Il reste 2,1 millions de locaux à rendre raccordablesSelon les chiffres publiés par l'Arcep le 10 septembre 2026, 43,1 millions de locaux sont raccordables à la fibre sur les 45,2 millions recensés, soit 95,3 %.Ce pourcentage concerne bien les locaux, et non 95,3 % de la population ou du territoire français.Il reste donc environ 2,1 millions de locaux à rendre raccordables. Mais toutes ces adresses ne se trouvent pas dans des zones où le réseau serait encore absent.L'Arcep précise que plus d'un tiers des locaux restant à raccorder correspondent soit à des situations dans lesquelles l'intervention a été refusée par un tiers, soit à des locaux encore en construction. Rapporté aux 2,1 millions de locaux concernés, cela représente plus de 700 000 locaux.Une part non négligeable du dernier 5 % ne dépend donc plus uniquement du déploiement du réseau.Quand la fibre est dans le quartier mais pas encore dans le logementPendant des années, le chantier a surtout consisté à construire le réseau : équiper les communes, tirer la fibre dans les rues, installer les points de mutualisation et progresser quartier après quartier.À 95,3 % de locaux raccordables, les difficultés changent.

Il reste encore des poches de déploiement à terminer, mais aussi des immeubles dans lesquels une intervention n'a pas pu être réalisée, des copropriétés où une autorisation manque ou des bâtiments encore en construction.L'Arcep cite notamment les refus d'intervention de tiers, qui peuvent par exemple concerner certains syndics de copropriété. Pour ces logements, quelques mètres de fibre supplémentaires ne suffisent pas forcément : il faut parfois obtenir l'accès au bâtiment, lever un blocage administratif ou attendre la fin de certains travaux.43,1 millions de locaux raccordables, mais 28,1 millions d'abonnés fibreUn logement raccordable n'est pas nécessairement abonné à la fibre. La France compte aujourd'hui 28,1 millions d'abonnements fibre, soit 85 % de l'ensemble des abonnements internet fixes.L'écart avec les 43,1 millions de locaux raccordables est logique.

Un foyer peut être éligible sans avoir encore souscrit une offre fibre, utiliser une autre technologie ou attendre son raccordement final. Les deux chiffres mesurent donc deux réalités différentes : la disponibilité du réseau et son adoption.Votre ville est fibrée mais pas votre adresse : que faire ?Si votre quartier est fibré mais que votre logement reste inéligible, la première étape consiste à identifier précisément son statut. La carte de l'Arcep et les tests d'éligibilité des opérateurs permettent notamment de distinguer plusieurs situations :Le réseau n'est pas encore terminé à votre adresse : certaines rues ou certains logements restent à équiper.

Vérifiez l'état du déploiement à l'adresse et son évolution avant de retester votre éligibilité auprès des opérateurs.Votre immeuble n'est pas encore raccordé : la fibre peut passer dans la rue sans être installée dans les parties communes. En copropriété, vérifiez auprès du syndic si l'installation de la fibre dans l'immeuble a été votée et si une convention a été signée avec un opérateur.Une autorisation bloque l'intervention : le déploiement peut dépendre d'un syndic, d'un propriétaire, d'un bailleur ou du gestionnaire du bâtiment. Il faut alors identifier le tiers concerné et vérifier ce qui empêche l'intervention.Votre logement est indiqué "raccordable sur demande" : ce statut signifie que l'opérateur d'infrastructure doit le rendre raccordable dans un délai pouvant aller jusqu'à six mois après la demande d'un opérateur commercial.

Vous pouvez donc signaler à l'opérateur commercial de votre choix que vous souhaitez souscrire à la fibre, même si l'offre n'est pas encore disponible à votre adresse.Votre logement est neuf : le raccordement du bâtiment et son intégration dans les bases d'éligibilité ne sont pas toujours simultanés. Vérifiez que votre adresse est correctement reconnue lors des tests d'éligibilité.Votre adresse est mal référencée : si le réseau est présent à proximité ou chez vos voisins mais que votre logement n'apparaît pas correctement, comparez son statut dans les différents outils d'éligibilité et signalez l'anomalie à l'opérateur auprès duquel vous souhaitez souscrire.Pas encore de fibre ? Les box 5G et le satellite peuvent prendre le relaisNe pas être éligible à la fibre ne signifie plus forcément devoir rester sur une connexion ADSL lente.Avec une bonne couverture 5G, une box 5G peut constituer une véritable alternative.

La Box 5G de RED démarre à 24,99 €/mois, avec un débit annoncé jusqu'à 1 Gb/s. Pour un foyer encore limité par l'ADSL, la différence peut être importante, à condition que la réception 5G soit bonne à l'adresse.Avant de souscrire, mieux vaut donc comparer les box 4G et 5G disponibles et vérifier la couverture mobile à son domicile. Les services inclus peuvent aussi varier, notamment pour la télévision ou la téléphonie fixe.Lorsque ni la fibre ni les réseaux mobiles n'offrent une connexion satisfaisante, l'internet par satellite reste une autre possibilité, notamment dans les zones les plus isolées.Pour les abonnés ADSL, le temps est désormais comptéCes derniers raccordements deviennent d'autant plus importants que le réseau cuivre utilisé par l'ADSL est en train de fermer.La fermeture technique se poursuit progressivement, commune après commune, et doit s'achever à l'échelle nationale fin 2030, sous réserve du respect des conditions prévues pour chaque zone.

Lorsqu'elle intervient, les services qui utilisent encore le cuivre cessent de fonctionner. Un abonné ADSL doit donc avoir migré vers une autre technologie avant cette échéance.La fibre constitue la principale solution de remplacement. Mais les box 4G ou 5G fixes, le câble dans certaines zones et le satellite peuvent également remplacer une connexion sur cuivre.Pour savoir quand votre commune est concernée, Ariase permet de consulter le calendrier de fermeture du réseau cuivre et de la fin de l'ADSL.Le dernier 5 % n'est plus seulement un problème de déploiementCertains logements attendent encore le réseau.

Pour d'autres, la difficulté se joue désormais à l'échelle d'une adresse, d'un immeuble ou d'une autorisation. Et avec la fermeture progressive du cuivre, trouver une solution pour ces derniers locaux devient aussi une question de continuité d'accès à Internet.