Rachat de SFR : qui surveillera le passage de quatre à trois opérateurs ? Alors que le processus de nomination du prochain président de l’Arcep débute, le futur patron du régulateur des télécoms pourrait rapidement avoir à gérer l’un des dossiers les plus sensibles du secteur : le rachat de SFR par Bouygues Telecom, Free et Orange. Le calendrier tombe à un moment particulièrement stratégique.
Le mandat de Laure de La Raudière, actuelle présidente de l’Arcep, prendra fin le 3 janvier 2027, tandis que le dépôt des candidatures pour lui succéder se termine ce lundi 31 août. Le futur président ou la future présidente de l’Autorité devrait ainsi se retrouver au cœur du dossier SFR, alors que son rachat par un consortium réunissant Bouygues Telecom, Free et Orange doit bouleverser le marché français des télécoms. En effet, si l’Autorité de la concurrence sera en première ligne pour examiner l’opération et ses conséquences sur la concurrence, l’Arcep aura également un rôle important à jouer.
Le régulateur est notamment concerné par le transfert des fréquences détenues par SFR. Il devra donc accompagner la réorganisation du marché alors que la France passerait de quatre grands opérateurs mobiles à trois. Un changement majeur qui constituera probablement l’un des premiers dossiers du prochain président de l’Arcep.
Plusieurs candidats déjà sur les rangs Plusieurs profils circulent pour prendre la succession de Laure de La Raudière. Parmi eux, Benoît Loutrel, actuellement membre du collège de l’Arcom et ancien directeur général de l’Arcep entre 2013 et 2016. Il a confirmé sa candidature.
Le député macroniste Éric Bothorel, spécialiste des questions numériques et télécoms, est également candidat. Le sénateur LR Patrick Chaize, président de l’Avicca, a pour sa part reconnu avoir envisagé le poste, tout en indiquant ne pas être candidat à ce stade. D’autres noms sont évoqués, dont Patrick Molinoz, vice-président de Bourgogne-Franche-Comté, et Mathieu Weill, directeur de la Transformation numérique au ministère de l’Intérieur.
En revanche, Thomas Courbe, dont le nom circulait également, a démenti être dans la course. Cinq candidats doivent être présélectionnés par les services du ministère du Numérique avant d’être auditionnés par un panel de personnalités qualifiées. Leur recommandation sera ensuite transmise au président de la République, qui effectuera le choix final.
Source : L’Informé Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox Publié le 31/08/2026 à 13h40 par Lucas Musset