Une journaliste de “Radio Basma” lisant un bulletin d’information trafic pour la Cisjordanie, dans les locaux de la station palestinienne à Rawabi, non loin de Ramallah, le 10 juin 2025. Photo ZAIN JAAFAR/AFP Le poste de contrôle d’Einav [situé dans le nord de la Cisjordanie] était censé être ouvert 24 heures sur 24. Du moins, c’est ce que l’armée israélienne avait annoncé la semaine précédente, selon Mohammed Omar.

Le lendemain, de retour de Tulkarem, ce chauffeur de taxi de 30 ans a pourtant trouvé le check-point fermé, les véhicules désormais interdits de passage. Le jeune homme a patienté quarante minutes dans l’espoir d’une réouverture. Puis il a envoyé un message à Radio Basma, station palestinienne installée à Rawabi, dans le centre de la Cisjordanie : “Einav est fermé.” Son signalement est venu s’ajouter à un flux constant de notes vocales, de messages et d’avertissements envoyés par des automobilistes de toute la Cisjordanie.

Des informations qui font ensuite l’objet d’une vérification par les journalistes avant d’être diffusées à l’antenne, mais aussi via des groupes WhatsApp et des chaînes Telegram. Grâce à toutes ces actualisations, le chauffeur de taxi obtient des informations sur la fermeture des “portes de fer” – nom donné aux barrages installés depuis le 7 Octobre par l’armée israélienne, et parfois même par des colons, à l’entrée des villes palestiniennes –, les nouveaux points de contrôles temporaires, l’ouverture des check-points permanents ou encore la présence po Déjà abonné ? Se connecter Toute l’application Du 7 au 14 septembre, accédez gratuitement à tous nos articles sur l’application.

Sans engagement • Résiliable en ligne Je m’abonne dès 1 € Lire gratuitement dans l’application Nagham Zbeedat traduit par Anna Kerautret Lire l’article original Moyen-Orient Conflit israélo-palestinien Sur le même sujet Article réservé aux abonnésAnalyse. En Cisjordanie, le terrorisme juif rampant fait craindre une explosion imminente Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésGuerre au Moyen-Orient. En Cisjordanie, les colons israéliens de plus en plus violents Écouter l’article Ajouter aux favoris Source de l’article Ha’Aretz (Tel-Aviv) Premier quotidien (1919) publié en hébreu en Palestine sous occupation britannique, “Le Pays” est le journal de référence chez les politiques et les intellectuels israéliens.

Il appartient au groupe Schocken, de la dynastie d’éditeurs juifs inaugurée par Salman Schocken en Allemagne et ensuite en Palestine entre les deux guerres mondiales. Son éditeur actuel est Amos Schocken et son rédacteur en chef est Aluf Benn. Aujourd’hui de gauche libérale, Ha’Aretz a longtemps cultivé une ligne centriste proche des anciens partis juifs libéraux de Palestine et ensuite d’Israël, ligne indépendante d’un mouvement travailliste longtemps omnipotent (et qui disposait de ses propres organes de presse) et davantage encore de la droite nationaliste.

La sobriété de sa mise en page sert une politique éditoriale centrée sur l’analyse et le débat. Incontournable, son édition sabbatique est agrémentée de deux suppléments, politique et culturel. Le site hébréophone propose l’intégralité de l’édition imprimée, augmentée de rubriques propres (blogs, dossiers thématiques, etc.).

Moins fourni, le site anglophone reproduit partiellement les contenus de la version originale hébréophone, mais il est augmenté de rubriques propres. Le tirage papier est de 72 000 exemplaires pour le Ha’Aretz hébréophone (110 000 le week-end) et de 24 000 pour son édition anglophone. En revanche, sur le web, c’est le site anglophone qui tient le haut du pavé grâce à un vaste lectorat étranger non hébréophone : Juifs européens, Juifs nord-américains et observateurs non juifs du conflit israélo-palestinien.

Lire la suite Nos services Application en accès libre Du 7 au 14 septembre, l’application Courrier international est en accès libre Je découvre → HORS-SÉRIE Où se trouve le cloud ? Combien de câbles de communication traversent l’Atlantique ? Comment l’Iran coupe-t-il son réseau Internet ?

Ce sont ces questions qui nous ont conduits à proposer cet atlas des communications. Car Internet est une réalité physique. Je découvre → Éditions Doki-Doki Tentez de remporter un exemplaire du manga « Un amour invisible » de Shima Nanigashi et Hat.

Je reçois mon manga → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de la bande dessinée « Nanterre, avant l’orage » de Feurat Alani & Ulysse Gry. Je reçois ma bande dessinée →