990, et l’idée que tout est déterminé par les forces autonomes de l’économie et de la technologie, ne laissant aucun autre choix que de s’adapter, l’importance de la géopolitique réémerge – mais celle-ci pose aussi en dernier ressort la question de ce qui lie les sociétés et de ce qu’elles veulent affirmer. Or à l’heure de ce retour des États et d’une géopolitique très réaliste, la richesse de l’expérience catholique dans le domaine dévoile plusieurs facettes. Elle a interagi pendant des siècles avec l’État auquel elle a prêté des traits, influant sur la manière de le penser, sa sacralité, le développement des règles de diplomatie [6], avant que le catholicisme post-Vatican II, parce qu’il a fait le choix de s’inscrire dans un ordre global atlantiste, n’évacue cet héritage au profit d’une vision mettant au centre de l’Église la bonne volonté associative et la mobilisation sociétale.

En ce sens, regarder la réaffirmation de l’institution pontificale à l’heure de Léon XIV, de la présidence Trump et de la réinvention du système global permet de réfléchir aux nouveaux équilibres politiques et diplomatiques. Une première partie de l’analyse étudiera dès lors la manière dont la papauté de Léon XIV continue de défendre les logiques de globalisation, avec une inflexion plus atlantiste qu’à l’époque de François. Parce qu’elle veut endiguer les forces de chaos et profiter du contexte pour réaffirmer sa vocation missionnaire, refaire de l’Église un lieu de prière capable d’attirer les nouvelles générations et de pouvoir peser dans les transformations de demain.

C’est ce qui explique les difficultés de son rapport avec la Maison Blanche de Donald Trump, qui l’ont poussé à un affrontement qu’elle avait pourtant initialement cherché à éviter sous une forme aussi ouverte, et son rapprochement très ambigu avec des gouvernements européens qui défendent eux aussi une globalisation atlantiste post-étatique et post-nationale, mais pas très catholique. Cependant, une deuxième partie, la semaine prochaine, reviendra plus en détail sur la question de fond de la difficile adaptation de la papauté au monde du XXIe siècle, alors que son protecteur américain est en pleine transformation et qu’un nouveau cycle historique s’ouvre, qui porte en lui nombre de menaces mais qui pourrait aussi être plein de surprises. Si Léon XIV connaît une grande popularité grâce à son opposition à la guerre d’Iran, le premier paradoxe est qu’il avait initialement été choisi pour être un pape de conciliation.

Le conclave de 2025, qui s’est réuni en un moment de graves turbulences, entre l’élection de Donald Trump, la situation au Proche-Orient et l’Ukraine, a fait le choix de la continuité par rapport au pape François mais dans un style plus consensuel et moins provocateur vis-à-vis des pays du Nord. Léon XIV est un enfant de Chicago, la grande cité démocrate, la ville des Obama mais aussi de tout un monde de classes moyennes et ouvrières aux origines multiples, lequel ne se retrouve plus guère dans le parti démocrate d’aujourd’hui, à l’image du frère aîné de Robert Prevost, Louis, loué par Donald Trump pour son militantisme Make America Great Again (MAGA) [7]. Robert Francis Prevost a de lointaines origines françaises, italiennes et créoles de Louisiane.

Cependant, il a aussi eu une longue expérience missionnaire au Pérou de presque une quinzaine d’années au cours des années 1980-1990, avant d’y retourner comme évêque de 2014 à 2019, prenant à cette occasion la nationalité du pays, comme il en avait légalement l’obligation [8]. Il n’a pas oublié d’adresser quelques mots en espagnol lors de son allocution sur la loggia de Saint-Pierre [9]. Aidé par ses origines familiales, il est polyglotte, parle l’espagnol, le français et l’italien – et en cela, fait très peu américain.

Cela explique pourquoi nonobstant son origine nord-américaine, il correspond parfaitement au modèle de prélat promu par le pape François, qui l’a fait entrer au dicastère des évêques en 2020 puis l’a nommé en 2023 à la tête de cette administration particulièrement stratégique. Il l’a promu cardinal-évêque d’Albano quelques mois avant sa mort, ce qui était presque une manière de le placer en héritier avant le conclave [10], où Prevost est entré en étant une figure connue, ce qui était un atout majeur alors que jamais le collège cardinalice n’avait été aussi divers, composé de personnes de toutes origines se connaissant en fait très peu [11]. Comme François, Léon XIV vient du monde des métropoles, mais dans une version différente, états-unienne, malgré l’expérience péruvienne.

De surcroît, à la différence du pape François, il a dirigé l’ordre augustin pendant douze ans, de 2001 à 2013. Si l’on ajoute ses années de dicastère romain, il a une connaissance très profonde de l’Église catholique, que n’avait pas François lorsqu’il est devenu pape, mais qui est aussi celle, en dehors de son expérience très réelle du terrain dans les régions les plus reculées du Pérou, d’un dirigeant ayant parcouru la planète d’aéroport en aéroport. En ce sens, la mondialisation du pape Léon n’est pas celle de François, enraciné dans une Buenos Aires particulière sur le continent sud-américain car plus proche des modèles culturels européens.

Venir du pays de Jorge Luis Borges, Maradona et Che Guevara n’est pas la même chose que de venir de la ville de Michael Jordan, Oprah Winfrey ou Barack Obama. Il est vrai que François, de par sa formation, connaissait en fait relativement peu la culture européenne classique, surtout au regard de ses prédécesseurs. C’est d’ailleurs bien pour cela qu’il a pu incarner une Église définitivement sortie des vieux conflits européens hérités du XIXe siècle, opposant bourgeoisie de droite et mouvements sociaux de gauche, pour incarner une Église des pauvres héritée de Vatican II, indifférente à cette histoire.

De ce fait, il pouvait aussi parfois verser dans un discours d’opposition aux pays riches du Nord, au risque de sembler animé par un ressentiment anti-impérialiste hérité de son Argentine natale, même si ce discours reste lui-même de matrice européenne et peut-être instinctivement compris sur le Vieux Continent, alors qu’il est en revanche largement étranger à la culture états-unienne, hormis son importation très récente dans les campus universitaires. Robert Prevost est d’une génération qui n’a guère été imprégnée de cette vision des choses, même s’il l’a rencontrée au Pérou, à une époque où le pays était déchiré par la révolte marxiste du Sentier lumineux ou du mouvement Túpac Amaru, la dictature d’Alberto Fujimori et les interventions permanentes de la part des États-Unis. Robert Prevost a grandi dans le monde de la Guerre froide, qu’il a vécue en étant un Américain, avec un rapport à la Russie ou la Chine naturellement différent de celui que pouvait avoir un pape François marqué par l’histoire des dictatures sud-américaines et des ingérences états-uniennes.

Une logique de continuité mais aussi de correction de cap par rapport à son prédécesseur. Le choix par le collège cardinalice de Robert Francis Prevost s’inscrit ainsi dans une logique de continuité mais aussi de correction de cap par rapport à son prédécesseur. François, devenu pape après la renonciation de Benoît XVI en plein scandale financier, avait été choisi pour rompre avec les modes de gouvernement à l’italienne et « déseuropéaniser » la Curie.

Il avait choisi d’abandonner les appartements du Vatican, tonnait en permanence contre la corruption et le carriérisme de l’appareil romain, et menait souvent une diplomatie parallèle à celle de la Secrétairerie d’État. Sa papauté se tournait délibérément vers les pays du Sud pour s’inscrire dans une réalité extra-européenne et extra-occidentale, même si dans la pratique, le pape François a aussi largement introduit les modes de gouvernance anglo-saxons des grandes institutions internationales [12]. Enfin, en réponse à la crise du christianisme au Nord, François mettait en avant le retour à une piété populaire, opposée au formalisme romain et au monde des puissants.

Toutefois, comme les choses sont toujours plus complexes, la grande dévotion mariale du pape François, dans la plus pure tradition jésuite et sud-américaine, l’a malgré tout amené à se faire inhumer auprès d’une des plus anciennes images mariales miraculeuses de Rome, la Salus populi romani, dans une basilique de Sainte-Marie-Majeure qui incarne toute la splendeur de la Contre-Réforme catholique, signe de l’ancrage malgré tout indélébile de la papauté romaine dans l’histoire et la géographie d’une Europe en bonne partie latine et méditerranéenne, exportée aux Amériques. Les deux candidats qui semblent avoir eu la préférence du conclave, le cardinal Prevost et le cardinal secrétaire d’État Parolin, représentaient sensiblement la même ligne, celle d’une continuité avec François, mais dans une forme plus institutionnelle, plus cadrée, davantage capable de parler avec les grands centres de la globalisation occidentale – avec cet avantage pour Prevost de ne pas incarner l’appareil d’État vatican comme le secrétaire d’État. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’observateurs, la question de Donald Trump mis à part, ont eu spontanément l’impression d’un pape plus proche de l’Europe.

La presse italienne la plus institutionnelle a immédiatement relevé un point rassurant : Léon XIV est un supporter de la populaire équipe de l’A.S. Roma [13]. Néanmoins, un signe ne trompe pas : pour la première fois, le grand discours du pape devant le corps diplomatique du début de l’année 2026 a été tenu en anglais au lieu de l’italien utilisé par François (qui reste néanmoins utilisé dans d’autres occasions), pour ne pas parler de l’effacement complet du français comme langue traditionnelle de la diplomatie vaticane, qui était encore utilisé pour cette cérémonie par Benoît XVI.

Il est vrai que Léon XIV a bien employé le français pour s’adresser aux migrants lors de son passage par Tenerife [14], mais on voit bien là qu’il ne s’agit pas du français de la diplomatie européenne à l’ancienne, mais de celui des nouveaux fronts de la francophonie. Au passage, on notera qu’alors que le latin était au moins jusqu’à François la langue théologique, juridique, celle dans laquelle étaient pensés les encycliques et les documents de référence, malgré son titre en trompe-l’œil, la première grande encyclique de Léon XIV sur l’intelligence artificielle, la Magnifica Humanitas, dont on va traiter plus loin, a non seulement été manifestement pensée et rédigée en anglais, mais n’a même pas fait pour l’instant l’objet d’une traduction en latin sur le site officiel du Vatican, à la différence du polonais, du portugais ou du russe [15]. Comme il est d’usage, rien n’a été chamboulé dans le fonctionnement de la Curie romaine et le Secrétaire d’État Pietro Parolin est resté en place, même si cela ne va sans doute durer qu’un temps.

Dans ses premières nominations, Léon XIV a montré qu’il recherchait des prélats caractérisés par un certain professionnalisme, souvent passés par service diplomatique du Vatican, et adaptés au caractère global de l’Église [16]. L’évêque trappiste norvégien Erik Varden, auquel il a confié les exercices spirituels du début de Carême est parfois présenté comme le modèle de prélat de Léon XIV : plurilingue (il parle parfaitement le français), ayant navigué entre de nombreux pays, s’exprimant avec un certain naturel, missionnaire, très intellectuel, peu engagé politiquement ce qui le fait aussi apprécier d’un milieu plus conservateur. Toutefois ce prélat converti venant d’un pays luthérien et très laïcisé, où le catholicisme n’est qu’une toute petite minorité, relève bien d’un modèle de pasteur différent de celui de l’Europe catholique traditionnelle et adapté à une société post-chrétienne.

Il est également très engagé pour soutenir l’Ukraine, ce qui montre comment le pape Léon peut se sentir naturellement plus à l’aise avec une Europe atlantiste que le pape François [17]. La nomination la plus visible est sans doute celle l’Américano-Mexicaine Maria Montserrat Alvarado à la tête du Dicastère pour la communication. Les commentateurs se sont attardés sur le fait qu’il s’agissait d’une femme, mais il est aussi tout aussi significatif de voir qu’au-delà de ses origines mexicaines (elle n’a été naturalisée qu’à vingt-deux ans), il s’agit d’une journaliste très américanisée dans ses modes de travail et d’expression, venue de la galaxie néo-conservatrice du catholicisme américain dont elle a le parcours typique [18].

Dans le même ordre d’idées, c’est toujours une journaliste américaine, Elise Ann Allen, travaillant pour le site américano-romain de référence Crux, centriste et favorable au pape François, qui a pu faire une grande interview détaillée du nouveau pape pour ce qui apparaît presque comme la première grande biographie autorisée de Léon XIV, même si celle-ci a été publiée au Pérou et ne s’intéresse pour l’essentiel qu’au passage de Léon XIV par ce pays, en le montrant proche des préoccupations sociales de l