Orange et Nokia inventent le scanner des réseaux fibre pour de meilleures performances Orange et Nokia viennent de franchir une nouvelle étape dans l’automatisation des réseaux télécoms. Leur expérimentation permet d’observer l’état du réseau optique en quasi-temps réel et de détecter certains problèmes avant qu’ils n’affectent les services. Orange France et Nokia annoncent une première mondiale en conditions réelles autour de la tomographie de réseau.

Cette technologie, comparable à un scanner médical, permet d’analyser l’état des infrastructures optiques sans installer de nouvelles sondes et pourrait faciliter l’automatisation des réseaux grâce à l’intelligence artificielle. Un scanner pour les réseaux optiques Orange France et Nokia ont mené avec succès une expérimentation en conditions réelles de tomographie de réseau, une technologie développée notamment par les Nokia Bell Labs. Son principe consiste à exploiter les milliers de données déjà produites par les équipements du réseau de transport optique pour obtenir une vision globale de son état.

À la manière d’un scanner médical, la solution permet ainsi d’observer les différentes liaisons fibre et les longueurs d’onde qu’elles transportent, sans avoir à installer des sondes supplémentaires sur l’ensemble de l’infrastructure. Orange peut ainsi disposer d’une visibilité en quasi-temps réel sur les performances de son réseau. L’expérimentation a notamment permis de détecter plusieurs types d’anomalies : dégradation de fibres, problèmes d’amplification, erreurs de configuration ou autres dysfonctionnements susceptibles d’affecter la qualité du service.

Ces problèmes peuvent alors être identifiés et corrigés avant d’avoir un impact sur les engagements de service auprès des clients. Vers des réseaux plus automatisés et prêts pour l’IA La technologie ne sert pas uniquement à détecter les pannes. En connaissant plus précisément l’état de chaque liaison, Orange peut également optimiser la capacité existante, améliorer l’efficacité spectrale et renforcer la résilience de son réseau.

L’autre intérêt est de pouvoir s’appuyer sur les équipements déjà installés. La solution limite ainsi les interventions sur le terrain et peut réduire l’empreinte environnementale associée à la maintenance des infrastructures. Pour Christian Gacon, directeur des Réseaux Broadband chez Orange France, cette expérimentation constitue une étape vers « le futur de l’exploitation des réseaux », avec des technologies d’automatisation permettant notamment d’améliorer leur résilience.

Nokia y voit également une brique importante pour l’évolution des infrastructures télécoms. La tomographie apporte un niveau d’observabilité inédit aux réseaux optiques et pourrait faciliter à terme des opérations davantage automatisées et assistées par l’IA. L’objectif est donc de passer progressivement d’un réseau surveillé principalement grâce à des mesures ponctuelles et des interventions humaines à une infrastructure capable de détecter, analyser et anticiper elle-même certains problèmes.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 10/09/2026 à 14h31 par Lucas Musset