TF1 prêt à aller sur d’autres plateformes que Netflix, mais pas YouTube TF1 veut élargir son audience sans abandonner son modèle économique. Alors que le groupe multiplie les contenus sur Netflix, il écarte pour l’instant un accord similaire avec YouTube, jugé trop peu rémunérateur pour financer la création. Pour sa rentrée, TF1 veut rester « incontournable » sur la fiction, le divertissement, l’information et le sport.

Mais au-delà de sa grille, le groupe cherche surtout à faire circuler ses programmes sur les plateformes où se trouvent les téléspectateurs. C’est notamment le cas de Netflix, avec lequel TF1 a conclu un accord de distribution en juin 2025. Depuis le début de l’été, plusieurs programmes du groupe sont accessibles sur la plateforme américaine.

Le bilan est particulièrement positif selon Ara Aprikian, directeur général adjoint de TF1 chargé des contenus. « Le pari est totalement réussi à date », affirme-t-il, assurant que « tous les objectifs ont été atteints en trois semaines ». Des programmes comme Koh-Lanta, La Villa ou Secret Story ont notamment intégré le top 10 de Netflix à plusieurs reprises.

Pour TF1, cette présence permet surtout de toucher de nouveaux foyers. Le groupe assure que l’audience générée sur Netflix ne se fait pas au détriment de TF1+, mais constitue au contraire « un accroissement incrémental ». Pas de TF1 sur YouTube pour le moment TF1 ne ferme pas la porte à de nouveaux accords avec les plateformes de streaming, mais sa priorité reste clairement Netflix.

YouTube n’est en revanche pas dans les plans actuels du groupe. Alors que France Télévisions et CMA Média ont récemment choisi de renforcer leur présence sur la plateforme de Google, TF1 estime que les conditions économiques ne sont pas suffisamment intéressantes. « Les conditions de visibilité et de rémunération ne sont pas assurées aujourd’hui sur YouTube et les autres réseaux sociaux », estime Ara Aprikian.

Le dirigeant reproche notamment à ces plateformes de contribuer à tirer les revenus publicitaires vers le bas. Selon lui, elles « ne financent pas, ou très marginalement, les contenus », avec des niveaux de publicité « deux à trois fois inférieurs » à ceux des acteurs qui participent au financement de la création et de l’information. Pour TF1, l’objectif est donc moins d’être présent partout que de monétiser au mieux ses contenus tout en touchant de nouvelles audiences.

Le groupe entend ainsi poursuivre son rapprochement avec Netflix, tout en développant TF1+ et en misant sur une programmation ambitieuse pour la rentrée. Une stratégie qui prend d’autant plus d’importance que le marché publicitaire reste sous pression. Pour Ara Aprikian, le principal risque n’est finalement pas de perdre des téléspectateurs au profit des plateformes, mais de ne pas être présent là où une partie du public consomme désormais ses contenus.

Source : Le Figaro Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 1/09/2026 à 14h48 par Lucas Musset