Piratage massif : la Cnil va contrôler le fisc qui risque une mise en demeure ou une sanction Après les cyberattaques qui ont frappé le fisc cet été, la Cnil va contrôler la DGFiP afin de déterminer si les données personnelles des Français étaient suffisamment protégées. Voici une nouvelle conséquence du piratage massif subi par le fisc cet été. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) va envoyer ses équipes dans les locaux de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), rapporte l’AFP.
« J’ai demandé aux équipes de la Cnil de se rendre dans les tout prochains jours dans les locaux de la Direction générale des finances publiques », a annoncé hier sa présidente Marie-Laure Denis dans Cash Investigation sur France 2. L’autorité veut comprendre les circonstances des intrusions qui ont conduit au vol des données personnelles de près de 700 000 personnes et vérifier le niveau de sécurité mis en place par l’administration. Selon les conclusions du contrôle, la Cnil pourrait aller plus loin.
« Il nous paraît important de comprendre ce qui s’est passé pour, selon les constats que nous ferons, en tirer toutes les conséquences : soit une mise en demeure d’ici la fin de l’année (…), soit une orientation vers une sanction », précise Marie-Laure Denis. L’État ne peut toutefois pas se voir infliger d’amende par la Cnil. L’affaire fait déjà l’objet d’un « audit approfondi » demandé à l’Anssi.
Une note de la commission des Finances du Sénat dont a eu accès l’AFP, évoque par ailleurs « plusieurs fragilités structurelles des systèmes d’information » de la DGFiP et des « lacunes dans les contrôles réalisés à la suite de ces incidents ». Cet été, la DGFiP a reconnu plusieurs intrusions dans ses systèmes d’information, des attaques revendiquée par groupe de hackers ZeroBytes. L’enquête judiciaire a par la suite conduit le 18 août à la mise en examen et au placement en détention provisoire d’un jeune homme de 18 ans soupçonné d’appartenir au groupe.
Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 11/09/2026 à 16h38 par Maxime Raby