Marketing 19 associations pressent l’Europe d’en finir avec les bannières de cookies sur les sites web Accepter, refuser, personnaliser… Ces fenêtres pourraient bientôt ne plus interrompre votre navigation. Une proposition veut permettre aux internautes de définir leurs préférences une seule fois, directement dans leur navigateur. © DepositPhotos Par Jennifer Larcher Publié le 11 septembre 2026 à 14h13 Avant d’accéder au contenu d’un site web, vous devez souvent cliquer sur une fenêtre de consentement.

Noyb, l’EFF, Que Choisir, Ensemble et quinze autres organisations souhaitent mettre fin aux bannières de cookies présentes sur de nombreux sites web. Dans cette optique, elles ont adressé une lettre ouverte aux institutions européennes. Le but est de défendre une mesure issue du Digital Omnibus.

Elles ne veulent pas supprimer le consentement, elles cherchent seulement à éviter de le réclamer manuellement sur chacun des sites consultés. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles.

Les préférences réglées directement dans le navigateur&nbsp? Les associations défendent un principe assez simple qui repose sur le navigateur. L’internaute définirait alors ses choix de confidentialité une seule fois et ils seraient transmis aux sites visités.

Les entreprises devraient respecter ces préférences sans imposer systématiquement une nouvelle bannière. Les associations souhaitent inscrire cette obligation dans l’article 88b. Elles estiment que la multiplication des fenêtres de consentement n’est pas liée à une obligation européenne.

En réalité, le suivi en ligne est interdit par défaut en Europe lorsqu’il nécessite un consentement. Les bannières sont alors utilisées pour recueillir cette autorisation. La conception est aussi problématique.

Plusieurs sites sont susceptibles d’utiliser des mécanismes qui poussent davantage à accepter qu’à refuser. Des systèmes existent pour automatiser ces décisions Ce n’est pas la première fois que cette idée est évoquée. Les associations évoquent le Global Privacy Control.

Il s’agit d’un signal indiquant que l’utilisateur refuse certains traitements. Ce concept est déjà pris en compte par des règles adoptées dans plusieurs États américains. Un autre protocole, baptisé Advanced Data Protection Control,peut non seulement refuser, mais aussi autoriser certains usages précis.

Pour les associations, ces technologies pourraient faire disparaître la majorité des bannières tout en laissant l’utilisateur décider de ce qu’il souhaite. Le projet rencontre une forte opposition Dans le projet Digital Omnibus, la Commission européenne avait déjà intégré cette centralisation des préférences. En juin, les États membres ont retiré la disposition dédiée aux cookies de leur position, en demandant une analyse d’impact plus précise.

Le secteur de la publicité en ligne et certains médias redoutent une baisse des taux de consentement. Avec moins d’autorisations, moins de données seraient exploitées à des fins publicitaires. Les associations refusent cet argument et demandent aussi que des grandes entreprises désignées comme contrôleurs d’accès ne puissent pas concevoir les signaux automatiques à leur avantage.

Le Parlement européen n’a pas encore pris de décision. Les députés sont divisés et attendent les résultats d’une étude sur les bannières de cookies. Pour aller plus loin Données personnelles Europe site web