Réservé aux abonnés Confrontés à l’agressivité russe, les Européens remettent en question la notion de «guerre hybride» Par Nicolas Barotte Publié le 02/09/2026 à 19h05 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Russie Défense Guerre hybride Europeens Le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le 2 septembre 2026. Geert Vanden Wijngaert / REUTERS ANALYSE - La multiplication des actions menées par la Russie contre l’Europe incite les militaires à repenser leur riposte. Passer la publicité Publicité La nature de la confrontation change.
Le temps où les actions de la Russie étaient pudiquement qualifiées d’hybrides pour en modérer la gravité semble bientôt révolu. Au sein des états-majors, le vocabulaire commence à évoluer. La dénonciation par l’Allemagne d’une tentative d’attentat par la Russie contre l’aéroport de Leipzig en août a constitué une étape.
Le chef du Renseignement estonien, Kaupo Rosin, a lui aussi choisi d’autres mots pour accuser Moscou de «terrorisme d’état». «Je suis quelque peu sceptique quant au terme « hybride ». Il a, d’une certaine manière, une connotation « molle » et « marginale », alors même que nous parlons en réalité d’activités très sérieuses», a-t-il confié à un média balte.
À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Mais en changeant les termes du débat, les militaires imposent de réfléchir différemment à la riposte. La distinction entre la guerre et la paix s’était déjà effacée, celle de l’affrontement en dessous ou dessus du seuil du conflit disparaît peu à peu. «Le combat est engagé Cet article est réservé aux abonnés.
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