Dessin de Nathalie Lees paru dans « The Mail You Magazine », Londres © Brilliant Artists [Cet article fait partie de nos archives et a été publié le 20 décembre 2025. Nous le republions à l’occasion de nos journées spéciales en accès-libre sur notre application] Cette semaine, nos articles sont dans l’application Télécharger On a vu ces dernières années émerger un débat global autour de la vie de couple et du célibat. Récemment, ce débat a été amplifié par un article de Vogue (Chanté Joseph) qui osait demander s’il n’était pas devenu gênant “d’avoir un copain lorsqu’on est une femme aujourd’hui”, suggérant qu’il serait peut-être temps de réévaluer l’allégeance à l’hétérosexualité traditionnelle.
Une vague de célibat déferle sur le monde The Economist, qui a consacré sa une à ce sujet, met en lumière une tendance globale au célibat croissant dans les pays riches, où la norme du couple se dissout progressivement. Depuis plusieurs années, la proportion de personnes vivant seules augmente, en particulier chez les 25-34 ans, et ce mouvement est parfois analysé comme une “récession des relations” plutôt qu’un simple choix individuel. À lire aussi : Tendance.
Une vague de célibat déferle sur le monde Ajouter aux favoris Les couples au bord de la crise de nerfs, un phénomène mondial Cette “récession des relations” touche l’ensemble des pays développés et bien au-delà. En Italie, l’“hétéropessimisme” traduit le ras-le-bol de nombreuses femmes face à des comportements masculins jugés inadaptés ; en Espagne, le terme d’“hétérofatalisme” sert à nommer le sentiment d’impasse qui entoure les relations hétérosexuelles. En Allemagne, certains intellectuels appellent à “déromantiser” l’amour et à redonner une place centrale à l’amitié.
En Pologne, le sociologue Tomasz Szlendak décrit une “machine sociale enrayée” qui entrave durablement la formation des couples et fait de la solitude une condition structurelle. Le phénomène n’épargne ni l’Amérique latine, au Brésil, la défiance envers le couple s’exprime sur fond d’inégalités persistantes et de violences de genre, ni l’Asie, où la pression économique, le poids des normes familiales et l’épuisement professionnel contribuent à un recul marqué du mariage et de la vie à deux. À lire aussi : Société.
Une crise mondiale du couple : “hétéropessimisme” et lassitude des femmes Ajouter aux favoris Est-ce que les hommes hétérosexuels vont bien ? La presse étrangère comme les études scientifiques sont formelles : les hommes sont en retard sur les femmes en matière d’éducation, d’emploi et d’autonomie sociale, ce qui se répercute sur leur capacité à s’engager dans des relations durables. De plus, une part non négligeable d’hommes perçoit l’engagement comme un “coût financier trop élevé”, et l’omniprésence des applications de rencontre nourrit une illusion de choix qui, paradoxalement, complique encore plus la formation de liens affectifs stables.
À lire aussi : Amour. Est-ce que les hommes hétérosexuels vont bien ? Ajouter aux favoris Pourquoi parle-t-on d’“hétérofatalisme” Le concept d’“hétérofatalisme” vient des travaux universitaires du chercheur américain Asa Seresin en 2019.
Inspiré du terme “hétéropessimisme”, il renvoie à une rupture symbolique avec les représentations traditionnelles de l’hétérosexualité, vécue non comme une simple préférence mais comme une expérience souvent insatisfaisante et douloureuse. Il s’agit moins d’un rejet radical de l’hétérosexualité que d’un constat de désillusion face à la qualité des relations vécues. À lire aussi : Amour.
Pourquoi parle-t-on d’“hétérofatalisme” Ajouter aux favoris J’ai longtemps été amoureuse de l’amour, je me suis trompée Dans un témoignage personnel publié par le magazine italien D (La Repubblica delle Donne), Carolina Bandinelli raconte comment sa passion romantique pour l’amour l’a conduite à multiplier les relations, toujours à la recherche de l’idéal affectif appris dans les livres et les films. Cette histoire illustre la tension entre les attentes culturelles romantiques et la réalité des relations modernes, et elle sert de miroir à une génération qui remet ces attentes en question. À lire aussi : Témoignage.
J’ai longtemps été amoureuse de l’amour, je me suis trompée Ajouter aux favoris Courrier international Sur le même sujet Article réservé aux abonnésModern Love. Au bord de la rupture, nous avons décidé de nous marier Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésSociété. “Le marché de l’amour est en crise, en particulier pour les femmes” Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésModern Love. Incapable d’entamer une nouvelle relation, je prends exemple sur Carrie Bradshaw Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésAmour.
Fini les trouples, la mode est aux “polycules” de 80 personnes Écouter l’article Ajouter aux favoris Nos services Application en accès libre Du 7 au 14 septembre, l’application Courrier international est en accès libre Je découvre → HORS-SÉRIE Où se trouve le cloud ? Combien de câbles de communication traversent l’Atlantique ? Comment l’Iran coupe-t-il son réseau Internet ?
Ce sont ces questions qui nous ont conduits à proposer cet atlas des communications. Car Internet est une réalité physique. Je découvre → Éditions Doki-Doki Tentez de remporter un exemplaire du manga « Un amour invisible » de Shima Nanigashi et Hat.
Je reçois mon manga → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de la bande dessinée « Nanterre, avant l’orage » de Feurat Alani & Ulysse Gry. Je reçois ma bande dessinée →