SFR : les syndicats appellent à la grève, les propositions de Free, Orange et Bouygues jugées insuffisantes Une seule offre de reclassement par salarié non repris et une aide à la formation pouvant atteindre 4 000 euros : les propositions du consortium chargé de reprendre SFR ne convainquent pas les syndicats, qui préparent une mobilisation. Les premières propositions de Bouygues Telecom, Free et Orange sur l’emploi chez SFR n’ont pas convaincu les syndicats. L’intersyndicale appelle les salariés à débrayer le 24 septembre et réclame davantage de garanties sur les reclassements et les conditions de départ. Les représentants de l’Unsa, de la CFDT et de la CFTC ont rencontré mercredi le consortium chargé de reprendre une partie des activités de SFR.
Mais les propositions présentées par les trois opérateurs sont loin de répondre à leurs attentes. Le consortium prévoit notamment une seule offre de reclassement par salarié qui ne serait pas repris. Un dispositif jugé insuffisant par les syndicats, qui réclament au moins trois possibilités de reclassement, soit une par opérateur.
Une aide pouvant atteindre 4 000 euros pour financer une formation d’adaptation est également envisagée, au cas par cas. « C’est largement insuffisant », dénonce Abdelkader Choukrane, délégué général Unsa. Les syndicats demandent également, pour les salariés amenés à quitter SFR, des conditions comparables à celles du plan de départs volontaires de 2017.
Une grève prévue le 24 septembre Face à ces premières annonces, l’intersyndicale a décidé d’appeler à la grève l’après-midi du 24 septembre, après une nouvelle réunion avec les repreneurs prévue le 21 septembre. Les propositions doivent par ailleurs être formalisées par écrit vendredi. La situation reste particulièrement floue pour une grande partie des effectifs.
Bouygues Telecom doit reprendre 2 385 salariés de SFR Business, tandis qu’Orange en récupérerait 235 liés à l’activité MVNO et Free seulement 53. Environ 700 autres salariés seraient transférés avec les 120 boutiques reprises par les trois opérateurs. Le sort de plus de 3 000 salariés d’Altice Technical Services (ATS) reste, lui, largement incertain.
Cette filiale technique, fortement dépendante de SFR, n’est pas reprise par le consortium. Les syndicats dénoncent ainsi un décalage entre les engagements affichés par les repreneurs et la réalité des transferts d’emplois. « Voilà une opération où l’on reprend 17 millions de clients et 0 emploi », résume Olivier Lelong, délégué central CFDT SFR, tout en reconnaissant forcer le trait.
Les prochaines réunions des 21 et 30 septembre seront donc déterminantes pour tenter d’obtenir davantage de garanties. En attendant, le climat social continue de se tendre au sein de SFR, alors que les difficultés financières et la baisse du nombre de clients pèsent déjà sur le moral des salariés. Source : Les Echos Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 10/09/2026 à 10h07 par Lucas Musset