Mistral AI annonce un partenariat avec et Cloudera, visant à intégrer ses modèles de langage à la plateforme hybride de données . L’objectif affiché est de répondre à la demande d’« IA souveraine » dans les secteurs régulés (finance, industrie, télécoms), en gardant « les données, l’intelligence, le calcul et les opérations sous le contrôle du client », selon le billet officiel de Mistral. Le partenariat repose sur deux axes.
Les modèles Mistral seront intégrés à la plateforme de Cloudera, permettant aux entreprises de les déployer « dans des environnements cloud privés et publics, on-prem et entièrement isolés (air-gapped), tout en conservant un contrôle total », précise Mistral. Lire aussi : Mistral et HUMAIN misent sur des modèles IA arabophones Par ailleurs, Mistral propose aux entreprises d’entraîner leurs modèles « sur de grandes quantités de données propriétaires dans des environnements contrôlés », tout en conservant « la propriété à la fois des données et de l’intelligence qui en résulte ». Concrètement, les clients Cloudera pourront exécuter des workflows d’inférence, de génération et d’agents directement sans envoyer leurs données vers des API externes.
« De la location d’IA générique à la possession d’intelligence » Pour Cloudera, l’enjeu est de faire passer les entreprises « de la location d’IA générique à la possession d’une intelligence qui leur est propre », explique Abhas Ricky, Chief Business Officer et GM Applied AI chez Cloudera. « Les modèles à vocation générale sont le point de départ, pas la ligne d’arrivée. Le véritable avantage vient des modèles entraînés sur des décennies de données propriétaires : les décisions de crédit, les cycles de production, la télémétrie réseau que personne d’autre n’a », ajoute-t-il.
« C’est un privilège d’avoir l’opportunité d’apporter l’IA souveraine de Mistral aux 30 exaoctets de données gérées par les clients de Cloudera qui tournent sur sa plateforme. » souligne Kamal Brar, SVP Partnerships & Alliances. Les deux sociétés n’ont pas communiqué de montant exact pour cet accord. Plusieurs médias spécialisés évoquent toutefois un « partenariat stratégique à neuf chiffres » (soit entre 100 et 999 millions de dollars), sans précision supplémentaire.