Brendan Yates, du groupe Turnstile, au festival Coachella, en Californie, en avril 2026. Photo BRIANNA BRYSON/Getty Images/AFP C’est un genre en soi. L’album de remix est de plus en plus présent dans les bacs, et “Turnstile s’y essaie à son tour avec Never Enough.

Versions”, commente le site musical américain Pitchfork à propos de ce nouvel opus du groupe de Baltimore, sorti le 28 août. Mais avant de parler du remix, parlons de l’album original. En 2025, Turnstile, célèbre pour sa musique punk rock, signe Never Enough [littéralement, “Jamais assez”], un album de 14 titres récompensé par le Grammy Award 2026 du meilleur album rock de l’année, dont la chanson Birds a également été distinguée par le Grammy de la meilleure performance rock de l’année.

À lire aussi : Musique. Les fans de metal supportent mieux la douleur que les autres mélomanes Ajouter aux favoris Ce succès a suscité autour du groupe d’“interminables débats” sur le possible “reniement de ses origines hardcore dans la course au succès grand public”, rappelle Dazed, un magazine culturel britannique. Cependant, remarque avec finesse cette publication, c’est bien dans la catégorie “rock” que le groupe a été couronné. “Trop hardcore pour le grand public, et trop mainstream pour les fans de hardcore : ‘never enough’ (‘jamais assez’), c’était le cas de le dire”, note-t-il encore.

Mais si Dazed reprend aujourd’hui ces critiques, c’est pour mieux s’en amuser, tant la nouvelle sortie “est précisément tout l’inverse : un album où chacun peut trouver son compte”. Un album aux airs de festival Il faut dire que ce nouvel opus contient 22 titres, avec pas moins de 23 artistes au casting. Évidemment, avec 14 titres d’origine, certains morceaux reviennent plusieurs fois.

Un format qui fait dire à Dazed que “ce n’est pas un album qui s’écoute forcément de bout en bout”. Cela ne signifie pas qu’il faut renoncer à l’écouter en entier mais que, “étant donné la gamme de styles qui y est offerte, personne ne peut tomber amoureux de la totalité des pistes, explique le magazine. Pour autant, on n’a pas entendu récemment d’album de remix plus impressionnant et plus enthousiasmant, avec, comme ici, une affiche cinq étoiles.” À lire aussi : Musique.

Pourquoi les groupes de metal adorent-ils les masques ? Ajouter aux favoris “Cinq étoiles” et même plus : parmi les 23 artistes au générique, on retrouve la légende Elton John, la rockeuse Hayley Williams, le génie de l’hyperpop britannique A. G.

Cook, la Française Oklou, les incontournables du métal Dying Fetus, ou encore la star de l’indie pop Blood Orange. Autant de noms que Pitchfork applaudit : “La liste a des airs d’affiche de festival, avec une programmation aussi soignée du côté des poids lourds qu’au rayon petits prodiges du coin.” Parmi les titres les plus réussis, Pitchfork signale celui d’Elton John, réalisé en duo avec Turnstile, et y voit un résultat “étonnamment émouvant, comme un passage de flambeau en plus modeste – plutôt la clope qu’on se partage tendrement à l’extérieur du club”. Il loue aussi le morceau Ceiling, de Hayley Williams, “chanson d’amour sublime de mélancolie, douillette comme le vieux T-shirt d’un ou d’une ex, dont les accents new wave révolutionnent les tensions qu’avait la voix de l’original”. “Il n’y avait que Turnstile pour le faire” Mais l’album a aussi certains points négatifs, signale Pitchfork, notamment par rapport à la sphère punk.

Car, “si Never Enough avait des airs de pas de côté vis-à-vis du hardcore, Versions donne à penser que la rupture est presque consommée”, note le média, qui critique aussi l’absence de groupes plus extrêmes sur les nouvelles chansons : “Aussi bonnes soient ces Versions dans leurs élans d’audace, on regrette qu’elles n’aient pas laissé place à des iconoclastes du son hardcore nouvelle génération.” À lire aussi : Musique. Au Royaume-Uni, une déferlante punk 100 % féminine Ajouter aux favoris Du côté de Dazed, la conclusion est plus positive. Le magazine salue une œuvre singulière, que seul le groupe de Baltimore aurait pu réaliser : “Inviter de grands noms mainstream sur du punk hardcore, opérer la rencontre entre des musiciens de ce genre un peu marginal et des stars de la pop, il n’y avait que Turnstile pour le faire.

C’est mieux qu’‘assez’, c’est beaucoup.” Lucille Souron Rock Amériques Sur le même sujet Article réservé aux abonnésHistoire. Comment soignait-on la dépression au temps d’Hippocrate ? Écouter l’article Ajouter aux favoris Musique.

Avec “Chrome”, Ty Segall revient en fuzz Ajouter aux favoris Article réservé aux abonnésAlbum. Avec “Life Is a Dream”, Anthony Hopkins laisse parler sa passion sincère pour la musique classique Écouter l’article Ajouter aux favoris Nos services HORS-SÉRIE Où se trouve le cloud ? Combien de câbles de communication traversent l’Atlantique ?

Comment l’Iran coupe-t-il son réseau Internet ? Ce sont ces questions qui nous ont conduits à proposer cet atlas des communications. Car Internet est une réalité physique.

Je découvre → Éditions Doki-Doki Tentez de remporter un exemplaire du manga « Un amour invisible » de Shima Nanigashi et Hat. Je reçois mon manga → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de la bande dessinée « Nanterre, avant l’orage » de Feurat Alani & Ulysse Gry. Je reçois ma bande dessinée → Sooner Remportez 3 mois d’abonnement offert à Sooner, et visionnez le film « Bye bye Tibériade » réalisé par Lina Soualem.

Je reçois mon code de streaming →