Cartes à gratter, Texto, "Happy Zone"... : impensables aujourd'hui, 5 innovations de SFR qui ont marqué l'histoire de nos mobiles Par Laure Renouard Publié le 05/09/26 à 20h15 Nos réseaux : Suivez-nous Ajoutez nous à vos favoris Google Commenter 5 © Shutterstock - Cartes à gratter, Texto, "Happy Zone"... : impensables aujourd'hui, 5 innovations de SFR qui ont marqué l'histoire de nos mobiles C'était la nouvelle - entre coup de tonnerre et feuilleton à rebondissements - de la saison 2025-2026. L'opérateur historique SFR ne sera bientôt plus, du moins sous sa forme actuelle, puisqu'il est désormais très officiellement, et depuis juin 2026, en cours d'acquisition par un trio composé d'Orange, Bouygues Telecom et Free Mobile. L'opérateur au carré rouge, qui fêtera ses 40 ans l'an prochain soufflera sans doute à cette occasion sa dernière bougie, sauf opposition de l'Autorité de la concurrence.

L'occasion pour nous de revenir sur quelques-unes des innovations portées par la Société française du radiotéléphone qui, à son apogée, accueillait dans son parc commercial plus de 20 millions de cartes SIM.Les moins de vingt ans ne risquent pas de connaître. Pas plus que le mythique forfait Millenium de Bouygues Telecom, sur lequel Les Numériques revenait récemment, ont-ils eu la chance de vivre les heures de gloire des premiers forfaits mobiles grand public, faits d'offres parfois mirobolantes, et souvent créatives. Et, pour certaines, en Francs !La Carte : un as pour les ados avant l'ère des forfaits bloquésC'est à la fin de l'année 1996, alors que les Spice Girls sont au faîte de leur gloire et que les 2Be3 font danser l'Hexagone, que le Carré Rouge dégaine son offre La Carte.

Le principe est simple : l'utilisateur - souvent ses parents, à force de réclamations - achète une carte, au bureau de tabac, à la Poste ou dans une enseigne de l'opérateur. Au dos se trouve une zone à gratter lui fournissant un code chiffré à saisir sur le portable. Oui, nous sommes en l'an -10 avant le premier smartphone et le réseau star du moment, c'est la 2G ou GSM. Paix à son âme : le réseau star des SMS régigés en langage abrégé savant, des minutes doublées le soir et le weekend, des "j'ai plus de forfait"... tire progressivement sa révérence.

Les opérateurs le débranchent eu à peu, privilégiant la 4G et la 5G. Bref, SFR La Carte est, au fil des ans, tombée en désuétude, remplacée par les forfaits bloqués, bien plus pratiques pour les parents soucieux de maîtriser leur budget.© SFRÀ la même période, Orange (qui s'appelait encore Itineris, avant 2001), lançait sa Mobicarte. L'offre a rencontré un tel succès que son nom, à l'époque, était presque entré dans le langage courant : on avait tendance, à la fin des années 1990, à désigner n'importe quelle carte prépayée par le terme "Mobicarte".Happy Zone : le fixe et le mobile ne font plus qu'unChez SFR, la Zone était heureuse dans les années 2000 !

En 2007 précisément, après un an de test, SFR généralisait cette option qui permettait à ses abonnés de faire l'impasse sur le téléphone fixe. Malin : avec cette Happy Zone, les appels étaient illimités vers les téléphones fixes depuis le domicile et autour (250 m en ville, jusqu'à 2 km en zones rurales). Dans un logement sur CROUS sans ligne fixe, j'avais donc, pour 15 € par mois, une alternative pratique.

Eh oui, il y a 20 ans, débourser 50 € par mois dans un abonnement téléphonique intégrant quelques Mo d'Edge n'était pas une hérésie... Ce que l'on retient surtout, c'est une offre préfigurant la convergence entre le fixe et le mobile, à une époque où les box Internet tout-en-un n'existaient tout simplement pas.Juste avant l'an 2000, la guerre des MilleniumSFR n'a pas eu de forfait Millenium, mais c'est comme cela qu'était souvent désignée son option "appels illimités soirs et weekends". Lancée fin 1999 pour contrer l'offre de Bouygues Telecom, elle permettait elle aussi d'appeler sans compter, mais ajoutait les nuits de semaines aux weekends (appels vers les fixes et numéros du carré rouge).

Une aubaine pour les clients d'alors, un gouffre pour l'opérateur qui, comme Bouygues, doit subir la prise d'assaut de son réseau sur ces plages d'illimité, alors même qu'il n'est pas dimensionné pour une telle affluence.La trouvaille TextoSFR n'a évidemment pas inventé le SMS, mais a créé l'antonomase la plus célèbre de l'univers du mobile. En effet, en 1998, l'opérateur a créé sa propre désignation entrée rapidement dans le langage courant. Il a même déposé le Texto auprès de l'INPI en 2001, mais n'a pas pu le garder pour lui-même bien longtemps.

Alors qu'il poursuivait une entreprise pour l'utilisation du terme en 2008, il a été débouté par le tribunal de grande instance de Paris. Victime de son succès, le texto est devenu l'affaire de tous, donc, même s'il est désormais ringardisé par le protocole RCS et les messageries instantanées.© ShutterstockLa 3G dans le métroBack to 2012. Le must de l'époque, c'était la 3G, inaccessible dès lors que l'on était sous terre.

Le Carré Rouge a bel et bien été le premier à dégainer la 3G dans le métro, commençant par la tentaculaire station Châtelet Les Halles, puis étendant sa couverture aux différentes lignes de métro et de RER ; l'opérateur s'était alors engagé sur une couverture de l'ensemble des stations d'ici la fin 2015. À cette époque, il n'était pas question de streamer, tout haut-parleurs criants, des vidéos pendant ses trajets parisiens ! SFR n'était bien sûr pas le seul, et a surtout communiqué le premier, émulation entre opérateurs oblige, sur un accord conclu avec la RATP pour des infrastructures mutualisées, peu après exploitées par ses concurrents... et qui, ajourd'hui, aboutit à une couverture presque complète et en 5G du réseau de transport.

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