Les États-Unis abandonnent l’objectif d’un Internet à 1 Gbit/s pour tous Une neutralité toute relative Antenne Starlink installée sur un toit - crédit Starlink Martin Clavey Le 24 août à 08h04 La FCC a finalement abandonné l’objectif d’un Internet à 1 Gbit/s qu’elle avait elle-même donné à son pays en 2024. Officiellement dans le but d’être « technologiquement neutre », cette décision enlève une épine dans le pied de Starlink. Une erreur ?
Le très haut débit pour tous aux États-Unis, c’est pas encore gagné. Et l’administration Trump vient d’abandonner l’objectif d’avoir, à long terme, un Internet à 1 Gbit/s pour tous. En France, tous les internautes n’ont pas une connexion fixe haut débit, mais en octobre dernier, l’Arcep annonçait que 93 % des locaux étaient éligibles à la fibre.
Cela ne veut pas dire un Internet à 1 Gbit/s pour tous, mais on peut se projeter raisonnablement dans un avenir dans lequel cela sera possible. De l’autre côté de l’Atlantique, on en est encore loin de cet objectif. Pourtant, comme l’a repéré ArsTechnica, la Federal Communications Commission (l’agence de régulation américaine des télécommunications) a rayé d’un trait de plume l’objectif d’un haut débit de 1 Gbit/s en descente, associé à un débit de 500 Mbps en upload.
Cet objectif avait été fixé par la même agence. Mais la directive avait été prise en 2024, sous l’administration de Joe Biden. Supprimer sans remplacer l’objectif Depuis le retour de Donald Trump, le républicain Brendan Carr est à la tête de la FCC.
Celui-ci avait fait la proposition [PDF] de supprimer cet objectif en juillet 2025. « Nous proposons de supprimer sans le remplacer l’objectif à long terme de 1 000/500 Mbps fixé dans le rapport de 2024 », affirmait-il. « Non seulement l’article 706 ne fait aucune mention d’un objectif à long terme, mais le maintien d’un tel objectif risque de fausser le marché en désignant inutilement des gagnants et des perdants sur le plan technologique ».
Et, en effet, l’objectif fixé sous l’administration Biden ne comportait aucune date butoir à laquelle le pays devait l’atteindre. Mais la FCC aurait simplement pu en fixer une. Quant au deuxième argument, il semble étonnant.
Mais il est confirmé dans le document officiel publié par la FCC la semaine dernière. Ainsi, celui-ci affirme que cet objectif pourrait violer les obligations de l’agence de « rester technologiquement neutre », ajoutant étonnamment qu’« abaisser les normes pour garantir que certaines technologies puissent atteindre un niveau de référence va à l’encontre de la neutralité technologique ». Pas de preuve qu’un objectif soit nécessaire, selon la FCC On pourrait imaginer que cet objectif servirait plutôt, aux États-Unis, à pousser les débits vers le haut.
Mais la FCC assume son désaccord avec de nombreux commentaires à ce sujet : « Nous ne partageons pas l’avis des commentateurs qui affirment, sans apporter de preuves, que la définition d’un objectif à long terme est nécessaire pour encourager l’innovation et renforcer la compétitivité américaine », indique le document. Une note de bas de page ajoute : « À l’heure actuelle, nous ne connaissons pas la nature des préférences futures des consommateurs et, étant donné que cet objectif n’est pas imposé par la loi et ne sert aucun objectif utile (comme expliqué dans le présent document), nous estimons qu’il est prudent de le supprimer ». Ciblant, en creux, le lobbying de certains industriels, la commissaire démocrate Anna Gomez a apporté un point de vue différent dans le document officiel : « Abaisser les normes pour permettre à certaines technologies d’atteindre un seuil de référence va à l’encontre de la neutralité technologique », commente-t-elle.
« La neutralité technologique exige l’évaluation de toutes les technologies selon la même norme et le soutien de celles qui offrent les meilleures performances. Nous n’avons pas besoin d’abaisser les normes ni de les supprimer complètement pour permettre à certaines technologies de prospérer malgré leurs lacunes », a ajouté Anna Gomez. Starlink, qui est à la peine face à ses concurrents concernant le débit ascendant mais aussi descendant selon Speedgeo, peut souffler : la FCC ne lui mettra pas de bâton dans les roues avec cet objectif maintenant abandonné.
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« Abaisser les normes pour permettre à certaines technologies d’atteindre un seuil de référence va à l’encontre de la neutralité technologique », GruntZ Premium Il y a 53 minutes En réponse à Message 1.1 Signaler Bloquer cet utilisateur Faire du nivellement par le bas a toujours été une préconisation des médiocres.La neutralité leur permet de survivre, mais expose leur médiocité. Guillaume_LG Il y a 41 minutes Voir les réponses Message 2 Aller au commentaire enfant Signaler Bloquer cet utilisateur À l’heure actuelle, nous ne connaissons pas la nature des préférences futures des consommateursY'a des consommateurs qui disent "oulala non ça va beaucoup trop vite je préfère le très bas débit" ? porki Premium Il y a 26 minutes En réponse à Message 2.1 Signaler Bloquer cet utilisateur Blague à part, je pense que certains utilisateurs sont déjà contents d’avoir de la connectivité, même à quelques dizaines de Mb/s sans devoir payer des frais de mise en service délirants parce qu’il aura fallu tirer des km de FO pour des raccorder. Ceci étant dit, ce n’est pas l'argument avancé par la FCC.
Soriatane Premium Il y a 13 minutes Voir les réponses Message 3 Aller au commentaire enfant Signaler Bloquer cet utilisateur Starlink propose des débits montants et descendants à combien? durthu Premium À l'instant En réponse à Message 3.1 Signaler Bloquer cet utilisateur Ça dépend du forfait choisi pour un internet résidentiel, il y a 3 offres (100, 200 ou 400 mbits/s) mais il faut aussi tenir compte de la couverture géographique.https://starlink.com/fr/map?view=download Tu peux voir sur cette carte intervalle de débit en up et down en fonction de ta position potn Premium Il y a 6 minutes Voir les réponses Message 4 Aller au commentaire enfant Signaler Bloquer cet utilisateur Pour le coup, comme ça fait une course en moins à mener, ça va permettre aux systèmes déjà en place de durer plus longtemps, et donc cela est plutôt une bonne chose écologiquement parlant.Et en plus, ça veut dire que Starlink ne risque pas d'avoir besoin d'envoyer de nouveaux satellites "plus puissants" juste pour atteindre cet objectif. Je ne sais pas si ça aurait changé quoi que ce soit au final, mais c'est un risque de gâchis en moins.Bon, mis à part ça, tant pis pour les consommateurs américains, et ça continue d'aller dans le sens du Minitel 2.0, mais on n'est plus à ça prêt. jpaul Premium À l'instant En réponse à Message 4.1 Signaler Bloquer cet utilisateur Au contraire c'est une aubaine pour Starlink. Ils n'étaient pas concernés par cette mesure et comme le dit l'article, la possibilité que tous les citoyens US aient la fibre était une vraie épine dans leur pied.
Maintenant que l'objectif a été abandonné, ils vont pouvoir déglinguer le marché de l'internet fixe parce que les infrastructures étant ce qu'elles sont aux US, personne viendra tirer la fibre dans ta ferme du Kansas.Pour moi cette annonce signe rien de moins que la fin de l'internet fixe aux US et la normalisation de Starlink. Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui