Le réseau social détenu par Elon Musk, X (anciennement Twitter) fait l'objet d'une nouvelle enquête de la part du régulateur irlandais. En cause, ses outils pour empêcher des mineurs de tomber sur des contenus sexuels ou violents. Cette procédure s'ajoute à une autre enquête lancée par l'Union européenne en 2025.Le régulateur irlandais des médias a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête contre le réseau social X afin de déterminer s'il fait suffisamment pour empêcher les enfants d'accéder à du contenu pornographique ou violent.Cette enquête est la première formellement ouverte au titre du Code de sécurité en ligne instauré par l'Irlande fin 2024, qui impose un contrôle plus strict de leur contenu à certaines plateformes de partage de vidéos ayant leur siège européen en Irlande, comme c'est le cas pour l'entreprise d'Elon Musk.Des mécanismes de vérification d'âge "inefficaces"En vertu de ce code, "une vérification de l'âge est requise sur la plateforme X pour veiller à ce que les enfants ne voient pas de vidéos montrant de la pornographie ou des violences extrêmes/grossières et gratuites, ou encore des actes de cruauté", explique dans un communiqué la Coimisiún na Meán (Commission des médias), en charge notamment de la sécurité en ligne.Or, "des préoccupations ont émergé concernant la possible mise en oeuvre inefficace" par X de ces mécanismes de vérification, ajoute-t-elle, rappelant qu'"une vérification de l'âge reposant uniquement sur l'auto-déclaration n'est pas considérée comme efficace".Le régulateur s'interroge également sur l'efficacité des contrôles parentaux, qui pourraient "ne pas répondre à des exigences minimales, être difficiles à trouver et ne pas être portés à l'attention des nouveaux utilisateurs lors de la création de compte".Si la plateforme est reconnue coupable d'avoir enfreint le Code de sécurité irlandais, elle peut théoriquement se voir infliger une amende pouvant aller jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires annuel.Contacté par l'AFP, X n'avait pas répondu en fin d'après-midi.Une nouvelle enquête contre XL'entreprise est déjà sous le coup d'une enquête du régulateur irlandais, ouverte fin 2025, cette fois-ci au titre du règlement européen sur les services numériques (DSA), car elle est soupçonnée de ne pas avoir offert aux utilisateurs la possibilité de faire appel de ses décisions de modération.Dans le cadre du DSA, la Commission européenne est la principale régulatrice de X, mais le respect dans l'UE de certains articles du texte reste sous l'autorité du régulateur national du pays où se trouve le siège européen de l'entreprise.Incités par une fiscalité attractive, de nombreux géants de la tech, comme par exemple Google (maison mère de YouTube), Meta (maison mère de Facebook ou Instagram), Microsoft (maison mère de LinkedIn) ou TikTok y ont installé leur siège pour l'Europe.Sujets liés :Réseaux sociauxActualitésIrlandeTechTop ArticlesBouygues Telecom propose une Playstation 5 à 1 euro, avec une Bbox Gaming: voici ce qu'il faut savoir de l'offre limitéeTrois randonneurs font confiance à Gemini pour partir en montagne, ils se retrouvent coincés en pleine nuit après 15 heures de marcheÀ défaut de pouvoir l'imposer en France, Emmanuel Macron réclame "un texte européen" pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans"Le véritable Iron Man", "un promoteur boursier sans scrupule", "un fasciste": un documentaire de 3h45, "à charge", retrace l’histoire d’Elon Musk en avant-première à la Mostra de Venise"On veut dompter l'invisible" pour réinventer le confort thermique à la maison: comment Dreo veut surveiller et améliorer l'air de nos intérieurs pour se faire un nom