Le vaisseau spatial Soyouz MS-17, décolle vers l'ISS depuis le cosmodrome de Baïkonour, loué par la Russie, au Kazakhstan, le 14 octobre 2020 (photo d'illustration) - Andrey Shelepin/ Agence spatiale russe Roscosmos/ AFPAprès la perte d’un satellite en juin, l’alternative russe à Starlink, la constellation Rassvet, rencontre à nouveau des difficultés. Aucun des 16 satellites lancés en juillet n’a pour l’instant dépassé les 360km d’altitude, ce qui est relativement bas pour une constellation devant fournir une connexion à Internet.Rassvet, une jeune constellation russe de satellites destinés à offrir un accès à Internet en orbite basse, présentée comme une réponse russe à Starlink, rencontre encore plusieurs difficultés.D’après les données de RussianSpaceWeb, un site indépendant consacré aux programmes spatiaux russes et soviétiques, deux satellites du deuxième lot de Rassvet se dirigent déjà vers leur rentrée atmosphérique, sans avoir effectué de manœuvre pour relever leur orbite.Mais ces deux appareils semblent concerner une partie plus large du deuxième lot. Ainsi, aucun des 16 satellites lancés le 19 juillet n’aurait dépassé les 360km d’altitude, soit environ 200km de moins que le premier groupe à un stade comparable.

Les 16 satellites du deuxième lot ont d’abord été placés sur une orbite relativement basse, entre 289km et 327km. À titre de comparaison, une grande partie de la flotte de Starlink se situe aujourd'hui à 480 kilomètres d'altitude.Après leur lancement, ils doivent normalement utiliser leurs propulseurs pour effectuer des "manœuvres d’élévation d’orbite", afin d’augmenter progressivement leur altitude et d’atteindre leur orbite opérationnelle. Pour illustration, les 32 satellites d'Amazon Leo mis en orbite par Ariane 64, en février dernier, l'ont été à 465km, avant de rejoindre leur altitude cible à 630km.

Du côté de Rassvet, neuf satellites avaient commencé leur ascension fin juillet, puis 11 étaient en phase de montée début août.Mais, aucun des 16 satellites n’aurait dépassé les 360km d’altitude, soit environ 200km de moins que le premier lot à un stade comparable. Trois d’entre eux auraient même cessé leur ascension et commencé à perdre progressivement de l’altitude, ce qui pourrait conduire à leur rentrée atmosphérique.Un satellite déjà perdu en juinCe n’est pas le premier problème rencontré par Rassvet. Un premier satellite de la constellation avait déjà été perdu en juin, après son lancement en mars, dans des circonstances similaires: il n’avait effectué aucune manœuvre orbitale avant de rentrer dans l’atmosphère.

Les deux nouveaux satellites en difficulté appartiennent, eux, au lot de 16 engins lancé le 19 juillet depuis le cosmodrome de Plesetsk.Développée par le Bureau 1440, une entreprise aérospatiale russe, Rassvet doit constituer une constellation russe de satellites Internet en orbite basse, présentée comme une réponse nationale à Starlink. La Russie ambitionne d’en faire un réseau de plusieurs centaines de satellites, mais les difficultés rencontrées lors de ces premiers déploiements pourraient compliquer cette montée en puissance.À noter toutefois que Roscosmos et le ministère russe de la Défense n’ont pas officiellement confirmé le lancement du 19 juillet. Les informations sur les performances des satellites reposent principalement sur les données de suivi orbital et les analyses de spécialistes indépendants.

En pleine guerre, les informations sur les lancements de satellites restent plutôt rares, et leurs mises en orbite, comme leurs bons fonctionnements, sont extrêmement stratégiques.Top ArticlesNouvelle stratégie technologique de la Maison Blanche: les idées de l'administration Trump pour moderniser l’armée, contrer la Chine et façonner l’avenir de l’IAMistral, champion français de l’IA, annonce une "collaboration stratégique" de plusieurs centaines de millions d’euros pour le déploiement de solutions en Arabie saoudite"Avant, c'était une montagne désolée": la Chine accélère sa ruée vers l’ouest, et construit des dizaines de gigantesques centres de données pour l’IA en milieu rural"Le potentiel d'abus est énorme": la Norvège envisage d'interdire la reconnaissance faciale sur les lunettes connectées"Shunkai" pourrait résoudre des problèmes complexes bien plus rapidement que les ordinateurs classiques: le Japon développe son premier ordinateur quantique à atomes neutres