Orano (ex-Areva) : données RH et salariales de 4 700 employés étaient open-bar en interne La transparence des salaires oui, mais pas à ce point ! Illustration : Flock Sébastien Gavois Le 03 septembre à 11h30 Il y a toute une panoplie de types de fuites de données. Celle du jour n’était pas directement accessible depuis Internet, mais des « milliers de salariés » d’Orano pouvaient consulter les données RH et salariales très détaillées de leurs collègues.
Elles étaient librement accessibles sur un serveur partagé sur son réseau interne. « Près de 4 700 collaborateurs » sont concernés, nous confirme l’entreprise. Une erreur ?
Dans un message interne envoyé par la direction de BU Recyclage et que nous avons pu consulter, Orano reconnait que « des dossiers de travail numériques relatifs à la rémunération et aux avantages sociaux avaient été rendus accessibles en interne au-delà des personnes autorisées sur un serveur informatique partagé d’Orano Recyclage ». « L’ensemble des salariés des activités Recyclage d’Orano » sont concernés Contacté par Next, Orano confirme et nous précise que « les données concernaient l’ensemble des salariés des activités Recyclage d’Orano, soit près de 4 700 collaborateurs ». Les accès au répertoire partagé ont évidemment été bloqués « dès que cette situation a été portée à notre connaissance ».
La société ajoute que, « par mesure de précaution, tous les serveurs RH ont été déconnecté. Leur accès est fermé et toutes les restrictions d’accès font actuellement l’objet d’une analyse approfondie ». Capture d’écran du message envoyé en interne par la direction de la BU Recyclage d’Orano – crédit Next Comme toujours en pareille situation, nous avons droit au chapelet habituel sur le sérieux des procédures et le renforcement de la sécurité : « Nous avons toujours eu à cœur de mettre en place des process et procédures destinés à garantir la meilleure protection des données personnelles.
À ce titre, les données hébergées sur ce serveur sont protégées par des règles de stricte confidentialité et de limitation d’accès. Ces règles ont d’ailleurs été renforcées à la suite d’une alerte en décembre 2025 ». La direction en profite pour mettre en garde ses employés dans son courrier aux employés : « la copie, la diffusion, la conservation et/ou l’exploitation de ces informations par un salarié sans y être expressément autorisé constitue un traitement illicite puni par la loi.
Les éventuelles copies qui auraient pu être faites doivent donc être immédiatement détruites ». Une autre manière de lire cette mise en garde : Orano reconnait donc que les documents n’auraient jamais dû être accessibles si largement. Salaires, performances, retours de congé maternité…
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Soriatane Premium Modifié à l'instant Message 3 Historique Signaler Bloquer cet utilisateur Dans un seul fichier se trouvaient par exemple des informations parfois très personnelles de salariés : matricule, nom, prénom, date de naissance, sexe, catégorie, statut, contrat, [...]Ce n'est pas dans la liste, mais je pense que tous bulletins de paye contiennent cette information : le numéro INSEE du salarié (alias numéro de sécurité sociale).Comme c'est une information qui peut servir dans des accès à des services de l'État, il me semble bon de le préciser/ajouter dans la liste. Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui