Docteure en Géopolitique de l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Membre du Conseil scientifique du Diploweb.com. Agrégée d’histoire, Professeure de chaire supérieure au lycée Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales.

Auteure de nombreux ouvrages. Élections dans le monde ; La Terre chauffe et tremble ; Le temps des cyberattaques ; L’Irlande, l’UE et les GAFAM ; Tensions en Asie orientale ; L’Ukraine sur tous les fronts ; Vers une Union européenne+, etc. Voici la précieuse synthèse d’Axelle Degans qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique mondiale, voire passent un examen ou des concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire.

Le nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella, prend ses fonctions au cœur de l’été 2026 et déclare une « guerre « totale » aux narco-trafiquants et à la guérilla. Le Royaume-Uni a un nouveau Premier ministre. Andy Burnham remplace depuis le 20 juillet 2026 Keir Starmer devenu très impopulaire, y compris au sein du parti travailliste.

L’Islande organise durant l’été 2026 un référendum concernant des négociations en vue d’une adhésion à l’UE. L’île avait déjà commencé à se rapprocher de l’Union au lendemain d’une crise née des subprimes qui avait fortement affecté en 2008 l’économie islandaise et fragilisé la classe politique, mais s’était éloignée du projet avec une amélioration de sa situation. Ce référendum a mobilisé le 29 août 2026 plus de 80% du corps électoral qui s’est prononcé à 52,8% contre une reprise des négociations avec Bruxelles alors que le gouvernement espérait que le contexte géopolitique pousse les Islandais à choisir d’entrer dans l’Union européenne.

L’Islande appartient déjà à l’espace économique européen (EEE). A Bruxelles la déception est réelle car l’Islande aurait aussi été un contributeur net. Et un candidat dont le PIB par habitant en SPA est plus élevé que la moyenne de l’UE, ce qui est rare…

Une vague de chaleur parfois caniculaire frappe de nombreuses régions du monde et remet sur les devants de l’actualité les problématiques du réchauffement climatique. Les tremblements de terre, nombreux, sont passés plus inaperçus, pourtant... Le 17 juillet 2026, un séisme d’une magnitude 7,3 touche la partie méridionale du Mexique.

Un tremblement de terre d’une magnitude 7,1 touche le Japon sur l’île de Kyushu à Kashima le 28 juillet 2026, faisant une trentaine de victimes. Un tremblement de terre d’une force de 7,4 touche la partie occidentale de la Colombie le 10 août 2026 (peu après l’intronisation du nouveau président qui doit décréter l’état d’urgence économique), causant la mort de plus de 300 personnes. En Italie, le 4 août 2026 un séisme d’une force de 4,7 touche la région de Naples.

En parallèle, l’Etna se réveille en Sicile le 6 août 2026. En Espagne, une secousse sismique est ressentie le 15 août 2026, à Grenade, d’une magnitude 5 sur l’échelle de Richter. Le même jour, l’archipel indonésien est frappé par une secousse sismique d’une force de 7,7 accompagnée d’un petit tsunami provoquant la mort d’un peu moins d’une centaine de personnes.

Cette concomitance est remarquable et replace l’homme dans une situation d’une certaine humilité face aux événements naturels. Une terrible catastrophe frappe la région himalayenne du Népal en août 2026. Une coulée de boue a balayé une vallée à la frontière du Tibet chinois après le détachement d’un glacier qui se serait accompagné d’un séisme d’une magnitude supérieure à 5 et d’un immense glissement de terrain.

Le bilan est terrible, les infrastructures (voies de communication, centrales électriques...) sont fortement endommagées, des milliers de personnes sont disparues, appartenant à plus de 30 nationalités, démontrant que le Népal est intégré à la mondialisation. Cette catastrophe affecte aussi la région de Gyirong dans le Tibet annexé par la Chine, un corridor logistique voulu par Xi Jinping. A l’heure de la transition numérique, les cyberattaques se multiplient.

Elles sont le fait d’une guerre hybride, à distance, qui menace tant les intérêts économiques des nations et entreprises que leur sécurité. Elles sont aussi celles de cybercriminels qui utilisent leur pouvoir de nuisance pour gagner de l’argent tout en montrant qu’ils existent. Ainsi, Zerobytes, qui serait formé par deux hackers français, a piraté les données du ministère français de l’Économie, du logement... même les données du ministère de l’Éducation nationale l’ont été.

Des centaines de millions de données ont été dérobées, elles pourront être vendues pour ensuite donner lieu à de multiples escroqueries. Ces cyberattaques démontrent la vulnérabilité d’une économie et d’une société numériques. L’Irlande prend la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne pour le second semestre 2026.

Dublin a largement dépassé la moyenne du niveau de vie communautaire grâce aux transferts financiers importants et une politique de dumping fiscal qui a fait de l’île d’Emeraude un eldorado de la Tech avec un taux d’imposition de 12% (en pratique beaucoup moins) qui explique que les GAFAM ont installé leur siège européen sur cette île. Comment cette présidence pourrait-elle être un juge impartial face aux géants des GAFAM qui font face à une procédure anti-position dominante et sont menacés d’une « taxe GAFAM » ? Le Premier ministre irlandais avait annoncé en 2025 qu’il s’opposerait à une « taxe GAFAM ».

En fait, l’Irlande est très dépendante des firmes américaines : elles y emploient 210 000 personnes (plus de 8% des emplois totaux) et les impôts sur les sociétés en 2025 des trois principales entreprises représentent 43% du total. Les firmes étrangères se servent de l’Irlande pour conquérir le marché communautaire à partir d’un pays qui pratique le dumping fiscal pour leur plus grand bénéfice et celui de Dublin. Quid de la solidarité européenne ?

Début juillet 2026, les forces taïwanaises simulent de façon inédite une agression chinoise de l’île. L’« opération 2027 » fait suite à la déclaration du Secrétaire américain de la défense, Pete Hegseth, concernant une « menace imminente » de Pékin. Selon les services américains, Xi Jinping aurait demandé que son armée soit « prête » pour 2027.

Le défilé du 2 septembre 2025 a déjà montré les nouvelles capacités militaires de la Chine. Si Xi qualifie de « bluff » cet exercice taiwanais, on peut estimer avec Su Tzu-yun qu’il s’agit d’une opération de « paix par la force ». Vladimir Poutine s’est rendu durant l’été 2026 en Extrême-Orient russe, dont les frontières restent compliquées (avec la Chine) et même contestées (avec le Japon) : sur l’île de Sakhaline puis sur l’archipel des Kouriles (situées au Nord d’Hokkaido) et toujours revendiqué par le Japon.

Ce dernier estime que Moscou « occupe illégalement » les îles Kouriles depuis 1945, et les protestations ont déjà été vives lors des deux déplacements de Dimitri Medvedev de 2010 et 2019. La Première ministre japonaise Sanae Takaichi déclare que son peuple se sent offensé par cette visite officielle qu’elle qualifie d’« inacceptable », elle se déroule dans le cadre de tensions liées à la guerre en Ukraine, Washington lui apporte son soutien. Moscou démontre ainsi son mécontentement face à la désignation de la Russie comme une « menace » dans son livre Blanc.

Le rapprochement de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord inquiète au plus haut point Tokyo qui se réarme. L’Ukraine est l’invitée d’honneur des fêtes du 14 juillet 2026, défilent à Paris environ 500 soldats venus d’Allemagne, Australie, Canada... et d’Ukraine, tous issus de pays membres de la coalition des volontaires. C’est un signal lancé à Moscou, le président français déclarant que la France est prête à défendre la liberté au prix du sang.

L’étude de la candidature de l’Ukraine à l’entrée dans l’Union européenne avance rapidement. Son adhésion serait actée au terme de la validation de 35 chapitres analysés lors de la phase d’adhésion permettant ainsi de rapprocher les normes des pays candidats de ceux de l’Union européenne. Dès le début du mois de juillet 2026, les ministres des différents pays membres de l’Union ont validé l’ouverture du deuxième chapitre portant sur la sécurité, la défense et la politique étrangère.

Kiev met une pression forte sur les membres de l’Union européenne, sa vice-ministre Tara Kachka déclarant dans le journal Politico (média américain en ligne qui a développé une antenne à Bruxelles et traite essentiellement des affaires politiques) « l’Ukraine est prête et prévoit prochainement d’ouvrir tous les autres chapitres ». Un moyen peu discret de faire de l’influence, car l’intégration accélérée de l’Ukraine rencontre la résistance d’une partie des États membres qui craignent une importante déstabilisation de l’Union. C’est aussi faire fi des procédures de ratification d’un éventuel traité d’adhésion qui passerait par un référendum dans plusieurs pays.

La présidente de la Commission européenne annonce un partenariat avec Kiev pour la fabrication de drones. L’Ukraine en fabrique déjà plus de dix millions en par an a signé des accords avec des pétromonarchies, mais aussi l’Allemagne ou le Canada. Marta Kos, Commissaire à l’élargissement, qualifie le mardi 14 juillet 2026 de « Super Tuesday pour l’élargissement » (analogie claire avec le système politique des Etats-Unis) car la procédure d’adhésion progresse non seulement pour l’Ukraine mais aussi pour le Monténégro (déjà parvenu au 18ème chapitre) pour lequel un traité d’adhésion a commencé à être rédigé avec une entrée dans l’Union à l’horizon 2028, pour l’Albanie qui a déjà clôt six chapitres (adhésion envisagée pour 2030).

L’Ukraine et la Moldavie ont ouvert six chapitres dès le mois de juin 2026, et deux nouveaux ce 14 juillet 2026. La question de la gouvernance européenne ne manquera pas d’être posée par de tels élargissements. Les Etats-Unis ont obtenu une concession sur un cinquième des réserves avérées de pétrole de Caracas pour une durée de cent ans, un pétrole qui avait été nationalisé par Hugo Chavez.

Il s’agit d’une conséquence de l’intervention américaine du mois de janvier 2026. Mykhaïlo Fedorov, ministre ukrainien de la Défense est celui qui a développé l’usage des drones de combat. Il vient d’être limogé par le président Zelenski, des manifestations populaires s’opposent à ce choix et dénoncent la corruption du gouvernement et de l’armée.

La situation militaire est presque gelée sur le terrain, le déplacement physique du front est faible. Cet enlisement est lié à une guerre d’usure déjà bien longue, mais aussi au recours croissant aux drones. Ceux-ci sont à l’origine d’une escalade du conflit en Ukraine.

Aux bombardements de villes ukrainiennes répondent les bombardements en Crimée et de plus en plus fréquemment sur le territoire russe, par exemple sur les raffineries. Les civils paient, eux, un lourd tribut. L’extension du conflit se fait aussi en direction des pays voisins.

La gazoduc North Stream est saboté en septembre 2022 – finalement les juges allemands retiennent la piste de la responsabilité ukrainienne – les assassinats ciblés se déroulent jusqu’au rocher monégasque (voir Actualité internationale de juin 2026), un « incident de sécurité majeur » concerne l’aéroport de Leipzig, un nœud du transport militaire de l’OTAN (piste russe), des drones survolent voire s’écrasent en Pologne, Lettonie... un drone ukrainien s’est écrasé en Bulgarie près de la frontière roumaine et surtout à proximité du gazoduc Trans balkanique. Kiev assure que ce n’était pas délibéré. Les incursions de drones ne sont pas rares en Roumanie…

En Italie, une usine de munitions explose à Colleferro, sans faire de victimes. Cette explosion d’une usine KNDS Ammo Italy qui soutient l’Ukraine laisse planer l’ombre d’un sabotage, peut-être russe. La guerre est hybride comme le prouve aussi les campagnes de désinformation auprès des populations européennes.

La trêve négociée en juin 2026 concernant la guerre dans le Golfe persique est terminée. L’Iran a procédé à des obsèques nationales de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique, tué lors de précédents bombardements qui ont aussi tué une partie de la famille de son fils et successeur Mojtaba Khamenei, pour ce que nous pouvons en savoir, grièvement blessé. Les bombardements répondent aux bombardements, le sol iranien a été frappé à de très nombreuses reprises et l’Iran a procédé à de nouvelles frappes sur ses voisins des pétromonarchies mais aussi jusqu’en Jordanie, proche de Washington.

La reprise du conflit s’étend à toute la péninsule arabique, y compris le Yémen, ce qui menace les voies maritimes passant par la mer Rouge, comme le sont celles passant par le détroit d’Ormuz avec la reprise du blocus des ports iraniens annoncé par le Centcom (Commandement américain pour le Moyen-Orient) et le souhait exprimé par le président américain d’imposer une taxe de 20% sur tous les navires y passant. Cette taxe est présentée comme une rémunération de la protection américaine sur une artère maritime et commerciale essentielle pour l’économie mondiale, de nouveau prise en otage avec ce conflit. L’Iran tire sur certains navires au large d’Ormuz.

La fermeture du détroit pèse fortement sur le prix des hydrocarbures. Cette escalade est dénoncée par Pékin et Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’ONU, déclare sa « profonde inquiétude devant l’escalade d’une nouvelle confrontation militaire dans la région du Golfe, notamment les attaques iraniennes contre des navires dans le détroit d’Ormuz, les attaques des Etats-Unis contre la République islamique d’Iran et les attaques de l’Iran contre des cibles dans des pays voisins ». L’économie mondiale est prise en otage par un conflit dont l’issue est difficilement prévisible.

Arabie saoudite, Turquie et Pakistan ont signé un accord de défense inédit. L’ Arabie saoudite subit de plein fouet les attaques iraniennes depuis le début de l’intervention américaine et israélienne le 28 février 2026. Cet allié des Etats-Unis cherche une protection auprès d’autres alliés des Etats-Unis que sont la Turquie, membre de l’OTAN qui dispose d’une industrie d’armement qui monte en puissance grâce notamment à la fabrication de drones, et le Pakistan puissance nucléaire allié ancien de Washington en Asie du Sud et dont les relations avec Riyad se sont intensifiées dès la guerre en Afghanistan contre les Soviétiques.

Selon Islamabad, l’accord « vise à renforcer la dissuasion collective contre tout acte d’agression et stipule que toute attaque armée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre eux tous". En 2025, un accord de défense mutuelle avait été signé entre Arabie saoudite et Pakistan. Ce présent accord unit trois pays musulmans sunnites face à l’Iran chiite qui déstabilise la région et veut y établir son leadership.

L’ Arabie saoudite, menacée sur son littoral du Golfe par les drones et missiles de Téhéran qui bloque le détroit d’Ormuz, l’est aussi sur la mer Rouge où les attaques yéménites menacent la circulation de ses navires. Cet accord est aussi une forme d’autonomisation d’acteurs régionaux qui ne remettent plus complètement leur défense aux mains de Washington. Le constructeur automobile Volkswagen annonce durant l’été 2026 la suppression de quelques 50 000 emplois dans le monde - en fait peut-être beaucoup plus - et la fermeture de quatre sites en Allemagne.

Le modèle allemand traverse une crise géoéconomique et géopolitique profonde dont les sources sont la guerre en Ukraine qui impose à l’Allemagne de se passer du gaz russe bon marché et le virage vers l’automobile électrique réalisé au profit des voitures chinoises. Le chancelier Friedrich Merz défend de façon visible les intérêts de son pays, proposant à Donald Trump un partenariat avec l’Allemagne à défaut d’un partenariat avec l’Union européenne. Berlin trouve des relais communautaires avec Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne et Manfred Weber à la tête du PPE (parti conservateur dont est issue U. von der Leyen) au Parlement européen.

Berlin a poussé à la signature du traité de libre-échange du Mercosur et à l’accord du 27 juillet 2025 avec les Etats-Unis. Il défend les intérêts de l’industrie allemande (pour les satellites par exemple) et veut devenir un poids lourd de la défense en Europe en se réarmant. Ces nouvelles ambitions militaires profitent à Rheinmetall qui étend son site d’Aschau am Inn pour devenir la première usine de poudres en Europe.

Selon Markus Söder, ministre-président de Bavière « Rheinmetall est le nouveau Volkswagen ». Il défend aussi la volonté de faire de l’armée allemande, la Bundeswehr, la première armée de l’Union européenne, dont l’importance croît à l’ombre du désengagement progressif des Etats-Unis sur le sol européen, et allemand. Le président français propose à Berlin une « dissuasion avancée » concernant l’arme nucléaire que l’Allemagne ne possède pour d’évidentes raisons historiques.

Fin juillet 2026, plus de 60 000 personnes sont entrées illégalement à Ceuta, enclave espagnole en terre africaine. Cet afflux aussi soudain que massif reflète les difficiles relations entre Madrid et Rabat. Le roi du Maroc utilise les flux migratoires comme instrument de sa politique internationale avec les Européens, en particulier avec l’Espagne.

Les liens entre Maroc et Espagne sont très anciens et complexes, les dynasties des Almoravides puis des Almohades dominent toute une partie de l’Espagne au Moyen-Âge. Madrid est une ancienne puissance coloniale du Maroc à l’époque contemporaine... La guerre civile espagnole démarre avec le soulèvement de la garnison de Melilla en 1936 et les troupes franquistes sont en partie composées de soldats du Rif...

La décolonisation est compliquée en particulier avec le Rio de Oro espagnol, aujourd’hui Sahara occidental. Après une deuxième décennie de notre siècle durant laquelle les relations sont marquées par la coopération, les relations se tendent, en 2021, quand Madrid accueille pour une hospitalisation Brahim Ghali, à la tête du Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui soutenu par Alger. Le Maroc de Mohammed VI laisse 10 000 migrants gagner à la nage l’enclave de Ceuta.

Madrid s’incline, et revoit sa position sur le Sahara occidental que réclame Rabat. En 2022, dans le sillage de Donald Trump, Madrid reconnaît la marocanité du Sahara occidental comme la France en 2024, les deux pays s’attirant l’ire d’Alger. La visite officielle du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, à Alger le 20 juillet 2026, n’est pas sans expliquer cette dernière crise migratoire, comme l’accord entre Londres et Madrid concernant le rocher de Gibraltar qui suspend une liaison maritime avec le Maroc.

L’enclave de Ceuta est espagnole, le Premier ministre Sanchez dénonce cette violation de la souveraineté de son pays. Si la très grande majorité des migrants a regagné le Maroc – mais plus de soixante-dix sont morts- certains pays européens s’inquiètent de cette crise migratoire, notamment la Finlande, la Suède, le Danemark et l’Italie qui demandent à revoir le périmètre de Schengen en en suspendant l’Espagne. La France propose, elle, son aide.

Le pouvoir putschiste du Niger affronte des heures difficiles. Alors qu’il appartient à la nouvelle Alliance des États du Sahel avec les autres pouvoirs putschistes de la région, il n’a pas reçu leur aide bien que confronté à une nouvelle tentative de putsch. Niamey reçoit en revanche le soutien des mercenaires de la société militaire privée russe Africa corps.